Bruxisme : ce que le serrement des dents abîme et ce qu’il signale
Repérage du retentissement d'un bruxisme et des explorations qui manquent : usure dentaire, douleur de mâchoire, sommeil, traitements en cours et facteurs de tension.
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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
Le bruxisme est rarement le motif de la consultation : il est signalé par le conjoint, découvert par le chirurgien-dentiste devant une usure, ou soupçonné devant des douleurs de mâchoire et des céphalées matinales. Deux choses lui échappent régulièrement. La première est qu'il existe une forme de sommeil et une forme de veille, dont les déterminants ne sont pas les mêmes. La seconde est que la recherche d'un trouble respiratoire du sommeil et la réévaluation des substances ou traitements récemment introduits sont deux pistes que l'on omet presque toujours au profit du seul port d'une gouttière.
Comment est-il calculé ?
L'usure ou la fracture dentaire constatée et la douleur ou la limitation d'ouverture de la mâchoire basculent vers l'action immédiate. Le sommeil non exploré, le traitement ou la substance récemment introduits non réévalués, l'absence d'avis dentaire, les facteurs de tension non abordés et le retentissement sur le sommeil du conjoint non discuté élèvent le total. Un bruxisme documenté et suivi diminue le total.
Interprétation
- Bruxisme suivi
Bruxisme documenté et suivi. Revoir l'USURE dans le temps : c'est elle qui dit si ce qui a été mis en place suffit.
- Revoir la gouttière
Gouttière portée sans suivi. Elle protège les dents mais ne traite pas la CAUSE, et peut être mal tolérée.
- Explorer les causes
Sommeil, traitements récents, avis dentaire, tension ou retentissement sur l'entourage non explorés. Le trouble RESPIRATOIRE du sommeil est la piste la plus souvent oubliée.
- Priorité immédiate
Usure ou fracture constatée, ou douleur et limitation d'ouverture de la mâchoire. Les dégâts DENTAIRES ne se rattrapent pas.
Quand l’utiliser ?
Devant un grincement signalé, des douleurs de mâchoire, des céphalées matinales ou une usure dentaire constatée.
Limites
- L'USURE dentaire est la seule trace objective : elle s'installe lentement et n'est plus réversible lorsqu'elle devient visible.
- La forme de SOMMEIL et la forme de veille ne se confondent pas : leurs déterminants et leur prise en charge diffèrent.
- Un trouble RESPIRATOIRE du sommeil doit être cherché : le bruxisme de sommeil lui est fréquemment associé et l'un ne se traite pas sans l'autre.
- Les SUBSTANCES et traitements récemment introduits sont une piste régulièrement négligée au profit de la seule gouttière.
- Une GOUTTIÈRE protège les dents mais ne traite pas la cause : portée sans suivi, elle peut elle-même être mal tolérée.
- Cet outil ne pose aucun diagnostic, ne mesure aucune usure et ne remplace ni l'examen dentaire ni l'exploration du sommeil.
Questions fréquentes
- Une gouttière suffit-elle ?
- Elle protège les dents mais ne traite pas la cause. Sans exploration du sommeil et des traitements récents, la situation reste inchangée sous la gouttière.
- Pourquoi chercher un trouble respiratoire du sommeil ?
- Parce que le bruxisme de sommeil lui est fréquemment associé, et que traiter l'un sans avoir cherché l'autre laisse le problème principal en place.
Références
- Lobbezoo F, Ahlberg J, Glaros AG, et al.. Bruxism defined and graded: an international consensus. Journal of Oral Rehabilitation. 2013.
- Manfredini D, Winocur E, Guarda-Nardini L, Paesani D, Lobbezoo F. Epidemiology of bruxism in adults: a systematic review of the literature. Journal of Orofacial Pain. 2013.
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