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CliniOutils

Repérage du harcèlement scolaire

Repérage des signes évocateurs d'un harcèlement scolaire ou d'un cyberharcèlement.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Plaintes somatiques répétées, surtout les jours d école
Refus ou réticence à aller à l école
Fléchissement des résultats scolaires
Retrait social, perte d amis, isolement à la récréation
Irritabilité, troubles du sommeil ou de l alimentation récents
Affaires abîmées ou disparues, blessures inexpliquées
Évitement du téléphone, ou détresse après consultation des écrans
Idées suicidaires ou automutilations

8 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le harcèlement scolaire est associé à un risque suicidaire nettement augmenté, et il n'est presque jamais rapporté spontanément : l'enfant a honte, craint les représailles, ou pense que rien ne changera. Ce sont les signes indirects — plaintes somatiques, refus d'aller à l'école, retrait — qui le révèlent, à condition de poser la question directement.

Comment est-il calculé ?

Les signes sont recherchés dans trois registres : les manifestations somatiques et scolaires, les modifications du comportement et des relations, et les éléments matériels — affaires abîmées ou disparues, blessures inexpliquées. Le cyberharcèlement se cherche séparément car il ne s'arrête pas à la porte de l'école.

Interprétation

  • Peu de signes

    Peu de signes d'appel. Poser tout de même la question DIRECTEMENT et seul à seul : le harcèlement n'est presque jamais rapporté spontanément, et son absence ne se déduit pas de l'absence de plainte.

  • Signes évocateurs

    Signes évocateurs. Entretien seul à seul, questions directes sur les relations à l'école et sur les écrans — le CYBERHARCÈLEMENT ne s'arrête pas à la sortie des cours. Ne pas conseiller à l'enfant de « se défendre » : le harcèlement relève d'une réponse adulte et institutionnelle.

  • Harcèlement probable

    Faisceau de signes fort. Évaluer explicitement le RISQUE SUICIDAIRE, nettement augmenté dans cette situation. Signaler à l'établissement, associer les parents, et organiser un suivi. Le repérage sans suite institutionnelle est inutile.

  • Situation à risque

    Idées suicidaires ou automutilations associées : situation à risque. Évaluation du risque suicidaire, avis pédopsychiatrique, protection immédiate de l'enfant, signalement à l'établissement et, selon la gravité, aux autorités. Ne pas laisser l'enfant repartir sans qu'un suivi soit organisé et daté.

Quand l’utiliser ?

Devant des plaintes somatiques répétées, un refus scolaire, un fléchissement des résultats, un retrait social ou une modification du comportement.

Limites

  • La question doit être posée DIRECTEMENT et seul à seul : l'enfant ne l'aborde presque jamais spontanément, par honte, par crainte des représailles, ou parce qu'il pense que rien ne changera.
  • Le CYBERHARCÈLEMENT ne s'arrête pas à la sortie de l'école : il est permanent, souvent invisible des adultes, et sa diffusion amplifie l'humiliation. Il doit être cherché spécifiquement.
  • Le RISQUE SUICIDAIRE est nettement augmenté et doit être évalué explicitement, y compris chez l'enfant jeune.
  • L'enfant HARCELEUR est lui-même souvent en difficulté : la réponse ne peut pas être seulement punitive, sans quoi le harcèlement se déplace au lieu de cesser.
  • Demander à l'enfant de « se défendre » ou de « ne pas y prêter attention » aggrave la situation et son isolement : le harcèlement relève d'une réponse ADULTE et institutionnelle.
  • Le signalement à l'établissement et, selon la gravité, aux autorités, fait partie de la prise en charge : le repérage sans suite est inutile.

Questions fréquentes

Faut-il poser la question directement ?
Oui, seul à seul. L'enfant ne l'aborde presque jamais spontanément — par honte, par crainte des représailles, ou parce qu'il pense que rien ne changera. Poser la question est ce qui ouvre la porte.
Faut-il conseiller à l'enfant de se défendre ?
Non. Lui demander de se défendre ou de « ne pas y prêter attention » aggrave son isolement et lui fait porter la responsabilité. Le harcèlement relève d'une réponse adulte et institutionnelle.

Références

  1. Haute Autorité de santé. Souffrance psychique et troubles du développement chez l'enfant et l'adolescent — guide de repérage. Recommandations françaises. 2023.

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