Proche endeuillé : le suivi qui s’arrête au mauvais moment
Repérage de la situation d'un proche après un décès, au moment où l'accompagnement s'interrompt brutalement.
9 champs restants
Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
Tant que la personne malade était là, l'entourage était en contact quotidien avec des soignants. Le décès met fin à ce lien du jour au lendemain, précisément quand les proches deviennent vulnérables : épuisement accumulé, isolement, santé négligée pendant des mois, parfois traitements interrompus. La majorité des deuils évolue sans intervention, mais quelques situations en sortent — deuil compliqué, dépression, conduites à risque — et elles ne se repèrent que si quelqu'un reprend contact.
Comment est-il calculé ?
Les idées suicidaires ou la dépression caractérisée et l'isolement complet sans aucun contact basculent seuls vers l'orientation sans délai. L'absence de reprise de contact après le décès, la santé du proche négligée pendant l'accompagnement, l'épuisement non évalué, les enfants du foyer non pris en compte et l'évolution inhabituelle du deuil élèvent le total. Un contact repris avec une situation évaluée diminue le total.
Interprétation
- Situation suivie
Contact repris et situation évaluée. Reprendre aussi la SANTÉ du proche : elle a souvent été négligée pendant des mois.
- Explorer les consommations
Consommations augmentées. Elles s'installent SILENCIEUSEMENT après un décès et ne sont presque jamais rapportées spontanément.
- Reprendre contact
Aucune reprise de contact, santé négligée, épuisement non évalué, enfants oubliés ou deuil figé. Le lien s'interrompt du jour au LENDEMAIN.
- Orienter sans délai
Idées suicidaires ou dépression, ou isolement complet. La majorité des deuils évolue SANS intervention, mais pas ces situations.
Quand l’utiliser ?
Dans les semaines et les mois suivant le décès d'un proche accompagné à domicile.
Limites
- Le lien avec l'équipe s'interrompt du jour au LENDEMAIN, au moment précis où les proches deviennent vulnérables.
- La majorité des deuils évolue SANS intervention : le repérage ne vise pas à médicaliser, mais à ne pas passer à côté du petit nombre qui en sort.
- La SANTÉ du proche a souvent été négligée pendant des mois : consultations reportées, traitements interrompus, symptômes ignorés.
- Un deuil qui reste FIGÉ dans le temps, avec incapacité persistante à reprendre une vie ordinaire, ne relève plus de l'évolution habituelle.
- Les ENFANTS du foyer traversent le même deuil sans être identifiés comme concernés : leur situation se demande explicitement.
- Cet outil ne pose aucun diagnostic, n'évalue aucune intensité de deuil et ne remplace ni l'écoute ni l'avis spécialisé.
Questions fréquentes
- Faut-il médicaliser le deuil ?
- Non : la majorité des deuils évolue sans intervention. Le repérage vise seulement à ne pas passer à côté des situations qui en sortent.
- Que vérifier chez le proche après le décès ?
- Sa propre santé, souvent négligée pendant des mois : consultations reportées, traitements interrompus, symptômes ignorés.
Références
- Stroebe M, Schut H, Stroebe W. Bereavement and health: the psychological and physical consequences of partner loss. The Lancet. 2007.
- Prigerson HG, Horowitz MJ, Jacobs SC, et al.. Prolonged grief disorder: psychometric validation of criteria. PLoS Medicine. 2009.
Outils associés
Épuisement de l’aidant : repérage
Repérage de l'épuisement d'un aidant familial et des situations exposant au maintien à domicile en échec.
Deuil chez l’enfant : accompagnement et alerte
Repérage des situations de deuil de l'enfant nécessitant un accompagnement spécialisé.
Décès attendu à domicile : ce que les proches doivent savoir avant
Repérage de ce qui n'a pas été préparé avec les proches pour le moment du décès à domicile, lorsqu'il est attendu.
Accompagnement bénévole : ce qu’il apporte et ce qu’il ne remplace pas
Repérage de ce qui n'a pas été posé autour de la présence de bénévoles auprès d'une personne malade : accord de la personne, périmètre, formation et articulation avec les professionnels.
Suites d’un événement collectif traumatique : les semaines qui suivent
Repérage de ce qui manque dans les semaines qui suivent un événement collectif traumatique : proportion du suivi, personnes indirectement exposées, reprise et réévaluation.
1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.