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CliniOutils

Risque routier professionnel

Repérage des facteurs de risque routier chez un salarié conduisant dans le cadre de son travail ou de son trajet.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Endormissement au volant, même bref
Accident ou quasi-accident récent en mission ou en trajet
Somnolence diurne ou apnées du sommeil non traitées
Alcool, cannabis ou autres substances
Traitement sédatif en cours
Amplitude horaire élevée, travail de nuit, kilométrage important
Pression sur les délais, tournées non ajustables
Usage du téléphone au volant, y compris en kit mains libres
Tournées ajustables, pauses organisées, politique de non-sollicitation au volant

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'accident de la route est la première cause de mortalité au travail, et une part majoritaire de ces accidents survient sur le trajet — période où la vigilance de l'entreprise est la plus faible. Les facteurs sont connus et modifiables : dette de sommeil, traitements, téléphone, pression sur les délais et organisation des tournées.

Comment est-il calculé ?

Les facteurs individuels — somnolence, apnées non traitées, traitements sédatifs, substances — sont recueillis avec les facteurs d'organisation : kilométrage, amplitude horaire, pression sur les délais, usage du téléphone au volant. Un endormissement au volant ou un accident récent bascule seul la situation.

Interprétation

  • Risque maîtrisé

    Organisation adaptée et absence de facteur individuel. Maintenir les mesures et rappeler que le TÉLÉPHONE au volant dégrade la conduite même en kit mains libres : le risque tient à la charge cognitive de la conversation, non au fait de tenir l'appareil.

  • Agir sur l’organisation

    Amplitude horaire, pression sur les délais, ou usage du téléphone. La PRESSION sur les délais est un facteur organisationnel majeur : agir dessus relève de l'employeur et a plus d'effet que les conseils individuels répétés. Vérifier les traitements et leur signalisation.

  • Évaluation médicale nécessaire

    Somnolence, apnées non traitées, traitement sédatif ou consommation de substances. Explorer le sommeil et revoir l'ordonnance avec le prescripteur. Un syndrome d'apnées traité et observant ne justifie pas de restriction : c'est l'absence de traitement qui pose problème.

  • Mesure conservatoire

    ENDORMISSEMENT au volant, ou accident récent avec facteurs associés. Un endormissement, même bref et sans conséquence, est un événement sentinelle : mesure conservatoire immédiate et exploration du sommeil, et non un simple conseil de vigilance.

Quand l’utiliser ?

Lors du suivi d'un salarié conduisant pour son travail, et après tout accident de trajet ou de mission.

Limites

  • Un ENDORMISSEMENT au volant, même bref et sans conséquence, est un événement sentinelle : il impose une exploration du sommeil et une mesure conservatoire, et non un simple conseil de vigilance.
  • L'accident de TRAJET représente une part majoritaire des accidents mortels du travail, mais il est aussi le moins prévenu : l'organisation des horaires, la fatigue de fin de poste et le travail de nuit y jouent un rôle direct.
  • Le TÉLÉPHONE au volant, y compris en kit mains libres, dégrade la conduite : le risque tient à la charge cognitive de la conversation, non au fait de tenir l'appareil. Le kit mains libres n'est donc pas une solution.
  • La PRESSION sur les délais et les tournées est un facteur organisationnel majeur : agir sur elle relève de l'employeur et a plus d'effet que les conseils individuels répétés au salarié.
  • Vérifier les TRAITEMENTS et rappeler la signalisation des médicaments incompatibles avec la conduite : c'est une information rarement donnée, alors que de nombreux traitements courants sont concernés.
  • Cet outil ne prononce aucune aptitude ni restriction à la conduite, décisions qui relèvent du médecin du travail et, pour certaines catégories, d'une procédure spécifique.

Questions fréquentes

Le kit mains libres rend-il le téléphone sûr au volant ?
Non. Le risque tient à la charge cognitive de la conversation, non au fait de tenir l'appareil : le kit mains libres ne supprime pas la dégradation de la conduite.
Que faire après un endormissement bref au volant ?
Le traiter comme un événement sentinelle : mesure conservatoire immédiate et exploration du sommeil, et non un simple conseil de vigilance.

Références

  1. Bonsignore MR, Randerath W, Schiza S, et al.. European Respiratory Society statement on sleep apnoea, sleepiness and driving risk. European Respiratory Journal. 2021. DOI 10.1183/13993003.01272-2020
  2. Redelmeier DA, Tibshirani RJ. Association between cellular-telephone calls and motor vehicle collisions. New England Journal of Medicine. 1997. DOI 10.1056/NEJM199702133360701

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