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CliniOutils

Sécheresse oculaire

Orientation devant une sécheresse oculaire et repérage des formes secondaires à explorer.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Sensation de sable, brûlure ou gêne chronique
Aggravation en fin de journée, sur écran ou en air conditionné
Bord libre inflammatoire, orifices obstrués, blépharite

Sécheresse par évaporation : soins de paupières.

Larmoiement paradoxal

N'écarte pas la sécheresse : larmoiement réflexe.

Bouche sèche associée

Faire chercher un syndrome de Gougerot-Sjögren.

Arthralgies, fatigue ou autre signe auto-immun
Traitement asséchant, ou collyre avec conservateur au long cours
Baisse d acuité, kératite ou occlusion palpébrale incomplète

8 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La sécheresse oculaire est très fréquente et souvent banalisée, alors qu'elle retentit réellement sur la qualité de vie. Deux choses sont régulièrement manquées : sa cause la plus fréquente n'est pas un manque de larmes mais un DYSFONCTIONNEMENT DES GLANDES DE MEIBOMIUS — qui se traite tout autrement — et un syndrome sec avec bouche sèche doit faire chercher un syndrome de Gougerot-Sjögren.

Comment est-il calculé ?

Les éléments recherchés portent sur les symptômes et leur variation dans la journée, l'aspect des paupières et du bord libre, les causes iatrogènes et environnementales, et les signes systémiques évoquant une maladie auto-immune.

Interprétation

  • Sécheresse simple

    Sécheresse oculaire simple. Substituts lacrymaux SANS CONSERVATEUR, adaptation de l'environnement — humidification, pauses sur écran, air conditionné —, et revue des traitements asséchants. Chercher systématiquement une blépharite associée : elle change le traitement.

  • Sécheresse par évaporation

    Atteinte du bord libre : sécheresse par ÉVAPORATION, la forme la plus fréquente. Le traitement repose sur les SOINS DE PAUPIÈRES quotidiens — chaleur, massage, nettoyage — plus que sur les larmes artificielles. Un larmoiement paradoxal n'écarte pas le diagnostic : c'est un réflexe.

  • Rechercher un syndrome de Gougerot-Sjögren

    Sécheresse oculaire avec bouche sèche ou signes systémiques. Rechercher un syndrome de GOUGEROT-SJÖGREN : anticorps antinucléaires, anti-SSA et anti-SSB, et avis rhumatologique. Les atteintes systémiques associées — articulaires, pulmonaires, rénales, neurologiques — doivent être recherchées.

  • Sécheresse compliquée

    Kératite, baisse d'acuité, ou occlusion palpébrale incomplète : risque d'ULCÉRATION cornéenne. Avis ophtalmologique, protection oculaire renforcée, et traitement de la cause. Une occlusion incomplète — paralysie faciale, exophtalmie — expose à la perte de l'œil.

Quand l’utiliser ?

Devant une sensation de sable, une gêne oculaire chronique, un larmoiement paradoxal ou une fluctuation visuelle.

Limites

  • La cause la plus fréquente est le DYSFONCTIONNEMENT DES GLANDES DE MEIBOMIUS — sécheresse par évaporation, non par manque de larmes : son traitement repose sur les soins de paupières, chauds et quotidiens, plus que sur les larmes artificielles.
  • Un LARMOIEMENT n'écarte pas une sécheresse : c'est un larmoiement réflexe, paradoxal, très fréquent et régulièrement mal interprété.
  • Une sécheresse oculaire associée à une BOUCHE SÈCHE doit faire chercher un syndrome de Gougerot-Sjögren : anticorps, avis rhumatologique, et recherche des autres atteintes systémiques.
  • Les causes IATROGÈNES sont fréquentes et réversibles : anticholinergiques, antihistaminiques, antidépresseurs, isotrétinoïne, bêtabloquants, y compris en collyre.
  • Les CONSERVATEURS des collyres, en particulier le chlorure de benzalkonium, aggravent la sécheresse : chez un patient traité au long cours — glaucome notamment — les formes sans conservateur s'imposent.
  • Une kératite sévère avec baisse d'acuité, ou une sécheresse chez un patient dont l'occlusion palpébrale est incomplète, expose à l'ulcération : elle relève d'un avis ophtalmologique, non d'un simple substitut lacrymal.

Questions fréquentes

Un larmoiement écarte-t-il une sécheresse ?
Non, c'est même un signe classique : le larmoiement réflexe est déclenché par la sécheresse elle-même. Il est très fréquent et régulièrement interprété à l'envers.
Les larmes artificielles suffisent-elles ?
Pas dans la forme la plus fréquente. Le dysfonctionnement des glandes de Meibomius — sécheresse par évaporation — relève des soins de paupières quotidiens : chaleur, massage, nettoyage. Les larmes artificielles y sont un appoint.

Références

  1. Craig JP, Nichols KK, Akpek EK, et al.. TFOS DEWS II Definition and Classification Report. The Ocular Surface. 2017. DOI 10.1016/j.jtos.2017.05.008

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