Groupe d’entraide entre pairs : orienter sans s’en décharger
Repérage de ce qui n'a pas été vérifié avant d'orienter vers un groupe d'entraide entre pairs, et de ce que cette orientation ne doit pas remplacer.
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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
L'entraide entre personnes vivant la même situation apporte ce qu'aucun professionnel ne peut offrir : la reconnaissance par quelqu'un qui sait de l'intérieur. L'orientation vaut donc d'être faite, mais elle est régulièrement faite mal. Deux erreurs dominent. La première consiste à orienter en se déchargeant : le suivi s'interrompt, le groupe devient le seul recours, et la personne se retrouve sans professionnel au moment où elle en aurait le plus besoin. La seconde est de ne rien vérifier — nature du groupe, orientation qui le sous-tend, éventuelle emprise, discours hostile aux traitements — et de découvrir après coup qu'un traitement a été abandonné sur les conseils du groupe.
Comment est-il calculé ?
L'abandon d'un traitement sur les conseils du groupe et l'orientation faite en interrompant tout suivi professionnel basculent vers l'action immédiate. La nature du groupe non vérifiée, le retour de la personne jamais repris en consultation, l'attente de la personne non explicitée, l'engagement financier demandé et le groupe présenté comme une alternative au soin élèvent le total. Une orientation vérifiée et un suivi maintenu diminuent le total.
Interprétation
- Orientation vérifiée
Orientation vérifiée et suivi maintenu. Reprendre en consultation ce que la personne en TIRE, sans attendre qu'elle l'aborde.
- Aborder la confidentialité
Confidentialité au sein du groupe non abordée. Ce qui s'y DIT peut circuler : la personne doit le savoir avant d'y aller.
- Vérifier avant d’orienter
Nature du groupe, retour, attente, engagement financier ou positionnement non vérifiés. Un ENGAGEMENT financier demandé est un signal.
- Reprendre sans délai
Traitement abandonné sur les conseils du groupe, ou suivi professionnel interrompu par l'orientation. Le groupe ne REMPLACE pas le soin.
Quand l’utiliser ?
Avant toute orientation vers un groupe d'entraide, et lors de la consultation qui suit les premières séances.
Limites
- Orienter ne veut pas dire se DÉCHARGER : le suivi professionnel se maintient, sinon le groupe devient le seul recours.
- La NATURE du groupe se vérifie : orientation qui le sous-tend, engagement financier demandé, discours tenu sur les traitements.
- Un discours HOSTILE aux traitements peut conduire à un abandon thérapeutique dont personne n'est informé avant la rechute.
- Le RETOUR de la personne se reprend en consultation : ce qu'elle en tire, ce qui l'a heurtée, ce qu'elle a entendu.
- L'apport propre de l'entraide — être reconnu par quelqu'un qui SAIT de l'intérieur — ne se remplace par aucun professionnel : il ne s'agit pas de dissuader.
- Cet outil n'évalue aucun groupe particulier, n'en nomme aucun et ne remplace ni l'avis spécialisé ni le suivi.
Questions fréquentes
- Faut-il orienter vers un groupe d’entraide ?
- Souvent oui : l'apport de la reconnaissance entre pairs ne se remplace pas. Mais sans interrompre le suivi, et en reprenant ensuite ce que la personne en tire.
- Quels signaux doivent alerter sur un groupe ?
- Un engagement financier demandé, un discours hostile aux traitements, et une présentation du groupe comme alternative au soin plutôt que comme complément.
Références
- Pistrang N, Barker C, Humphreys K. Mutual help groups for mental health problems: a review of effectiveness studies. American Journal of Community Psychology. 2008.
- Kelly JF, Humphreys K, Ferri M. Alcoholics Anonymous and other 12-step programs for alcohol use disorder. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2020.
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