Recours aux médecines complémentaires : ce qui doit être su
Repérage de ce qui doit être vérifié lorsqu'une personne a recours à des soins non conventionnels en parallèle de sa prise en charge.
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À quoi sert cet outil ?
Le recours à des soins non conventionnels est fréquent et rarement mentionné, souvent par crainte d'un jugement. Ce silence est le vrai problème : il empêche de repérer les interactions avec les traitements en cours, de connaître les sommes engagées, et surtout de savoir si un traitement dont dépend le pronostic est retardé ou abandonné. C'est ce dernier point, et non le recours en lui-même, qui est associé à un risque documenté. Poser la question sans jugement est la condition pour que la réponse soit vraie.
Comment est-il calculé ?
L'abandon ou le report d'un traitement dont dépend le pronostic et l'interaction possible avec un traitement en cours basculent vers l'action immédiate. L'usage non demandé sans jugement, les produits pris non connus, les sommes engagées non abordées, la promesse de guérison non interrogée et le renoncement au suivi conventionnel élèvent le total. Un usage connu et compatible diminue le total.
Interprétation
- Usage connu
Usage connu, produits listés, suivi maintenu. Reposer la question aux étapes de DÉCISION : c'est là que le recours s'intensifie.
- Comprendre l’attente
Attentes de la personne non comprises. Écoute, temps, sens donné aux symptômes : ce qui est CHERCHÉ ailleurs se dit rarement.
- Faire le point
Usage non demandé, produits non connus, sommes non abordées, promesse non interrogée ou suivi qui s'espace. Poser la question SANS jugement conditionne la réponse.
- Priorité immédiate
Traitement pronostique abandonné ou reporté, ou interaction possible. C'est l'ABANDON, et non le recours, qui porte le risque documenté.
Quand l’utiliser ?
Dans le suivi de toute maladie chronique ou grave, et devant tout traitement en cours.
Limites
- Le risque documenté n'est pas le recours lui-même mais l'ABANDON ou le retard d'un traitement dont dépend le pronostic.
- Poser la question SANS jugement est la condition pour obtenir une réponse vraie : la crainte du jugement explique le silence.
- Des produits vendus comme naturels ont des INTERACTIONS réelles avec les traitements : ils se listent comme n'importe quel médicament.
- Les sommes ENGAGÉES peuvent être considérables et ne sont presque jamais abordées : elles font partie de l'évaluation.
- Une promesse de GUÉRISON, une demande d'arrêter les autres traitements ou un paiement d'avance important sont des signaux à nommer.
- Cet outil ne se prononce sur l'efficacité d'aucune pratique, n'en recommande ni n'en écarte aucune, et ne remplace pas l'avis du prescripteur.
Questions fréquentes
- Faut-il déconseiller ces pratiques ?
- La question utile est autre : savoir ce qui est pris, vérifier les interactions, et s'assurer qu'aucun traitement dont dépend le pronostic n'est abandonné.
- Comment poser la question ?
- Sans jugement : la crainte d'être jugé explique le silence, et un silence empêche de repérer les interactions.
Références
- Ernst E. Prevalence of use of complementary/alternative medicine: a systematic review. Bulletin of the World Health Organization. 2000.
- Johnson SB, Park HS, Gross CP, Yu JB. Complementary medicine, refusal of conventional cancer therapy, and survival among patients with curable cancers. JAMA Oncology. 2018.
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