Aller au contenu principal
CliniOutils

TMS du membre supérieur : lien avec le travail

Aide à établir le lien entre une douleur du membre supérieur et l'activité professionnelle, et à repérer ce qui n'est pas un TMS.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Déficit moteur, amyotrophie ou déficit sensitif systématisé

Ce n'est pas un TMS : exploration neurologique, quel que soit le total.

Amélioration nette pendant les congés ou les arrêts, rechute à la reprise

Argument le plus fort du lien professionnel ; son absence ne l'écarte pas.

Douleurs nocturnes réveillant le salarié
Gestes répétitifs à cadence imposée, cycle de travail court
Efforts en force ou port de charges répété
Bras au-dessus des épaules, ou poignet en position extrême maintenue
Gêne dans les gestes du poste, arrêt de travail déjà pris pour ce motif
Utilisation régulière d’outils vibrants
Atteinte bilatérale, ou plusieurs localisations successives

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Les troubles musculo-squelettiques du membre supérieur sont la première cause de maladie professionnelle reconnue. La difficulté n'est pas de constater la douleur mais d'établir sa relation avec le poste : c'est cette relation qui conditionne la déclaration, l'aménagement du poste, et le fait que la lésion ne récidive pas dès la reprise dans les mêmes conditions.

Comment est-il calculé ?

Deux séries d'éléments sont confrontées : les contraintes réellement exercées au poste — répétitivité, force, postures extrêmes, vibrations — et le comportement temporel de la douleur, dont l'amélioration franche pendant les congés est l'argument le plus parlant. Une atteinte neurologique déficitaire est traitée à part, comme un drapeau qui sort du cadre.

Interprétation

  • Plainte isolée, lien peu argumenté

    Peu d'arguments pour une origine professionnelle. Prise en charge symptomatique habituelle et réévaluation. Rester attentif à l'évolution : un TMS débutant se présente souvent par une gêne intermittente en fin de poste, longtemps avant que les contraintes ne soient reconnues comme excessives.

  • Lien professionnel argumenté

    Contraintes identifiées ou rythme évocateur. Orienter vers le service de santé au travail pour une analyse du poste, et documenter précisément l'activité RÉELLE — cadence, durée des cycles, contraintes posturales — car c'est elle et non la fiche de poste qui fonde l'aménagement.

  • Prise en charge et aménagement nécessaires

    Faisceau de contraintes et retentissement établi. Traiter la lésion ET agir sur le poste : sans modification des contraintes, la récidive à la reprise est la règle. Envisager une déclaration en maladie professionnelle selon le tableau applicable, et une visite de préreprise si un arrêt se prolonge.

  • Signe neurologique : sortir du cadre du TMS

    Un DÉFICIT moteur ou sensitif systématisé n'appartient pas au tableau d'un TMS. Examen neurologique, recherche d'une compression tronculaire évoluée, d'une atteinte radiculaire cervicale ou d'une cause générale, avec exploration adaptée. Attribuer ce tableau au poste de travail fait perdre du temps sur un diagnostic qui peut être réversible.

Quand l’utiliser ?

Devant une douleur de l'épaule, du coude, du poignet ou de la main chez un salarié exposé à des contraintes gestuelles.

Limites

  • Un DÉFICIT MOTEUR, une amyotrophie ou un déficit sensitif systématisé ne sont pas un TMS : ils imposent un examen neurologique et une exploration, quel que soit le total. Ne pas les attribuer au poste de travail.
  • L'AMÉLIORATION pendant les congés est l'argument le plus fort du lien professionnel — mais son absence ne l'écarte PAS : un TMS ancien, une tendinopathie calcifiante ou une atteinte structurée continuent de faire mal au repos.
  • Le lien avec le travail n'est pas un diagnostic : il ne dispense ni de l'examen clinique, ni de l'imagerie quand elle est indiquée. Une épaule douloureuse peut être une rupture de coiffe, une capsulite, une douleur projetée cervicale ou une cause générale.
  • Cet outil n'établit pas une maladie professionnelle et ne se substitue à aucun tableau réglementaire. La reconnaissance obéit à des conditions administratives — désignation de la maladie, délai de prise en charge, travaux limitatifs — que ce score ne reproduit pas.
  • Traiter sans agir sur le POSTE expose à la récidive dès la reprise. L'analyse de l'activité réelle, et non de la fiche de poste, est la partie qui manque le plus souvent.

Questions fréquentes

L'amélioration pendant les congés prouve-t-elle l'origine professionnelle ?
C'est l'argument le plus fort, mais il n'est ni nécessaire ni suffisant. Un TMS ancien reste douloureux au repos, et d'autres facteurs peuvent varier avec les congés — sommeil, activité sportive, charge domestique.
Traiter la douleur suffit-il ?
Non. Sans modification des contraintes du poste, la récidive à la reprise est la règle. L'analyse de l'activité réelle est la partie de la prise en charge la plus souvent omise.

Références

  1. Sluiter JK, Rest KM, Frings-Dresen MHW. Criteria document for evaluating the work-relatedness of upper-extremity musculoskeletal disorders. Scandinavian Journal of Work, Environment & Health. 2001.
  2. Roquelaure Y, Ha C, Leclerc A, et al.. Epidemiologic surveillance of upper-extremity musculoskeletal disorders in the working population. Arthritis & Rheumatism. 2006. DOI 10.1002/art.22222

Outils associés

1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.