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CliniOutils

Ligne d’écoute et recours à distance : quand cette orientation sert vraiment

Repérage de ce qui manque autour d'une orientation vers une ligne d'écoute ou un recours à distance, et des situations où cette orientation ne suffit pas.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Danger immédiat pour lequel une ligne ne suffit pas
Orientation remplaçant un suivi nécessaire
Numéro donné sans explication
Impossibilité d’appeler sans être entendu
Recours répété devenu le seul contact
Moment et conditions d’appel non discutés
Aucune reprise en consultation après l’orientation
Barrière de langue ou de communication non prise en compte
Orientation expliquée, adaptée et reprise ensuite

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Une ligne d'écoute a des qualités propres : disponible la nuit, accessible sans rendez-vous, et permettant de dire des choses qu'on ne dirait pas en face. Elle a aussi des limites précises. Elle ne convient pas lorsque le danger est immédiat, elle suppose de pouvoir parler sans être entendu — ce qui n'est pas le cas d'une personne vivant avec l'auteur des violences —, et elle ne remplace pas un suivi lorsqu'elle devient le seul recours d'une personne qui appelle chaque semaine. Le défaut le plus commun de l'orientation est sa forme : un numéro donné à la fin de la consultation, sans que le motif, le moment ni les conditions d'appel n'aient été discutés, et sans que rien ne soit repris ensuite.

Comment est-il calculé ?

Le danger immédiat pour lequel une ligne ne suffit pas et l'orientation remplaçant un suivi nécessaire basculent vers l'action immédiate. Le numéro donné sans explication, l'impossibilité d'appeler sans être entendu, le recours répété devenu unique, le moment et les conditions d'appel non discutés et l'absence de reprise en consultation élèvent le total. Une orientation expliquée et reprise diminue le total.

Interprétation

  • Orientation expliquée

    Orientation expliquée, adaptée et reprise. Demander ensuite si l'APPEL a eu lieu, et ce qu'il a donné.

  • Adapter au mode de communication

    Barrière de langue ou de communication non prise en compte. Une ligne inaccessible dans sa LANGUE n'est pas un recours.

  • Expliquer l’orientation

    Numéro donné sans explication, impossibilité d'appeler seule, recours devenu unique, conditions non discutées ou aucune reprise. Un NUMÉRO seul n'est pas une orientation.

  • Priorité immédiate

    Danger immédiat, ou orientation remplaçant un suivi nécessaire. L'orientation devient alors un DÉLAI et non une réponse.

Quand l’utiliser ?

Chaque fois qu'une ligne d'écoute ou un recours à distance est proposé à une personne.

Limites

  • Un DANGER immédiat ne relève pas d'une ligne d'écoute : l'orientation devient alors un délai, pas une réponse.
  • Appeler suppose de pouvoir PARLER sans être entendu : une personne vivant avec l'auteur des violences n'en a pas la possibilité.
  • Un NUMÉRO donné en fin de consultation, sans explication du motif ni du moment d'appel, n'est presque jamais utilisé.
  • Un recours devenu RÉPÉTÉ et unique signale un besoin de suivi que la ligne ne peut pas assurer.
  • L'apport propre du recours à distance — la nuit, sans rendez-vous, sans se montrer — ne se remplace pas : il ne s'agit pas d'en dissuader.
  • Cet outil ne nomme aucun dispositif, n'évalue aucun risque et ne remplace ni l'évaluation clinique ni le recours d'urgence.

Questions fréquentes

Pourquoi un numéro donné en fin de consultation sert-il si peu ?
Parce que ni le motif d'appel, ni le moment, ni ce qui s'y passe n'ont été dits. Sans cela, la personne ne saura pas quand ni pourquoi composer ce numéro.
Dans quelle situation cette orientation ne convient-elle pas ?
En cas de danger immédiat, et lorsque la personne ne peut pas téléphoner sans être entendue — ce qui est fréquent en situation de violences au domicile.

Références

  1. Gould MS, Kalafat J, Harrismunfakh JL, Kleinman M. An evaluation of crisis hotline outcomes. Part 2: Suicidal callers. Suicide and Life-Threatening Behavior. 2007.
  2. Kalafat J, Gould MS, Munfakh JLH, Kleinman M. An evaluation of crisis hotline outcomes. Part 1: Nonsuicidal crisis callers. Suicide and Life-Threatening Behavior. 2007.

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