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CliniOutils

Violences et agressions au travail

Évaluation d'une situation de violence subie au travail, de son retentissement et des mesures qu'elle appelle.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Menace avec arme ou menace de mort
Idées suicidaires
Agression physique subie
Faits répétés depuis plusieurs mois
Absence de soutien de l'encadrement, faits minimisés

Facteur pronostique au moins aussi important que la gravité des faits.

Reviviscences, insomnie, évitement du lieu de travail
Auteur en position hiérarchique
Arrêt de travail lié aux faits
Travail isolé, contact avec le public, horaires décalés
Déclaration faite, mesures de protection déjà prises

10 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Une agression subie au travail peut être déclarée en accident du travail, y compris pour un retentissement purement psychologique — ce que beaucoup de salariés ignorent, et ce dont le délai de déclaration dépend. Par ailleurs, le facteur pronostique le plus fort n'est pas la gravité des faits mais la réponse de l'entourage professionnel : une situation minimisée par l'encadrement évolue mal, même après des faits modérés.

Comment est-il calculé ?

Les faits — nature, répétition, position de l'auteur — sont recueillis avec leur retentissement psychique et professionnel. La réponse institutionnelle est évaluée à part, comme facteur pronostique majeur. Une démarche déjà engagée avec des mesures de protection diminue le total. Les menaces graves et les idées suicidaires basculent seules la situation.

Interprétation

  • Situation à documenter

    Faits isolés sans retentissement marqué, ou démarche déjà engagée. Documenter précisément dans le dossier — dates, circonstances, propos rapportés au conditionnel — et informer le salarié que même une agression sans lésion physique peut être déclarée en ACCIDENT DU TRAVAIL. Orienter vers le service de santé au travail.

  • Accompagnement nécessaire

    Faits répétés ou retentissement débutant. Certificat médical initial décrivant les constatations et le retentissement, sans qualifier juridiquement les faits. Proposer un accompagnement psychologique et évaluer l'humeur. Vérifier ce que l'employeur a mis en place : la réponse institutionnelle pèse lourd sur l'évolution.

  • Protection nécessaire

    Agression physique, retentissement psychique installé ou situation niée par l'encadrement. Le RETRAIT de la situation d'exposition prime sur l'accompagnement psychologique : aucune prise en charge n'agit tant que les faits continuent. Saisine du service de santé au travail, arrêt de travail si nécessaire, et information sur les recours possibles.

  • Prise en charge urgente

    Menace grave sur la personne, ou idées suicidaires. Mise en sécurité immédiate et évaluation psychiatrique. Documenter les constatations avec précision, en rapportant les propos du salarié au conditionnel : le certificat décrit un état clinique, il n'établit ni les faits ni les responsabilités, et cette rigueur sert le patient.

Quand l’utiliser ?

Après toute agression, menace ou situation de violence rapportée dans le cadre professionnel.

Limites

  • Une agression au travail, y compris avec retentissement uniquement PSYCHOLOGIQUE, peut faire l'objet d'une déclaration en ACCIDENT DU TRAVAIL. C'est largement ignoré, et les délais de déclaration courent : en informer le salarié fait partie de la prise en charge.
  • Le CERTIFICAT médical initial décrit les constatations cliniques et le retentissement. Il n'établit pas les faits, ne désigne pas d'auteur et ne qualifie rien juridiquement : rapporter les propos du salarié au conditionnel et entre guillemets protège à la fois le patient et le rédacteur.
  • Le soignant ne mène pas d'enquête et ne qualifie pas juridiquement une situation de harcèlement ou de discrimination : il documente, oriente et soigne. Ces qualifications relèvent d'autres instances, et un certificat qui les emploie fragilise le dossier.
  • L'ABSENCE DE SOUTIEN de l'encadrement, ou la minimisation des faits, est un facteur pronostique au moins aussi important que la gravité des faits eux-mêmes : une situation reconnue et traitée évolue bien mieux qu'une situation niée.
  • Tant que l'exposition se poursuit, le RETRAIT de la situation prime sur l'accompagnement psychologique : aucune prise en charge n'est efficace si les faits continuent.
  • Cet outil ne mesure aucun préjudice, n'établit aucun lien de causalité opposable, et ne remplace ni l'évaluation psychiatrique ni l'intervention du service de santé au travail.

Questions fréquentes

Une agression sans blessure peut-elle être déclarée en accident du travail ?
Oui. Le retentissement psychologique seul peut suffire à une déclaration en accident du travail. C'est largement ignoré, et les délais courent : en informer le salarié fait partie de la prise en charge.
Le médecin peut-il écrire qu’il y a harcèlement ?
Non. Le certificat décrit les constatations cliniques et le retentissement, et rapporte les propos au conditionnel. Qualifier juridiquement les faits fragilise le dossier et sort du rôle du soignant.

Références

  1. International Labour Office, International Council of Nurses, World Health Organization, Public Services International. Framework Guidelines for Addressing Workplace Violence in the Health Sector. 2002.
  2. Nyberg A, Kecklund G, Hanson LM, Rajaleid K. Workplace violence and health in human service industries: a systematic review of prospective and longitudinal studies. Occupational and Environmental Medicine. 2021. DOI 10.1136/oemed-2020-106450

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