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CliniOutils

Atteinte hépatique médicamenteuse : suspicion

Suspicion d'une atteinte hépatique d'origine médicamenteuse et repérage des produits oubliés.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Ictère avec troubles de la coagulation ou de la conscience
Atteinte marquée avec produit suspect poursuivi
Compléments, plantes ou achats en ligne non recherchés

Le patient ne les déclare pas comme des traitements.

Chronologie des introductions et arrêts non reconstituée
Produit arrêté récemment écarté d’emblée
Causes virale, biliaire, auto-immune ou vasculaire non recherchées
Réintroduction du produit suspect envisagée sans avis
Aucun contrôle biologique programmé après l’arrêt
Perturbation modérée, produit arrêté, bilan en amélioration

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le diagnostic se manque surtout par défaut d'interrogatoire : la question porte sur « les médicaments », et le patient ne mentionne ni les compléments de musculation, ni les tisanes, ni les produits achetés en ligne, qu'il ne considère pas comme des traitements. Le second point est le délai : l'atteinte peut débuter plusieurs semaines après l'arrêt du produit, ce qui fait écarter à tort un médicament arrêté depuis peu.

Comment est-il calculé ?

L'ictère avec troubles de la coagulation ou de la conscience et l'atteinte sévère avec poursuite du produit basculent seuls vers l'urgence. Les compléments et plantes non recherchés, la chronologie non reconstituée, le produit poursuivi, l'absence de recherche des autres causes et la réintroduction envisagée élèvent le total. Une perturbation modérée avec produit arrêté et bilan en amélioration diminue le total.

Interprétation

  • Évolution favorable

    Perturbation modérée, produit arrêté, bilan en amélioration. Noter le produit en cause : une RÉINTRODUCTION ultérieure expose à une atteinte plus sévère.

  • Programmer le contrôle

    Aucun contrôle programmé après l'arrêt. L'AMÉLIORATION après arrêt est un élément d'orientation majeur : sans contrôle, elle n'est pas documentée.

  • Reprendre l’enquête

    Compléments non recherchés, chronologie non reconstituée, produit récent écarté, autres causes non explorées, ou réintroduction envisagée. Les COMPLÉMENTS de musculation, tisanes et achats en ligne ne sont pas déclarés spontanément.

  • Priorité immédiate

    Ictère avec troubles de la coagulation ou de la conscience, ou atteinte marquée avec produit poursuivi. ARRÊTER le produit et adresser sans délai.

Quand l’utiliser ?

Devant toute perturbation du bilan hépatique sans cause évidente.

Limites

  • La question « prenez-vous des médicaments ? » ne suffit pas : les COMPLÉMENTS de musculation, les tisanes, les produits de phytothérapie et les achats en ligne ne sont pas déclarés comme des traitements.
  • La CHRONOLOGIE doit être reconstituée produit par produit : l'atteinte peut débuter plusieurs semaines après l'introduction, et parfois après l'arrêt, ce qui fait écarter à tort un produit récemment stoppé.
  • L'ARRÊT du produit suspect est la mesure principale : poursuivre en surveillant expose à une aggravation, et l'amélioration après arrêt est un élément d'orientation majeur.
  • Le diagnostic reste d'ÉLIMINATION : une atteinte virale, biliaire, auto-immune ou vasculaire doit être cherchée en parallèle, faute de quoi une autre cause traitable est manquée.
  • Une RÉINTRODUCTION du produit suspect expose à une atteinte plus sévère que le premier épisode : elle ne se décide pas sans avis spécialisé.
  • Cet outil ne détermine aucune imputabilité, ne remplace ni le calcul du type d'atteinte, ni le bilan étiologique, ni l'avis hépatologique.

Questions fréquentes

Quels produits sont oubliés à l’interrogatoire ?
Les compléments de musculation, les tisanes, la phytothérapie et les achats en ligne : le patient ne les considère pas comme des traitements.
Un produit arrêté récemment peut-il être en cause ?
Oui : l'atteinte peut débuter plusieurs semaines après l'introduction, et parfois après l'arrêt. L'écarter d'emblée est une erreur fréquente.

Références

  1. Chalasani NP, Hayashi PH, Bonkovsky HL, et al.. Drug-induced liver injury. American Journal of Gastroenterology. 2014. DOI 10.1038/ajg.2014.131
  2. Navarro VJ, Khan I, Björnsson E, et al.. Liver injury from herbal and dietary supplements. Hepatology. 2017. DOI 10.1002/hep.28813

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