Larmoiement du nourrisson : orientation
Orientation devant un larmoiement du nourrisson, de l'imperforation lacrymale banale au glaucome congénital.
9 champs restants
Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
Un larmoiement du nourrisson est presque toujours une imperforation du canal lacrymo-nasal, qui régresse seule avant l'âge d'un an avec un massage bien fait. Mais une triade doit alerter : larmoiement, photophobie et blépharospasme signent un glaucome congénital jusqu'à preuve du contraire, et le pronostic visuel dépend alors du délai chirurgical.
Comment est-il calculé ?
Un larmoiement clair isolé sur un œil blanc diminue le total et oriente vers l'imperforation. Les signes de glaucome congénital — photophobie, blépharospasme, cornée trouble, asymétrie de taille des yeux — sont recueillis séparément et basculent la situation. La persistance au-delà d'un an et la dacryocystite aiguë appellent leur propre conduite.
Interprétation
- Imperforation lacrymale probable
Larmoiement clair isolé sur un œil blanc, sans photophobie. Imperforation du canal lacrymo-nasal : elle régresse spontanément dans la grande majorité des cas avant un an. MONTRER le massage du sac lacrymal aux parents — le prescrire sans le montrer ne suffit pas — et réévaluer.
- Poursuivre le massage et surveiller
Sécrétions récidivantes ou persistance prolongée. Poursuivre le massage, traiter les épisodes de surinfection, et prévoir un avis ophtalmologique si le larmoiement persiste au-delà de DOUZE MOIS : au-delà, il ne régressera probablement plus seul et un sondage se discute.
- Avis ophtalmologique
Photophobie isolée, dacryocystite, ou échec du massage avec persistance. Une PHOTOPHOBIE chez un nourrisson n'est jamais banale : elle impose un examen ophtalmologique à la recherche d'un glaucome congénital. Une dacryocystite aiguë appelle une antibiothérapie générale, l'extension étant rapide à cet âge.
- Glaucome congénital suspecté : urgence
Triade larmoiement, photophobie et blépharospasme, ou cornée trouble. GLAUCOME CONGÉNITAL jusqu'à preuve du contraire : avis ophtalmologique pédiatrique en urgence. Comparer les deux yeux — un diamètre cornéen augmenté d'un côté confirme la suspicion — et ne pas différer : le pronostic visuel dépend du délai chirurgical.
Quand l’utiliser ?
Devant un œil qui coule chez un nourrisson, et devant toute photophobie du jeune enfant.
Limites
- La TRIADE larmoiement, photophobie et blépharospasme chez un nourrisson est un GLAUCOME CONGÉNITAL jusqu'à preuve du contraire : c'est une urgence, et le pronostic visuel dépend du délai de prise en charge chirurgicale.
- COMPARER les deux yeux : une cornée trouble, ou un diamètre cornéen augmenté d'un côté — buphtalmie —, confirme l'urgence. Cette comparaison prend quelques secondes et se fait à l'œil nu.
- La cause la plus fréquente reste l'IMPERFORATION du canal lacrymo-nasal, qui régresse spontanément dans la grande majorité des cas avant l'âge d'un an. Le massage du sac lacrymal, correctement montré aux parents, est le traitement — encore faut-il le montrer, et non seulement le prescrire.
- Une DACRYOCYSTITE aiguë — tuméfaction inflammatoire de l'angle interne, fièvre — impose une antibiothérapie générale et un avis : chez le nourrisson, l'extension est rapide.
- Un larmoiement qui persiste au-delà de DOUZE MOIS ne régressera probablement plus seul : il relève d'un avis ophtalmologique pour discuter un sondage des voies lacrymales.
- Cet outil ne remplace ni l'examen ophtalmologique, ni la mesure du diamètre cornéen, ni l'examen sous anesthésie quand il est indiqué.
Questions fréquentes
- Quelle triade doit alerter chez un nourrisson qui pleure des larmes ?
- Larmoiement, photophobie et blépharospasme : c'est un glaucome congénital jusqu'à preuve du contraire. Comparer les deux yeux — un diamètre cornéen augmenté d'un côté confirme la suspicion.
- Jusqu’à quel âge attendre une régression spontanée ?
- Environ douze mois. Au-delà, une imperforation du canal lacrymo-nasal ne régressera probablement plus seule, et un sondage des voies lacrymales se discute.
Références
- Petersen RA, Robb RM. The natural course of congenital obstruction of the nasolacrimal duct. Journal of Pediatric Ophthalmology and Strabismus. 1978.
- Papadopoulos M, Cable N, Rahi J, Khaw PT. The British Infantile and Childhood Glaucoma (BIG) Eye Study. Investigative Ophthalmology & Visual Science. 2007. DOI 10.1167/iovs.06-1350
Outils associés
Dépistage de l'amblyopie chez l'enfant
Repérage des signes imposant un examen ophtalmologique chez l'enfant, avant la fin de la période sensible.
Cataracte : retentissement et indication opératoire
Évaluation du retentissement d'une cataracte et des situations justifiant une chirurgie, y compris urgente.
Larmoiement de l’adulte : orientation
Orientation devant un larmoiement chronique de l'adulte, entre excès de production et défaut d'évacuation.
Reflet pupillaire blanc chez l’enfant : ne rien différer
Conduite devant un reflet pupillaire blanc ou une lueur pupillaire anormale chez un enfant, situation où tout délai a des conséquences.
1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.