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CliniOutils

Rosacée : formes et orientation

Orientation devant une rougeur persistante du visage évoquant une rosacée, et repérage de l'atteinte oculaire.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Douleur oculaire, photophobie ou baisse d’acuité visuelle
Yeux secs, grain de sable, orgelets ou chalazions à répétition
Dermocorticoïdes appliqués sur le visage

Ils aggravent la rosacée et provoquent une rechute majorée à l’arrêt.

Papules et pustules du centre du visage, sans comédon
Épaississement cutané, aspect irrégulier du nez
Bouffées vasomotrices déclenchées par la chaleur, l’alcool ou les épices
Retentissement psychologique ou social marqué
Échec d’un traitement local bien conduit
Rougeur intermittente isolée, sans papule ni symptôme oculaire

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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La rosacée est souvent traitée comme une acné, alors que les deux se distinguent par un détail simple : la rosacée n'a pas de comédons. Surtout, l'atteinte oculaire est fréquente, précède parfois l'atteinte cutanée, et se manifeste par une gêne banale — yeux secs, orgelets à répétition — que personne ne rattache au visage.

Comment est-il calculé ?

L'atteinte oculaire avec douleur ou baisse visuelle bascule seule vers l'avis ophtalmologique. Les bouffées vasomotrices, les papulo-pustules, l'usage de dermocorticoïdes et l'épaississement cutané élèvent le total. Une rougeur intermittente isolée, sans papule ni symptôme oculaire, diminue le total.

Interprétation

  • Forme vasculaire simple

    Rougeur intermittente isolée. PHOTOPROTECTION quotidienne et identification des facteurs déclenchants — chaleur, alcool, épices, variations thermiques : cela fait partie du traitement, non de l'accessoire. Annoncer le caractère chronique de l'affection.

  • Traitement local

    Bouffées vasomotrices, retentissement, papulo-pustules, ou échec d'un traitement. Vérifier l'absence de COMÉDONS, qui distingue la rosacée de l'acné et évite un traitement inadapté. Traitement local adapté et réévaluation.

  • Avis dermatologique

    Symptômes oculaires, dermocorticoïdes appliqués, ou épaississement cutané. Arrêter les DERMOCORTICOÏDES en prévenant de la rechute à l'arrêt. Demander explicitement les symptômes oculaires : ils sont fréquents, précèdent parfois l'atteinte cutanée, et ne sont pas rattachés par le patient.

  • Avis ophtalmologique

    Douleur oculaire, photophobie ou baisse d'acuité. L'atteinte oculaire de la rosacée peut menacer la cornée : avis ophtalmologique sans délai, en parallèle de la prise en charge cutanée.

Quand l’utiliser ?

Devant une rougeur ou des papules persistantes du centre du visage.

Limites

  • La rosacée n'a PAS DE COMÉDONS : c'est le point qui la distingue de l'acné, et la confusion conduit à des traitements inadaptés et parfois aggravants.
  • L'atteinte OCULAIRE est fréquente et peut précéder l'atteinte cutanée : yeux secs, sensation de grain de sable, orgelets et chalazions à répétition. Elle est rarement rattachée à la rosacée par le patient, et doit être demandée.
  • Les DERMOCORTICOÏDES sur le visage aggravent la rosacée et provoquent une rechute majorée à l'arrêt : ils sont fréquemment appliqués par automédication sur une rougeur, et leur usage doit être recherché.
  • La PHOTOPROTECTION quotidienne et l'identification des facteurs déclenchants — chaleur, alcool, aliments épicés, variations thermiques — font partie du traitement, pas de l'accessoire.
  • La rosacée est CHRONIQUE : le traitement contrôle sans guérir, et l'annoncer d'emblée évite l'errance thérapeutique et les arrêts prématurés.
  • Cet outil ne pose aucun diagnostic, ne reproduit aucune classification, et ne remplace ni l'examen dermatologique, ni l'avis ophtalmologique.

Questions fréquentes

Comment distinguer rosacée et acné ?
Par les comédons : la rosacée n'en a pas. La confusion conduit à des traitements inadaptés et parfois aggravants.
Faut-il appliquer une crème à la cortisone ?
Non. Les dermocorticoïdes aggravent la rosacée et provoquent une rechute majorée à l'arrêt. Leur usage en automédication doit être recherché.

Références

  1. Tan J, Almeida LMC, Bewley A, et al.. Updating the diagnosis, classification and assessment of rosacea: recommendations from the global ROSacea COnsensus (ROSCO) panel. British Journal of Dermatology. 2017. DOI 10.1111/bjd.15122
  2. van Zuuren EJ. Rosacea. New England Journal of Medicine. 2017. DOI 10.1056/NEJMcp1506630

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