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CliniOutils

Accident d'exposition au sang

Évaluation du risque après une exposition au sang et repères pour le traitement post-exposition.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Nature de l'exposition
Statut du patient source
Personne exposée vaccinée contre l hépatite B et répondeuse
Gestes immédiats réalisés — lavage et antisepsie

4 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le traitement post-exposition au VIH n'est efficace que s'il est débuté très tôt, idéalement dans les quatre heures : la fenêtre se referme vite, et l'hésitation coûte l'essentiel du bénéfice. Cette évaluation structure les gestes immédiats, l'appréciation du risque et l'orientation, à un moment où l'exposé est souvent sidéré et seul.

Comment est-il calculé ?

Trois éléments déterminent le risque : la nature de l'exposition — piqûre profonde, aiguille creuse, projection —, le statut sérologique du patient source, et le statut vaccinal et immunitaire de la personne exposée. Les gestes immédiats précèdent toute évaluation.

Interprétation

  • Risque négligeable

    Contact sur peau saine, ou source dont les sérologies sont négatives et récentes. Le risque de transmission est négligeable et un traitement post-exposition n'est pas indiqué. Réaliser tout de même les gestes de nettoyage, vérifier le statut vaccinal contre l'hépatite B, et DÉCLARER l'accident du travail dans les délais légaux.

  • Risque à évaluer en urgence

    Exposition réelle ou statut source inconnu. Contacter SANS DÉLAI le référent — service des urgences ou infectiologue — pour évaluer l'indication d'un traitement post-exposition. Rechercher le statut du patient source avec son accord : une sérologie négative évite plusieurs semaines de traitement inutile.

  • Risque élevé — traitement à débuter

    Exposition à risque, ou source virémique. Le traitement post-exposition au VIH doit être débuté dans les QUATRE HEURES idéalement, au plus tard quarante-huit heures : en cas de doute, on DÉBUTE et on réévalue. Pour l'hépatite B, immunoglobulines et vaccination selon le statut. Pour le VHC, il n'existe pas de traitement post-exposition : surveillance sérologique et virologique. Déclarer l'accident du travail.

Quand l’utiliser ?

Immédiatement après une piqûre, une coupure ou une projection sur muqueuse ou peau lésée, en milieu professionnel comme en dehors.

Limites

  • Les GESTES IMMÉDIATS précèdent tout : ne pas faire saigner, nettoyer à l'eau et au savon, puis antiseptique avec un temps de contact d'au moins cinq minutes ; pour une projection oculaire, rinçage abondant au sérum physiologique.
  • Le traitement post-exposition au VIH doit être débuté dans les QUATRE HEURES idéalement, et au plus tard dans les quarante-huit heures : chaque heure perdue réduit le bénéfice. En cas de doute, on débute et on réévalue à quarante-huit heures.
  • Le statut du patient SOURCE doit être recherché en urgence, avec son accord : une sérologie source négative permet d'arrêter un traitement débuté et évite plusieurs semaines de traitement inutile.
  • Il n'existe PAS de traitement post-exposition pour le VHC : la conduite repose sur la surveillance sérologique et virologique, et le traitement d'une infection avérée, aujourd'hui très efficace.
  • Une personne correctement VACCINÉE contre l'hépatite B et répondeuse est protégée : c'est la vérification du statut vaccinal, souvent inconnue dans l'urgence, qui détermine la conduite.
  • La DÉCLARATION en accident du travail doit être faite dans les délais légaux : son omission prive la personne exposée de ses droits en cas de séroconversion ultérieure.

Questions fréquentes

Combien de temps pour débuter le traitement ?
Quatre heures idéalement, quarante-huit heures au maximum. Chaque heure perdue réduit le bénéfice. En cas de doute, on débute le traitement et on réévalue à quarante-huit heures avec le statut du patient source.
Existe-t-il un traitement post-exposition pour le VHC ?
Non. La conduite repose sur la surveillance sérologique et virologique, et le traitement d'une infection avérée — aujourd'hui très efficace. C'est une différence importante avec le VIH et le VHB.

Références

  1. Conseil national du sida et des hépatites virales. Prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH — prise en charge des accidents d'exposition. Recommandations françaises. 2018.

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