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CliniOutils

Traitement de substitution aux opiacés

Repères pour l'instauration d'un traitement de substitution aux opiacés et le repérage des situations à risque.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Dépendance aux opiacés avérée
Signes de sevrage installés au moment de l induction

Condition d'une induction sûre par buprénorphine : point négatif.

Induction envisagée sans sevrage installé

Risque de sevrage précipité sous buprénorphine.

Reprise après abstinence — sortie d incarcération ou d hospitalisation

Situation la plus mortelle : la tolérance a chuté.

Consommation associée de benzodiazépines ou d alcool
Usage par voie injectée ou nasale du traitement
Précarité, isolement ou absence de suivi
Naloxone à domicile prescrite et expliquée

8 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Les traitements de substitution réduisent massivement la mortalité par surdose et la transmission virale : leur bénéfice est l'un des mieux établis en addictologie. Deux moments concentrent le risque — l'INDUCTION, où un sevrage précipité ou une surdose peuvent survenir, et la REPRISE après une période d'abstinence, où la tolérance a chuté.

Comment est-il calculé ?

Les éléments recherchés portent sur l'existence d'une dépendance avérée, le stade de sevrage au moment de l'induction, les co-consommations qui majorent le risque respiratoire, et les situations de vulnérabilité — sortie d'incarcération, sortie d'hospitalisation, reprise après abstinence.

Interprétation

  • Cadre favorable

    Sevrage installé, naloxone prescrite, pas de co-consommation majeure : l'induction peut être conduite dans de bonnes conditions. Ne pas sous-doser — le SOUS-DOSAGE entretient le manque et le recours aux produits, et c'est la première cause d'échec. Associer dépistage des hépatites et du VIH, vaccination et accompagnement social.

  • Vigilance requise

    Éléments de vulnérabilité. Renforcer l'accompagnement, aborder explicitement et sans jugement les co-consommations, et PRESCRIRE LA NALOXONE à domicile avec éducation du patient et de l'entourage — sa prescription réduit la mortalité par surdose et reste trop rare.

  • Situation à risque de surdose

    Reprise après abstinence, co-consommation de benzodiazépines ou d'alcool, ou induction sans sevrage installé. Ce sont les situations les plus mortelles : la TOLÉRANCE chute après une période d'abstinence, et l'association aux dépresseurs respiratoires est la principale cause de décès sous traitement. Reprendre à dose RÉDUITE, prescrire la naloxone, et rapprocher le suivi. La buprénorphine administrée sans sevrage installé provoque un sevrage précipité.

Quand l’utiliser ?

À l'instauration d'un traitement de substitution, et lors de toute réévaluation d'un patient substitué.

Limites

  • La buprénorphine, agoniste PARTIEL, provoque un SEVRAGE PRÉCIPITÉ si elle est administrée trop tôt après la dernière prise d'opiacé : l'induction exige un sevrage déjà installé, objectivé par un score de sevrage.
  • La REPRISE après une période d'abstinence — sortie d'incarcération, d'hospitalisation, de sevrage — est la situation la plus mortelle : la TOLÉRANCE a chuté, et la dose antérieure devient une surdose.
  • L'association aux BENZODIAZÉPINES et à l'alcool est la principale cause de décès sous traitement de substitution : elle doit être recherchée et abordée explicitement, sans jugement.
  • La NALOXONE à domicile, remise au patient et à son entourage avec une éducation à son usage, réduit la mortalité par surdose : sa prescription est trop rare.
  • Un traitement de substitution ne se limite pas à l'ordonnance : l'accompagnement, le dépistage des hépatites et du VIH, la vaccination et la prise en charge sociale en font partie.
  • Une dose insuffisante entretient le manque et le recours aux produits : le sous-dosage est plus fréquent que le surdosage, et il est la première cause d'échec.

Questions fréquentes

Quelle est la situation la plus mortelle ?
La reprise après une période d'abstinence — sortie d'incarcération, d'hospitalisation, de sevrage. La tolérance a chuté, et la dose antérieurement supportée devient une surdose mortelle.
Pourquoi prescrire de la naloxone à domicile ?
Parce qu'elle réduit la mortalité par surdose lorsqu'elle est remise au patient et à son entourage avec une éducation à son usage. Sa prescription reste trop rare, alors que le bénéfice est direct.

Références

  1. Organisation mondiale de la santé. Guidelines for the psychosocially assisted pharmacological treatment of opioid dependence. OMS, Genève. 2009.

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