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CliniOutils

Chirurgie réfractive : réserves et informations

Repérage des réserves à poser avant d'adresser pour une chirurgie réfractive.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Kératocône connu ou suspecté, antécédent familial
Sécheresse oculaire marquée ou symptomatique
Réfraction non stabilisée sur au moins un an
Glaucome, uvéite ou rétinopathie associés
Attente d’une indépendance définitive aux lunettes
Myopie forte, avec risque rétinien à vie
Maladie auto-immune ou diabète mal équilibré
Grossesse ou allaitement en cours
Bilan préopératoire complet favorable et attentes réalistes

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Deux malentendus dominent la consultation : croire que l'opération supprime le risque rétinien de la myopie forte — elle ne le change pas —, et attendre une indépendance définitive aux lunettes, alors que la presbytie viendra. Les repérer avant d'adresser évite des déceptions durables et des décisions mal informées.

Comment est-il calculé ?

Une suspicion de kératocône bascule seule vers la contre-indication à éliminer. La sécheresse oculaire marquée, l'instabilité de la réfraction, une pathologie oculaire associée et les attentes irréalistes élèvent le total. Un bilan complet favorable et des attentes réalistes diminuent le total.

Interprétation

  • Bilan favorable

    Bilan préopératoire complet favorable et attentes réalistes. Rappeler tout de même que la chirurgie ne dispense pas de la PRESBYTIE à venir : c'est la principale source de déception, et elle se corrige avant l'intervention, pas après.

  • Information à compléter

    Myopie forte, maladie générale, ou grossesse en cours. Compléter l'information : la chirurgie ne supprime PAS le risque rétinien de la myopie forte, et la surveillance du fond d'œil reste nécessaire à vie. Différer la décision pendant la grossesse et l'allaitement.

  • Réserves sérieuses

    Sécheresse marquée, réfraction instable, pathologie oculaire, ou attentes irréalistes. La SÉCHERESSE est l'effet indésirable le plus fréquent et la chirurgie l'aggrave : la traiter et la réévaluer avant toute décision. Une réfraction non stabilisée expose à une reprise de la progression.

  • Contre-indication à éliminer

    Kératocône connu ou suspecté, ou cumul de réserves. Un KÉRATOCÔNE, même infraclinique, est une contre-indication : la topographie cornéenne préopératoire sert à le dépister, et opérer un kératocône méconnu expose à une ectasie cornéenne. Avis spécialisé avant toute programmation.

Quand l’utiliser ?

Devant une demande d'information ou avant d'adresser pour une chirurgie réfractive.

Limites

  • La chirurgie réfractive ne supprime PAS le risque rétinien de la myopie forte : décollement, maculopathie et glaucome persistent, et la surveillance du fond d'œil reste nécessaire à vie.
  • Un KÉRATOCÔNE, même infraclinique, est une contre-indication : la topographie cornéenne préopératoire sert précisément à le dépister, et opérer un kératocône méconnu expose à une ectasie cornéenne.
  • La SÉCHERESSE OCULAIRE est l'effet indésirable le plus fréquent et la chirurgie l'aggrave : une sécheresse préexistante doit être traitée puis réévaluée avant toute décision.
  • La réfraction doit être STABLE : opérer une myopie encore évolutive expose à une reprise de la progression et à un résultat qui se dégrade.
  • La chirurgie ne dispense pas de la PRESBYTIE à venir : l'attente d'une indépendance définitive aux lunettes est la principale source de déception, et doit être corrigée avant l'intervention, pas après.
  • Cet outil ne pose aucune indication opératoire, qui relève du bilan préopératoire spécialisé et de l'information éclairée du patient.

Questions fréquentes

La chirurgie supprime-t-elle le risque rétinien de la myopie forte ?
Non. Décollement, maculopathie et glaucome persistent : la surveillance du fond d'œil reste nécessaire à vie, opéré ou non.
Sera-t-on définitivement libéré des lunettes ?
Non : la presbytie viendra. Cette attente est la principale source de déception, et elle doit être corrigée avant l'intervention.

Références

  1. Randleman JB, Trattler WB, Stulting RD. Validation of the Ectasia Risk Score System for preoperative laser in situ keratomileusis screening. American Journal of Ophthalmology. 2008. DOI 10.1016/j.ajo.2008.09.035
  2. Sandoval HP, Donnenfeld ED, Kohnen T, et al.. Modern laser in situ keratomileusis outcomes. Journal of Cataract & Refractive Surgery. 2016. DOI 10.1016/j.jcrs.2016.07.012

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