Refus de traitement : vérifier qu’il est éclairé avant de l’accepter
Repérage de ce qui doit être vérifié devant un refus de traitement, avant de le considérer comme une décision éclairée.
9 champs restants
Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
Un refus se traite trop souvent comme un point final : on le note, on fait signer, on passe. Or beaucoup de refus reposent sur autre chose que le choix qu'ils paraissent exprimer — une information mal comprise, une expérience antérieure, une douleur non soulagée, une peur non dite, ou une contrainte pratique. Explorer ce qui le motive ne vise pas à le retourner mais à s'assurer qu'il porte bien sur ce qu'on croit. Un refus qui persiste après cela se respecte, et cela aussi se documente.
Comment est-il calculé ?
Le refus accepté sans vérifier la compréhension et le refus concernant une situation vitale sans réévaluation basculent seuls vers l'action immédiate. Les raisons du refus non explorées, les conséquences non expliquées, l'alternative acceptable non recherchée, le symptôme non soulagé et la porte fermée pour l'avenir élèvent le total. Un refus exploré, respecté et documenté diminue le total.
Interprétation
- Refus éclairé
Refus exploré, respecté et documenté. Laisser la porte OUVERTE : beaucoup de refus évoluent avec le temps.
- Tracer la démarche
Refus et information non tracés. Écrire ce qui a été EXPLIQUÉ protège la personne autant que le professionnel.
- Explorer le refus
Raisons non explorées, conséquences non expliquées, aucune alternative, symptôme non soulagé ou porte fermée. Chercher une ALTERNATIVE transforme souvent un refus global en accord partiel.
- Traiter en priorité
Refus accepté sans vérifier la compréhension, ou situation vitale non réévaluée. Un symptôme NON SOULAGÉ fausse toute décision.
Quand l’utiliser ?
Devant tout refus de traitement, d'examen ou d'hospitalisation.
Limites
- Un refus repose souvent sur autre chose que ce qu'il paraît exprimer : information mal comprise, expérience antérieure, peur non dite, contrainte matérielle.
- Explorer ce qui le motive ne vise pas à le RETOURNER, mais à s'assurer qu'il porte bien sur ce qu'on croit.
- Un symptôme non soulagé — douleur, angoisse — fausse toute décision : le traiter précède l'exploration du refus.
- Chercher une ALTERNATIVE acceptable transforme souvent un refus global en accord partiel : c'est la démarche la plus productive et la moins tentée.
- La porte doit rester OUVERTE : un refus documenté comme définitif décourage la personne de revenir, alors que beaucoup de refus évoluent.
- Cet outil n'évalue aucune capacité à consentir, ne traite d'aucun cadre légal et ne remplace pas l'avis spécialisé lorsque la question du discernement se pose.
Questions fréquentes
- Faut-il chercher à faire changer d’avis ?
- Non : explorer les raisons du refus vise à s'assurer qu'il porte bien sur ce qu'on croit, pas à le retourner.
- Que faire d’un refus qui persiste ?
- Le respecter et le documenter, en laissant la porte ouverte : un refus documenté comme définitif décourage de revenir.
Références
- Appelbaum PS. Assessment of patients’ competence to consent to treatment. New England Journal of Medicine. 2007.
- Alfandre DJ. Discharges against medical advice: a literature review. Mayo Clinic Proceedings. 2009.
Outils associés
Personne sous mesure de protection : informer et recueillir l’avis
Repérage des situations où l'existence d'une mesure de protection juridique conduit à court-circuiter l'information et l'avis de la personne concernée.
Consulter avec une personne ayant une déficience intellectuelle
Repérage des obstacles qui font qu'une personne ayant une déficience intellectuelle reçoit des soins de moindre qualité, à besoin égal.
Compréhension des consignes : repérage
Repérage d'une compréhension insuffisante des consignes de soins et des moyens d'y remédier.
Demande de geste esthétique : ce qui se vérifie avant d’orienter
Repérage de ce qui, derrière une demande de geste esthétique, mérite d'être exploré avant toute orientation : nature de l'attente, pression extérieure, retentissement psychique et cadre de réalisation.
Recours aux médecines complémentaires : ce qui doit être su
Repérage de ce qui doit être vérifié lorsqu'une personne a recours à des soins non conventionnels en parallèle de sa prise en charge.
1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.