Consulter avec une personne ayant une déficience intellectuelle
Repérage des obstacles qui font qu'une personne ayant une déficience intellectuelle reçoit des soins de moindre qualité, à besoin égal.
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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
Les écarts de santé constatés ne s'expliquent pas par la déficience elle-même mais par la façon dont les soins sont organisés. Trois mécanismes reviennent : l'attribution automatique de tout symptôme au handicap, qui retarde les diagnostics ; la consultation conduite avec l'accompagnant, la personne étant regardée mais pas adressée ; et le renoncement devant un refus, alors qu'un examen préparé et fractionné aurait abouti. Le temps supplémentaire nécessaire est réel, et le prévoir change tout.
Comment est-il calculé ?
Le symptôme attribué d'emblée au handicap et l'examen abandonné après un refus basculent seuls vers la reprise immédiate. La personne non adressée directement, le temps de consultation non adapté, l'expression de la douleur non recherchée, le suivi somatique non organisé et l'absence de préparation à l'examen élèvent le total. Une consultation préparée et adaptée diminue le total.
Interprétation
- Consultation adaptée
Consultation préparée, temps et information adaptés. Noter ce qui a FONCTIONNÉ : cela servira à la consultation suivante.
- Adapter l’information
Information donnée sans adaptation. Un support SIMPLIFIÉ ou imagé rend possible une participation qui paraissait hors de portée.
- Réorganiser la consultation
Personne non adressée, temps non adapté, douleur non recherchée, suivi non organisé ou examen non préparé. Le TEMPS supplémentaire est une condition, pas un supplément.
- Reprendre sans attendre
Symptôme attribué au handicap, ou examen abandonné après un refus. Un changement de comportement est d'abord un SYMPTÔME.
Quand l’utiliser ?
Avant et pendant toute consultation avec une personne ayant une déficience intellectuelle.
Limites
- Attribuer un symptôme au HANDICAP sans l'explorer est la première cause de retard diagnostique : un changement de comportement est d'abord un symptôme.
- S'adresser à l'ACCOMPAGNANT plutôt qu'à la personne la prive d'information et de participation, même lorsqu'elle ne peut pas tout formuler.
- Un REFUS n'est pas définitif : un examen préparé, expliqué, fractionné sur plusieurs séances aboutit souvent là où l'insistance immédiate échoue.
- La DOULEUR s'exprime souvent par le comportement : agitation, retrait, modification du sommeil ou de l'appétit se recherchent explicitement.
- Le TEMPS supplémentaire est une condition, pas un supplément : une consultation calibrée comme les autres échoue et sera à recommencer.
- Cet outil ne pose aucun diagnostic, n'évalue aucune capacité et ne remplace ni l'avis spécialisé ni l'accompagnement médico-social.
Questions fréquentes
- Que faire devant un refus d’examen ?
- Ne pas conclure : un examen préparé, expliqué et fractionné sur plusieurs séances aboutit souvent là où l'insistance immédiate échoue.
- Comment repérer la douleur ?
- Par le comportement : agitation, retrait, modification du sommeil ou de l'appétit se recherchent explicitement.
Références
- Emerson E, Baines S. Health inequalities and people with learning disabilities in the UK. Tizard Learning Disability Review. 2011.
- Robertson J, Hatton C, Emerson E, Baines S. The impact of health checks for people with intellectual disabilities: an updated systematic review. Research in Developmental Disabilities. 2014.
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