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CliniOutils

Réduction des risques et des dommages

Repérage des besoins en réduction des risques chez l'usager de drogues, indépendamment de tout projet d'arrêt.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Usage par voie injectée
Partage de matériel — seringue, cuillère, filtre, paille
Usage d opiacés, sans naloxone à domicile
Statut VIH et hépatites inconnu ou ancien
Vaccination contre l hépatite B incomplète ou inconnue
Précarité, absence de logement ou de couverture sociale
Consommation en solitaire

Aucun secours possible en cas de surdose.

Plaie, abcès, fièvre ou complication somatique

8 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La réduction des risques ne suppose ni abstinence ni projet d'arrêt : elle vise à ce que l'usager reste en vie et en santé, quelle que soit sa consommation. C'est une approche dont l'efficacité est démontrée sur la mortalité par surdose et sur la transmission virale, et elle est encore trop souvent conditionnée à une demande de sevrage qui n'a pas lieu d'être.

Comment est-il calculé ?

Les besoins sont recensés par domaine : voie d'administration et matériel, risque de surdose, statut sérologique et vaccinal, situation sociale, et santé somatique. Chaque besoin identifié correspond à une action concrète.

Interprétation

  • Besoins limités

    Peu de besoins identifiés. Maintenir le suivi de base : dépistage répété du VIH, des hépatites et des infections sexuellement transmissibles, vaccination contre l'hépatite B, et disponibilité pour aborder la consommation quand le patient le souhaitera — sans conditionner l'accompagnement à un projet d'arrêt.

  • Actions concrètes à proposer

    Plusieurs besoins identifiés. Proposer concrètement : matériel stérile — sachant que le partage ne se limite pas à la seringue, cuillère, filtre, eau et paille transmettent aussi l'hépatite C —, NALOXONE à domicile pour tout usager d'opiacés, dépistage et vaccination, et orientation vers un centre d'accompagnement.

  • Situation prioritaire

    Cumul de facteurs de risque. La CONSOMMATION SOLITAIRE ne permet aucun secours en cas de surdose : naloxone et information de l'entourage sont prioritaires. La précarité conditionne tout le reste — accès aux droits, au logement, à l'alimentation. Une plaie ou une fièvre chez un usager injecteur impose d'écarter une endocardite ou une infection profonde. Rappel : l'hépatite C est GUÉRISSABLE, et l'abstinence n'est pas une condition du traitement.

Quand l’utiliser ?

À chaque contact avec un usager de drogues, quel que soit le motif de consultation et quel que soit son projet.

Limites

  • La réduction des risques n'est PAS conditionnée à un projet d'arrêt : la subordonner à une demande de sevrage écarte du soin ceux qui en ont le plus besoin.
  • Le partage du MATÉRIEL ne se limite pas à la seringue : cuillère, filtre, eau, paille de sniff transmettent aussi le virus de l'hépatite C, dont la résistance dans le milieu extérieur est prolongée.
  • L'hépatite C est aujourd'hui GUÉRISSABLE en quelques semaines de traitement oral bien toléré : le dépistage doit être répété, et l'abstinence n'est plus une condition du traitement.
  • La NALOXONE à domicile réduit la mortalité par surdose : elle doit être proposée à tout usager d'opiacés et à son entourage, avec une éducation à son usage.
  • La vaccination contre l'hépatite B et le dépistage du VIH, de l'hépatite C et des infections sexuellement transmissibles font partie du suivi de base et sont souvent omis.
  • L'accès aux droits, au logement et à l'alimentation conditionne tout le reste : sans stabilité sociale, aucun projet de soin ne tient.

Questions fréquentes

Faut-il un projet d'arrêt pour bénéficier de la réduction des risques ?
Non, jamais. La subordonner à une demande de sevrage écarte du soin ceux qui en ont le plus besoin. L'objectif est que la personne reste en vie et en santé, quelle que soit sa consommation.
Le partage se limite-t-il à la seringue ?
Non. Cuillère, filtre, eau et paille de sniff transmettent aussi l'hépatite C, dont la résistance dans le milieu extérieur est prolongée. Le matériel stérile doit être complet, pas seulement la seringue.

Références

  1. Organisation mondiale de la santé. Consolidated guidelines on HIV, viral hepatitis and STI prevention, diagnosis, treatment and care for key populations. OMS, Genève. 2022.

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