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CliniOutils

Continuité des soins en détention et à la sortie

Repérage des ruptures de traitement à l'entrée en détention et, surtout, à la sortie, période de surrisque documenté.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Sortie non préparée chez une personne à risque de surdose

La tolérance aux opioïdes a baissé pendant l’incarcération.

Traitement de substitution interrompu
Traitement en cours non reconstitué à l’entrée
Aucun relais identifié à la sortie
Dépistages non proposés
Réduction des risques non abordée avant la sortie
Aucune ordonnance remise à la sortie
Confidentialité de la consultation non assurée
Continuité assurée à l’entrée et à la sortie

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Deux moments concentrent le risque, et ce ne sont pas ceux qu'on attend. L'entrée en détention interrompt des traitements dont personne n'a la liste, faute de lien avec l'extérieur. Mais c'est la sortie qui est la plus dangereuse : les premières semaines suivant la libération s'accompagnent d'une surmortalité documentée, principalement par surdose, chez des personnes dont la tolérance aux opioïdes a baissé et dont le suivi n'a pas été préparé. Rien de tout cela ne se joue pendant la détention elle-même.

Comment est-il calculé ?

La sortie non préparée chez une personne à risque de surdose et le traitement de substitution interrompu basculent seules vers l'action immédiate. Le traitement en cours non reconstitué à l'entrée, l'absence de relais identifié à la sortie, les dépistages non proposés, la réduction des risques non abordée et l'absence d'ordonnance de sortie élèvent le total. Une continuité assurée aux deux transitions diminue le total.

Interprétation

  • Continuité assurée

    Continuité assurée à l'entrée et à la sortie. Confirmer que le premier rendez-vous extérieur a bien EU LIEU.

  • Assurer la confidentialité

    Confidentialité non assurée. Sans elle, ni les CONSOMMATIONS ni la santé mentale ne seront abordées, quelle que soit la qualité de l'accueil.

  • Préparer la sortie

    Traitement non reconstitué, aucun relais, dépistages non proposés, réduction des risques non abordée ou aucune ordonnance. Un RELAIS identifié à l'avance vaut mieux qu'une orientation générale.

  • Action immédiate

    Sortie non préparée avec risque de surdose, ou substitution interrompue. La SORTIE est la période la plus dangereuse.

Quand l’utiliser ?

À l'entrée en détention, et surtout dans les semaines précédant une sortie.

Limites

  • La SORTIE est la période la plus dangereuse : la surmortalité des premières semaines suivant la libération est documentée, principalement par surdose.
  • La TOLÉRANCE aux opioïdes baisse pendant l'incarcération : reprendre les doses antérieures expose à une surdose, et l'information se donne avant la sortie.
  • À l'ENTRÉE, le traitement en cours n'est reconstitué que si quelqu'un contacte l'extérieur : sans cela, il s'interrompt sans décision.
  • Un RELAIS identifié à l'avance — professionnel, structure, rendez-vous pris — vaut mieux qu'une orientation générale remise le jour de la sortie.
  • La CONFIDENTIALITÉ conditionne ce qui pourra être dit : sans elle, ni les consommations ni la santé mentale ne seront abordées.
  • Cet outil ne traite d'aucune organisation pénitentiaire, ne se substitue à aucun dispositif et ne remplace pas les équipes dédiées.

Questions fréquentes

Quel moment est le plus à risque ?
La sortie : les premières semaines suivant la libération s'accompagnent d'une surmortalité documentée, principalement par surdose.
Pourquoi le risque de surdose augmente-t-il ?
Parce que la tolérance aux opioïdes baisse pendant l'incarcération : reprendre les doses antérieures expose à une surdose.

Références

  1. Fazel S, Baillargeon J. The health of prisoners. The Lancet. 2011.
  2. Binswanger IA, Stern MF, Deyo RA, et al.. Release from prison: a high risk of death for former inmates. New England Journal of Medicine. 2007.

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