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CliniOutils

Rapport protéinurie sur créatininurie

Estimation de la protéinurie quotidienne à partir d'un simple échantillon d'urines.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
mg/L
mmol/L

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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le recueil des urines de vingt-quatre heures est contraignant et souvent mal réalisé : un recueil incomplet fait conclure à tort à l'absence de protéinurie. Le rapport protéinurie sur créatininurie s'obtient sur un échantillon, se corrèle bien au recueil complet, et c'est lui que retiennent les recommandations actuelles pour le dépistage comme pour le suivi.

Comment est-il calculé ?

Le rapport de la protéinurie sur la créatininurie du même échantillon s'affranchit de la dilution des urines. Exprimé en milligrammes de protéines par millimole de créatinine, il correspond approximativement à la protéinurie quotidienne rapportée au poids.

Interprétation

  • Protéinurie normale

    Rapport inférieur à 15 mg/mmol, soit environ 0,15 g par jour. Protéinurie physiologique. Chez le diabétique, poursuivre le dépistage par le rapport ALBUMINURIE sur créatininurie, plus sensible aux stades précoces.

  • Protéinurie modérée

    Rapport de 15 à 50 mg/mmol, soit environ 0,15 à 0,5 g par jour. Protéinurie pathologique modérée. Confirmer sur un second échantillon du matin, rechercher une hématurie, contrôler la pression artérielle et la fonction rénale, et introduire un bloqueur du système rénine-angiotensine si l'indication est retenue.

  • Protéinurie importante

    Rapport de 50 à 300 mg/mmol, soit environ 0,5 à 3 g par jour. Protéinurie importante : avis néphrologique, bilan étiologique — sérologies, immunologie, électrophorèse — et discussion d'une ponction-biopsie rénale selon le contexte.

  • Protéinurie de rang néphrotique

    Rapport supérieur à 300 mg/mmol, soit plus de 3 g par jour. Protéinurie de rang néphrotique : avis néphrologique urgent, recherche d'un syndrome néphrotique — hypoalbuminémie, œdèmes —, de ses complications thrombotiques et infectieuses, et bilan étiologique complet.

Quand l’utiliser ?

Devant une protéinurie détectée à la bandelette, dans le suivi d'une néphropathie, chez le diabétique et chez la femme enceinte hypertendue.

Limites

  • Le rapport est faussé par la MASSE MUSCULAIRE, qui détermine la créatininurie : il surestime la protéinurie chez le sujet dénutri ou amputé, et la sous-estime chez le sujet très musclé.
  • Il est peu fiable en cas d'insuffisance rénale aiguë, la créatininurie n'étant alors pas à l'état d'équilibre.
  • Le prélèvement doit être fait sur les urines du MATIN au réveil : un échantillon prélevé après une activité physique majore la protéinurie, dite orthostatique chez l'adolescent.
  • Le rapport mesure les protéines TOTALES : le dépistage de la néphropathie diabétique repose sur le rapport ALBUMINURIE sur créatininurie, plus sensible aux stades précoces.
  • Une bandelette positive doit toujours faire chercher une hématurie et une infection urinaire associées, qui modifient l'interprétation.
  • Une protéinurie de novo au cours de la grossesse relève d'une prise en charge obstétricale urgente, quel que soit le rapport.

Questions fréquentes

Ce rapport remplace-t-il le recueil des 24 heures ?
Dans la plupart des situations, oui : il est mieux corrélé à la réalité qu'un recueil de vingt-quatre heures incomplet, qui est la règle plus que l'exception. C'est lui que retiennent les recommandations actuelles.
Protéinurie ou albuminurie ?
Le rapport protéinurie sur créatininurie mesure les protéines totales. Pour le dépistage de la néphropathie diabétique, le rapport ALBUMINURIE sur créatininurie est plus sensible aux stades précoces et lui est préféré.

Références

  1. Kidney Disease: Improving Global Outcomes CKD Work Group. KDIGO 2024 Clinical Practice Guideline for the Evaluation and Management of Chronic Kidney Disease. Kidney International. 2024. DOI 10.1016/j.kint.2023.10.018

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