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CliniOutils

Maintien en emploi : repérage du risque de rupture

Repérage du risque de perte d'emploi chez une personne atteinte d'une maladie chronique ou en arrêt prolongé.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Inaptitude envisagée sans qu’aucun aménagement n’ait été étudié
Procédure en cours, perte d’emploi imminente
Arrêt de travail se prolongeant au-delà de plusieurs mois
Aucune visite de préreprise demandée

Levier principal, demandable pendant l’arrêt, massivement sous-utilisé.

Poste incompatible avec les limitations, sans aménagement étudié
Dispositifs administratifs non engagés malgré des limitations durables
Aucun contact avec l’employeur depuis le début de l’arrêt
Appréhension marquée du retour, évitement du sujet
Retour organisé, poste aménagé, suivi en place

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le maintien en emploi se joue tôt : passé quelques mois d'arrêt, les chances de retour chutent nettement, et les dispositifs qui pourraient aider — visite de préreprise, aménagement, reconnaissance administrative — demandent du temps à instruire. Attendre la fin de l'arrêt pour y penser, c'est déjà les avoir manqués.

Comment est-il calculé ?

L'avis d'inaptitude envisagé sans aucune démarche préalable et la perte d'emploi imminente basculent seuls vers l'action urgente. La durée de l'arrêt, l'absence de visite de préreprise, l'inadéquation du poste et l'isolement élèvent le total. Un maintien organisé avec poste aménagé diminue le total.

Interprétation

  • Maintien organisé

    Retour organisé, poste aménagé, suivi en place. Poursuivre le suivi et réévaluer l'adéquation du poste dans le temps, en particulier si la maladie évolue ou si l'organisation change.

  • Anticiper le retour

    Appréhension du retour, ou rupture du lien avec l'employeur. Maintenir le CONTACT lorsque la personne le souhaite : la rupture du lien pendant l'arrêt est un facteur majeur de non-retour. Aborder le retour tôt, même s'il paraît lointain.

  • Engager les démarches

    Arrêt prolongé, poste inadapté, ou visite de préreprise non demandée. La VISITE DE PRÉREPRISE peut être demandée pendant l'arrêt à l'initiative du salarié ou du médecin traitant : c'est le levier principal, et il est massivement sous-utilisé. Engager aussi les dispositifs administratifs, dont les délais sont longs.

  • Prise en charge urgente

    Inaptitude envisagée sans démarche préalable, ou perte d'emploi imminente. Une INAPTITUDE prononcée sans qu'aucun aménagement n'ait été étudié conduit souvent à une rupture du contrat : saisir le médecin du travail et les services d'accompagnement sans délai.

Quand l’utiliser ?

Dès qu'un arrêt se prolonge, et chez toute personne dont la maladie chronique retentit sur le travail.

Limites

  • Les chances de retour à l'emploi diminuent nettement avec la DURÉE de l'arrêt : la démarche de maintien s'engage tôt, et non à l'approche de la reprise.
  • La VISITE DE PRÉREPRISE peut être demandée pendant l'arrêt, à l'initiative du salarié ou du médecin traitant : c'est le levier principal, et il est massivement sous-utilisé faute d'être connu.
  • Une INAPTITUDE prononcée sans qu'aucun aménagement n'ait été étudié conduit souvent à une rupture du contrat : les démarches préalables — aménagement, reclassement, temps partiel thérapeutique — doivent avoir été explorées.
  • Les dispositifs administratifs — reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, aides à l'aménagement — demandent des DÉLAIS d'instruction : les engager tard revient à ne pas les engager.
  • La rupture du LIEN avec l'employeur pendant l'arrêt est un facteur majeur de non-retour : maintenir un contact, lorsque la personne le souhaite, améliore les chances de maintien.
  • Cet outil ne relève d'aucune procédure réglementaire, ne préjuge d'aucune décision d'aptitude, et ne remplace ni le médecin du travail, ni les services d'accompagnement.

Questions fréquentes

Quand engager une démarche de maintien en emploi ?
Tôt. Les chances de retour diminuent nettement avec la durée de l'arrêt, et les dispositifs demandent des délais d'instruction : les engager tard revient à ne pas les engager.
Peut-on voir le médecin du travail pendant un arrêt ?
Oui : la visite de préreprise peut être demandée pendant l'arrêt, à l'initiative du salarié ou du médecin traitant. C'est le levier principal, et il est massivement sous-utilisé.

Références

  1. Franche RL, Cullen K, Clarke J, Irvin E, Sinclair S, Frank J. Workplace-based return-to-work interventions: a systematic review of the quantitative literature. Journal of Occupational Rehabilitation. 2005. DOI 10.1007/s10926-005-8038-8
  2. Waddell G, Burton AK. Duration of sickness absence and return to work. Occupational Medicine. 2001. DOI 10.1093/occmed/51.2.124

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