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CliniOutils

Crise suicidaire de l’adolescent : évaluation

Évaluation d'une crise suicidaire chez l'adolescent et repérage des éléments imposant une hospitalisation.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Scénario précis avec accès aux moyens

Réduire l’accès aux moyens est une mesure immédiate et efficace.

Tentative de suicide récente, ou sortie récente d’hospitalisation
Idées suicidaires persistantes ou envahissantes
Dépression caractérisée, désespoir, automutilations répétées
Harcèlement, violences subies, rupture affective
Alcool ou substances associés
Isolement, entourage indisponible ou en conflit
Apaisement soudain et inexpliqué après une période de crise
Idée fugace ancienne, sans plan, entourage disponible et suivi en place

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Poser la question des idées suicidaires n'induit pas le passage à l'acte — c'est la crainte inverse qui fait manquer des situations graves. Ce qui compte ensuite tient en trois éléments : l'existence d'un scénario précis, l'accès aux moyens, et la période qui suit une tentative ou une sortie d'hospitalisation, où le risque est maximal.

Comment est-il calculé ?

Le scénario précis avec accès aux moyens et la tentative récente basculent seuls vers l'hospitalisation. Les idées persistantes, la souffrance psychique, l'isolement, le harcèlement et l'usage de substances élèvent le total. Une idée fugace ancienne, sans plan, avec entourage disponible et suivi en place, diminue le total.

Interprétation

  • Suivi ambulatoire

    Idée fugace ancienne, sans plan, entourage disponible et suivi en place. Maintenir le suivi et réévaluer. Prévoir un temps SEUL avec l'adolescent lors des consultations : certaines informations ne se disent pas devant les parents.

  • Réévaluation rapprochée

    Isolement, harcèlement, ou substances associées. Réévaluation rapprochée et mise en place d'un suivi. Demander explicitement aux parents de réduire l'ACCÈS AUX MOYENS au domicile : c'est l'une des rares mesures dont l'efficacité est établie.

  • Avis pédopsychiatrique

    Idées persistantes, souffrance psychique marquée, ou apaisement soudain inexpliqué. Un apaisement rapide ne rassure PAS : il peut suivre la décision de passer à l'acte. Avis pédopsychiatrique rapide et sécurisation de l'environnement.

  • Hospitalisation

    Scénario précis avec accès aux moyens, ou tentative récente. Hospitalisation et prise en charge pédopsychiatrique. La période suivant une tentative ou une sortie d'hospitalisation est celle où le risque est MAXIMAL : l'organisation du suivi ne se reporte pas.

Quand l’utiliser ?

Devant toute expression d'idées suicidaires, d'automutilation ou de désespoir chez un adolescent.

Limites

  • POSER LA QUESTION des idées suicidaires n'induit pas le passage à l'acte : c'est la crainte inverse qui fait manquer des situations graves. La question doit être posée directement et sans détour.
  • Trois éléments comptent le plus : l'existence d'un SCÉNARIO précis, l'ACCÈS AUX MOYENS, et la période qui suit une tentative ou une sortie d'hospitalisation, où le risque est maximal.
  • Réduire l'ACCÈS AUX MOYENS — médicaments du domicile, armes — est une mesure concrète, immédiate, et l'une des rares dont l'efficacité est établie : elle doit être demandée explicitement aux parents.
  • Une amélioration APPARENTE et rapide après une crise, ou un apaisement soudain, ne rassure pas : elle peut suivre la décision de passer à l'acte.
  • L'entretien doit comporter un temps SEUL avec l'adolescent : certaines informations — harcèlement, violences, orientation sexuelle, usage de substances — ne se disent pas devant les parents.
  • Cet outil n'est aucune échelle validée d'évaluation du risque suicidaire, ne prédit aucun passage à l'acte, et ne remplace ni l'entretien clinique, ni l'avis pédopsychiatrique.

Questions fréquentes

Poser la question du suicide risque-t-elle d’induire le passage à l’acte ?
Non. C'est la crainte inverse qui fait manquer des situations graves : la question doit être posée directement et sans détour.
Un adolescent apaisé après une crise est-il hors de danger ?
Pas nécessairement. Un apaisement soudain et inexpliqué peut suivre la décision de passer à l'acte : il ne doit pas rassurer.

Références

  1. Turecki G, Brent DA. Suicide and suicidal behaviour. The Lancet. 2016. DOI 10.1016/S0140-6736(15)00234-2
  2. Yip PS, Caine E, Yousuf S, Chang SS, Wu KC, Chen YY. Means restriction for suicide prevention. The Lancet. 2012. DOI 10.1016/S0140-6736(12)60521-2

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