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CliniOutils

Larmoiement de l’adulte : orientation

Orientation devant un larmoiement chronique de l'adulte, entre excès de production et défaut d'évacuation.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Tuméfaction rouge et douloureuse de l’angle interne

Évoque une infection du sac lacrymal : pas un simple collyre.

Larmoiement avec baisse de vision, douleur ou photophobie
Hypothèse d’une sécheresse oculaire non envisagée
Position et tonicité des paupières non examinées
Traitement asséchant prescrit devant le larmoiement
Perméabilité des voies lacrymales non évaluée
Gêne à la lecture, à la conduite ou irritation cutanée non évaluées
Traitements généraux pouvant assécher non revus
Larmoiement modéré, cause identifiée, gêne soulagée

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le mécanisme paradoxal domine : le larmoiement le plus fréquent n'est pas un excès de larmes mais une sécheresse oculaire, qui provoque des larmes réflexes. Prescrire un traitement asséchant aggrave alors le symptôme. Les deux autres causes sont mécaniques et se voient à l'examen des paupières : une paupière qui ne plaque plus sur l'œil, ou une voie d'évacuation obstruée — et une infection du sac lacrymal impose un traitement rapide.

Comment est-il calculé ?

La tuméfaction inflammatoire de l'angle interne et le larmoiement avec baisse de vision basculent seuls vers l'action urgente. L'hypothèse de sécheresse non envisagée, les paupières non examinées, le traitement asséchant prescrit, la perméabilité non testée et le retentissement non évalué élèvent le total. Un larmoiement modéré expliqué et soulagé diminue le total.

Interprétation

  • Situation expliquée

    Larmoiement modéré, cause identifiée, gêne soulagée. Revoir si une BAISSE de vision ou une douleur apparaît : le cadre change alors entièrement.

  • Revoir l’ordonnance

    Traitements généraux non revus. Plusieurs traitements courants ASSÈCHENT et entretiennent le larmoiement réflexe : leur revue est simple et souvent productive.

  • Préciser le mécanisme

    Sécheresse non envisagée, paupières non examinées, traitement asséchant prescrit, perméabilité non évaluée, ou retentissement non mesuré. Le mécanisme est PARADOXAL : une sécheresse provoque des larmes réflexes.

  • Reprendre d’emblée

    Tuméfaction de l'angle interne, ou larmoiement avec baisse de vision. Une infection du SAC lacrymal ne se traite pas par un collyre : avis sans délai.

Quand l’utiliser ?

Devant un larmoiement chronique ou intermittent chez l'adulte.

Limites

  • Le mécanisme le plus fréquent est PARADOXAL : une sécheresse oculaire provoque des larmes réflexes. Prescrire un traitement asséchant aggrave alors le symptôme.
  • L'examen des PAUPIÈRES tranche une grande partie des cas : une paupière qui se retourne ou ne plaque plus sur le globe empêche l'évacuation, et cela se voit sans matériel.
  • Une tuméfaction inflammatoire de l'angle INTERNE de l'œil évoque une infection du sac lacrymal : c'est une situation qui ne se traite pas par un simple collyre.
  • Un larmoiement associé à une BAISSE de vision, une douleur ou une photophobie change entièrement de cadre : il ne relève plus d'un problème d'évacuation.
  • Le RETENTISSEMENT est sous-estimé : vision brouillée intermittente, gêne à la lecture et à la conduite, irritation de la peau — il justifie une prise en charge même quand la cause est bénigne.
  • Cet outil ne pose aucun diagnostic, ne décrit aucun geste de sondage, et ne remplace ni l'examen ophtalmologique, ni l'avis spécialisé.

Questions fréquentes

Pourquoi un œil sec peut-il pleurer ?
Parce que la sécheresse déclenche des larmes réflexes. Prescrire un traitement asséchant devant ce larmoiement aggrave alors le symptôme.
Quel examen simple oriente beaucoup ?
L'examen des paupières : une paupière qui se retourne ou ne plaque plus sur le globe empêche l'évacuation, et cela se voit sans matériel.

Références

  1. Shen GL, Ng JD, Ma XP. Evaluation and management of the tearing patient. International Journal of Ophthalmology. 2016. DOI 10.18240/ijo.2016.11.16
  2. Craig JP, Nichols KK, Akpek EK, et al.. TFOS DEWS II definition and classification report. The Ocular Surface. 2017. DOI 10.1016/j.jtos.2017.05.008

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