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CliniOutils

Refus de traitement : vérifier qu’il est éclairé avant de l’accepter

Repérage de ce qui doit être vérifié devant un refus de traitement, avant de le considérer comme une décision éclairée.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Refus accepté sans vérifier la compréhension
Situation vitale, refus non réévalué
Raisons du refus non explorées

Le refus porte souvent sur autre chose.

Conséquences du refus non expliquées
Aucune alternative acceptable recherchée
Douleur ou angoisse non soulagée avant la décision
Refus documenté comme définitif
Refus et information donnée non tracés
Refus exploré, respecté et documenté

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Un refus se traite trop souvent comme un point final : on le note, on fait signer, on passe. Or beaucoup de refus reposent sur autre chose que le choix qu'ils paraissent exprimer — une information mal comprise, une expérience antérieure, une douleur non soulagée, une peur non dite, ou une contrainte pratique. Explorer ce qui le motive ne vise pas à le retourner mais à s'assurer qu'il porte bien sur ce qu'on croit. Un refus qui persiste après cela se respecte, et cela aussi se documente.

Comment est-il calculé ?

Le refus accepté sans vérifier la compréhension et le refus concernant une situation vitale sans réévaluation basculent seuls vers l'action immédiate. Les raisons du refus non explorées, les conséquences non expliquées, l'alternative acceptable non recherchée, le symptôme non soulagé et la porte fermée pour l'avenir élèvent le total. Un refus exploré, respecté et documenté diminue le total.

Interprétation

  • Refus éclairé

    Refus exploré, respecté et documenté. Laisser la porte OUVERTE : beaucoup de refus évoluent avec le temps.

  • Tracer la démarche

    Refus et information non tracés. Écrire ce qui a été EXPLIQUÉ protège la personne autant que le professionnel.

  • Explorer le refus

    Raisons non explorées, conséquences non expliquées, aucune alternative, symptôme non soulagé ou porte fermée. Chercher une ALTERNATIVE transforme souvent un refus global en accord partiel.

  • Traiter en priorité

    Refus accepté sans vérifier la compréhension, ou situation vitale non réévaluée. Un symptôme NON SOULAGÉ fausse toute décision.

Quand l’utiliser ?

Devant tout refus de traitement, d'examen ou d'hospitalisation.

Limites

  • Un refus repose souvent sur autre chose que ce qu'il paraît exprimer : information mal comprise, expérience antérieure, peur non dite, contrainte matérielle.
  • Explorer ce qui le motive ne vise pas à le RETOURNER, mais à s'assurer qu'il porte bien sur ce qu'on croit.
  • Un symptôme non soulagé — douleur, angoisse — fausse toute décision : le traiter précède l'exploration du refus.
  • Chercher une ALTERNATIVE acceptable transforme souvent un refus global en accord partiel : c'est la démarche la plus productive et la moins tentée.
  • La porte doit rester OUVERTE : un refus documenté comme définitif décourage la personne de revenir, alors que beaucoup de refus évoluent.
  • Cet outil n'évalue aucune capacité à consentir, ne traite d'aucun cadre légal et ne remplace pas l'avis spécialisé lorsque la question du discernement se pose.

Questions fréquentes

Faut-il chercher à faire changer d’avis ?
Non : explorer les raisons du refus vise à s'assurer qu'il porte bien sur ce qu'on croit, pas à le retourner.
Que faire d’un refus qui persiste ?
Le respecter et le documenter, en laissant la porte ouverte : un refus documenté comme définitif décourage de revenir.

Références

  1. Appelbaum PS. Assessment of patients’ competence to consent to treatment. New England Journal of Medicine. 2007.
  2. Alfandre DJ. Discharges against medical advice: a literature review. Mayo Clinic Proceedings. 2009.

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