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CliniOutils

Douleur régionale disproportionnée : repérage

Repérage d'une douleur régionale disproportionnée après traumatisme ou immobilisation.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Raideur qui s’installe avec perte de fonction
Douleur empêchant toute mobilisation
Douleur disproportionnée par rapport à la lésion initiale

Signe cardinal, souvent après un traumatisme pourtant banal.

Douleur au simple contact du vêtement ou du drap
Modification de couleur, de température, de sudation ou œdème
Immobilisation prolongée pour laisser passer la douleur
Aucune rééducation engagée
Côtés non comparés à l’examen
Douleur proportionnée, récupération fonctionnelle en cours

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le tableau se reconnaît d'abord à la disproportion : une douleur bien plus intense et bien plus étendue que ne l'explique la lésion initiale, souvent après un traumatisme banal ou une immobilisation. Les signes qui l'accompagnent — allodynie, œdème, troubles de coloration et de température — sont visibles mais rarement recherchés, et le retard de reconnaissance est le principal facteur de raideur définitive.

Comment est-il calculé ?

L'installation d'une raideur avec perte de fonction et la douleur intense empêchant toute mobilisation basculent seules vers l'avis spécialisé rapide. La disproportion, l'allodynie, les troubles vasomoteurs, l'immobilisation prolongée et l'absence de rééducation élèvent le total. Une douleur proportionnée avec récupération en cours diminue le total.

Interprétation

  • Évolution attendue

    Douleur proportionnée, récupération fonctionnelle en cours. Poursuivre la mobilisation et revoir si la douleur devient DISPROPORTIONNÉE ou si la récupération s'arrête.

  • Compléter l’examen

    Côtés non comparés. Examiner les deux membres côte à côte : les troubles VASOMOTEURS — couleur, température, sudation, œdème — ne se voient que par comparaison.

  • Suspicion

    Disproportion, allodynie, troubles vasomoteurs, immobilisation prolongée, ou rééducation non engagée. L'immobilisation prolongée « pour laisser passer la douleur » AGGRAVE le tableau : reprendre une mobilisation infra-douloureuse.

  • Avis spécialisé rapide

    Raideur avec perte de fonction, ou douleur empêchant toute mobilisation. Le RETARD de reconnaissance est le principal facteur de raideur définitive : ne pas différer.

Quand l’utiliser ?

Devant toute douleur persistante après traumatisme, chirurgie ou immobilisation d'un membre.

Limites

  • Le signe cardinal est la DISPROPORTION : une douleur bien plus intense et plus étendue que ne l'explique la lésion initiale, souvent après un traumatisme pourtant banal.
  • L'ALLODYNIE — douleur déclenchée par le simple frottement d'un vêtement ou du drap — est très évocatrice, mais elle n'est retrouvée que si la question est posée.
  • Les troubles VASOMOTEURS — modification de couleur, de température, de sudation, œdème — sont visibles à l'examen comparatif des deux côtés, et souvent négligés faute de comparaison.
  • Le RETARD de reconnaissance est le principal facteur de raideur définitive : l'immobilisation prolongée « pour laisser passer la douleur » aggrave le tableau au lieu de le soulager.
  • La rééducation doit rester INFRA-DOULOUREUSE : une mobilisation forcée entretient le phénomène, et le patient qui a été mis en difficulté cesse souvent la rééducation.
  • Cet outil ne reproduit aucun critère diagnostique publié, ne pose aucun diagnostic, et ne remplace ni l'examen comparatif, ni l'avis spécialisé.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui doit faire évoquer ce tableau ?
La disproportion entre la douleur et la lésion initiale, associée à une allodynie et à des troubles de coloration, de température ou de sudation retrouvés en comparant les deux côtés.
Faut-il immobiliser pour laisser passer la douleur ?
Non : l'immobilisation prolongée aggrave le tableau. La rééducation doit être reprise, mais infra-douloureuse — une mobilisation forcée entretient le phénomène.

Références

  1. Harden RN, Oaklander AL, Burton AW, et al.. Complex regional pain syndrome: practical diagnostic and treatment guidelines, 4th edition. Pain Medicine. 2013. DOI 10.1111/pme.12033
  2. Bruehl S. Complex regional pain syndrome. BMJ. 2015. DOI 10.1136/bmj.h2730

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