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CliniOutils

Médicament et grossesse : évaluation du risque

Repérage du niveau de vigilance devant une prise médicamenteuse pendant la grossesse ou un projet de grossesse.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Molécule à risque tératogène établi, prise en cours
Traitement de fond arrêté brutalement à l’annonce de la grossesse

La décompensation expose souvent plus que le médicament lui-même.

Anti-inflammatoire non stéroïdien après le premier trimestre
Traitement au long cours sans évaluation avant la conception
Automédication, plantes, compléments ou huiles essentielles
Exposition pendant la période d’organogenèse
Plusieurs médicaments en cours
Aucune source spécialisée consultée
Traitement évalué et adapté avant la conception

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'erreur la plus fréquente n'est pas de prescrire, c'est d'arrêter : interrompre brutalement un traitement d'épilepsie, d'asthme ou de trouble psychiatrique expose la mère et l'enfant à un risque supérieur à celui du médicament. À l'inverse, quelques classes doivent être arrêtées sans délai, et certaines exigent une contraception efficace avant même la conception.

Comment est-il calculé ?

La prise d'une molécule à risque tératogène établi et l'arrêt brutal d'un traitement de fond basculent seuls vers l'avis urgent. Le terme, l'automédication et l'absence d'information spécialisée élèvent le total. Un traitement déjà évalué et adapté avant la conception diminue le total.

Interprétation

  • Traitement adapté

    Traitement évalué et adapté avant la conception. Poursuivre le suivi. Demander explicitement l'AUTOMÉDICATION et les produits dits naturels — plantes, compléments, huiles essentielles —, rarement déclarés spontanément.

  • Vérifier les référentiels

    Plusieurs molécules, automédication, ou aucune source consultée. Vérifier chaque molécule dans un référentiel de tératovigilance à jour, en tenant compte du TERME : organogenèse, deuxième et troisième trimestres n'exposent pas aux mêmes effets.

  • Adapter le traitement

    Anti-inflammatoire après le premier trimestre, exposition pendant l'organogenèse, ou traitement au long cours non évalué. Les ANTI-INFLAMMATOIRES sont contre-indiqués à partir du deuxième trimestre, y compris en automédication et en application locale. Adapter avec un avis spécialisé.

  • Avis spécialisé urgent

    Molécule à risque tératogène établi, ou traitement de fond arrêté brutalement. Ne pas laisser un traitement de fond interrompu : la décompensation expose souvent plus que le médicament. Avis spécialisé sans délai, et suivi obstétrical adapté.

Quand l’utiliser ?

Devant tout traitement en cours chez une femme enceinte ou ayant un projet de grossesse.

Limites

  • L'erreur la plus fréquente est l'ARRÊT BRUTAL d'un traitement de fond — épilepsie, asthme, trouble psychiatrique, maladie inflammatoire : la décompensation expose la mère et l'enfant à un risque supérieur à celui du médicament.
  • Le RISQUE dépend du terme : la période d'organogenèse, le deuxième et le troisième trimestre n'exposent pas aux mêmes effets, et une exposition déjà passée ne se gère pas comme une prescription à venir.
  • Les ANTI-INFLAMMATOIRES non stéroïdiens sont contre-indiqués à partir du deuxième trimestre — y compris en automédication et en application locale — en raison du risque rénal et de la fermeture du canal artériel.
  • Certaines molécules exigent une CONTRACEPTION EFFICACE et un plan de grossesse établi bien avant la conception : la question doit être posée à toute femme en âge de procréer au moment de la prescription, pas au moment de la grossesse.
  • L'AUTOMÉDICATION et les produits dits naturels — plantes, compléments, huiles essentielles — sont rarement déclarés spontanément et doivent être demandés explicitement.
  • Cet outil ne classe aucune molécule, ne fixe aucun niveau de risque par produit, et ne remplace ni les référentiels dédiés de tératovigilance, ni l'avis spécialisé.

Questions fréquentes

Faut-il arrêter un traitement de fond dès l’annonce de la grossesse ?
Non, pas brutalement. Interrompre un traitement d'épilepsie, d'asthme ou de trouble psychiatrique expose la mère et l'enfant à un risque supérieur à celui du médicament.
Les anti-inflammatoires locaux sont-ils autorisés ?
Non à partir du deuxième trimestre : la contre-indication vaut aussi pour l'automédication et les formes locales, en raison du risque rénal et de la fermeture du canal artériel.

Références

  1. Koren G, Pastuszak A, Ito S. Drugs in pregnancy. New England Journal of Medicine. 1998. DOI 10.1056/NEJM199804163381607
  2. Mitchell AA, Gilboa SM, Werler MM, Kelley KE, Louik C, Hernández-Díaz S. Prescription drug use during pregnancy: how much do we know?. American Journal of Obstetrics and Gynecology. 2011. DOI 10.1016/j.ajog.2011.02.029

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