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CliniOutils

Dermite séborrhéique : orientation

Orientation devant une dermite séborrhéique et repérage des formes justifiant une recherche de cause associée.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Forme profuse, brutale ou résistante chez l’adulte
Facteurs de risque d’immunodépression
Maladie de Parkinson ou autre atteinte neurologique
Suintement, croûtes jaunâtres, surinfection
Atteinte du tronc et des plis, au-delà du visage et du cuir chevelu
Dermocorticoïdes appliqués au long cours sur le visage
Rechutes rapprochées, sans traitement d’entretien
Retentissement esthétique ou psychologique marqué
Forme limitée du cuir chevelu, ou croûtes de lait du nourrisson

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La dermite séborrhéique est banale et se contrôle bien, mais deux situations doivent alerter : une forme profuse ou résistante chez l'adulte, qui fait chercher une immunodépression, et une forme sévère associée à des signes neurologiques. Chez le nourrisson, les croûtes de lait sont bénignes et régressent seules.

Comment est-il calculé ?

La forme profuse ou résistante avec facteurs de risque bascule seule vers la recherche d'une cause associée. L'atteinte étendue, la surinfection, l'usage prolongé de dermocorticoïdes et la maladie neurologique élèvent le total. Une forme limitée du cuir chevelu, ou des croûtes de lait du nourrisson, diminue le total.

Interprétation

  • Forme banale

    Forme limitée, ou croûtes de lait du nourrisson. Chez le nourrisson, les CROÛTES DE LAIT régressent spontanément et ne justifient ni traitement agressif, ni dermocorticoïde. Chez l'adulte, traitement local simple et information sur le caractère chronique.

  • Traitement d’entretien

    Rechutes rapprochées, retentissement, ou atteinte étendue. La maladie est CHRONIQUE : un traitement d'entretien espacé prévient les rechutes mieux que des cures répétées à chaque poussée. L'entretien repose sur les antifongiques locaux, pas sur les corticoïdes.

  • Revoir le traitement

    Dermocorticoïdes prolongés, surinfection, ou maladie neurologique associée. L'usage prolongé de DERMOCORTICOÏDES sur le visage entraîne atrophie et rebond : les arrêter progressivement. Traiter la surinfection et réévaluer.

  • Chercher une cause associée

    Forme profuse, brutale ou résistante, a fortiori avec facteurs de risque. Une telle présentation doit faire rechercher une IMMUNODÉPRESSION, dont elle est parfois révélatrice. Avis dermatologique et bilan orienté.

Quand l’utiliser ?

Devant des squames grasses du cuir chevelu, du visage ou du tronc.

Limites

  • Une forme PROFUSE, résistante ou d'apparition brutale chez l'adulte doit faire rechercher une immunodépression : c'est une présentation classique et souvent révélatrice.
  • La dermite séborrhéique est plus fréquente et plus sévère dans certaines maladies NEUROLOGIQUES, dont la maladie de Parkinson : la constater ne dispense pas d'examiner le patient.
  • Les CROÛTES DE LAIT du nourrisson sont bénignes et régressent spontanément : elles ne justifient ni traitement agressif, ni dermocorticoïde, ni inquiétude parentale entretenue.
  • La maladie est CHRONIQUE et récidivante : le traitement contrôle sans guérir, et un traitement d'entretien espacé prévient les rechutes mieux que des cures répétées à chaque poussée.
  • L'usage prolongé de DERMOCORTICOÏDES sur le visage entraîne atrophie et rebond : le traitement d'entretien repose sur les antifongiques locaux, non sur les corticoïdes.
  • Cet outil ne pose aucun diagnostic et ne remplace ni l'examen dermatologique, ni le bilan d'une forme atypique.

Questions fréquentes

Les croûtes de lait doivent-elles être traitées ?
Non. Elles sont bénignes et régressent spontanément : ni traitement agressif, ni dermocorticoïde.
Pourquoi la dermite revient-elle toujours ?
Parce qu'elle est chronique : le traitement contrôle sans guérir. Un traitement d'entretien espacé prévient les rechutes mieux que des cures répétées à chaque poussée.

Références

  1. Dessinioti C, Katsambas A. Seborrhoeic dermatitis. Clinics in Dermatology. 2013. DOI 10.1016/j.clindermatol.2013.01.001
  2. Okokon EO, Verbeek JH, Ruotsalainen JH, Ojo OA, Bakhoya VN. Topical antifungals for seborrhoeic dermatitis. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2015. DOI 10.1002/14651858.CD008138.pub3

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