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CliniOutils

Œil du paralysé facial : protection cornéenne

Repérage du risque d'atteinte cornéenne par défaut d'occlusion palpébrale au cours d'une paralysie faciale.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Cornée terne, opacité ou ulcération visible
Douleur oculaire avec baisse de vision
Œil non protégé la nuit malgré une occlusion incomplète

La protection nocturne est la mesure la plus efficace et la plus souvent omise.

Aucune larme artificielle régulière
Sensibilité cornéenne diminuée ou abolie
Larmes artificielles utilisées à la demande seulement
Patient non informé des signes qui doivent faire consulter
Paralysie persistante sans récupération
Protection nocturne et lubrification régulière en place

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La paralysie faciale attire l'attention sur le visage, alors que le risque fonctionnel réel est cornéen : l'œil ne se ferme plus complètement, en particulier la nuit, et la cornée s'assèche. Le danger est aggravé quand la sensibilité cornéenne est diminuée, car la douleur ne joue plus son rôle d'alerte et l'ulcération peut évoluer sans plainte.

Comment est-il calculé ?

La cornée terne ou ulcérée et la douleur avec baisse de vision basculent seules vers l'avis urgent. L'occlusion nocturne incomplète non protégée, l'absence de lubrifiant, la sensibilité cornéenne abolie et l'information non donnée élèvent le total. Une protection oculaire correctement mise en place diminue le total.

Interprétation

  • Protection assurée

    Protection nocturne et lubrification régulière en place. Poursuivre tant que l'occlusion reste incomplète : le risque persiste jusqu'à la récupération, y compris quand le visage s'améliore.

  • Renforcer la protection

    Patient non informé, ou paralysie prolongée. Expliquer les signes qui doivent faire consulter : une rougeur, une douleur ou une baisse de vision ne sont JAMAIS banales chez un paralysé facial.

  • Corriger la prise en charge

    Œil non protégé la nuit, lubrification absente ou à la demande, ou sensibilité cornéenne diminuée. Quand la SENSIBILITÉ est abolie, la douleur ne prévient plus : surveiller activement plutôt qu'attendre une plainte.

  • Avis ophtalmologique urgent

    Cornée terne ou ulcérée, ou douleur avec baisse de vision. Examen de la cornée sans attendre la récupération de la paralysie.

Quand l’utiliser ?

Dès le diagnostic de paralysie faciale et à chaque consultation de suivi.

Limites

  • Le risque principal d'une paralysie faciale est CORNÉEN : l'attention portée au visage fait souvent négliger la protection de l'œil, qui conditionne le pronostic visuel.
  • L'occlusion incomplète est surtout dangereuse la NUIT : la protection nocturne — pommade et fermeture de la paupière — est la mesure la plus efficace et la plus souvent omise.
  • Quand la SENSIBILITÉ cornéenne est diminuée, la douleur ne joue plus son rôle d'alerte : une ulcération peut évoluer sans plainte, ce qui impose une surveillance active plutôt qu'une consigne d'attente.
  • Les larmes artificielles doivent être appliquées de façon RÉGULIÈRE et non à la demande : l'assèchement est continu, l'instillation ponctuelle ne le compense pas.
  • Une rougeur, une douleur ou une baisse de vision chez un paralysé facial ne sont jamais banales : elles imposent un examen de la cornée sans attendre la récupération de la paralysie.
  • Cet outil ne traite pas la paralysie faciale elle-même, ne fixe aucun protocole, et ne remplace ni l'examen ophtalmologique, ni l'avis spécialisé.

Questions fréquentes

Quelle mesure protège le mieux l’œil d’un paralysé facial ?
La protection nocturne — pommade et fermeture de la paupière — car l'occlusion incomplète est surtout dangereuse pendant le sommeil. C'est aussi la mesure la plus souvent omise.
Pourquoi surveiller quand la sensibilité cornéenne est diminuée ?
Parce que la douleur ne joue plus son rôle d'alerte : une ulcération peut évoluer sans aucune plainte du patient.

Références

  1. Rahman I, Sadiq SA. Ophthalmic management of facial nerve palsy: a review. Survey of Ophthalmology. 2007. DOI 10.1016/j.survophthal.2006.10.009
  2. Baugh RF, Basura GJ, Ishii LE, et al.. Clinical practice guideline: Bell's palsy. Otolaryngology–Head and Neck Surgery. 2013. DOI 10.1177/0194599813505967

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