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CliniOutils

Consultation pour un tiers absent : ce qu’on peut et ne peut pas faire

Repérage des limites et des possibilités d'une consultation où un proche vient parler d'une personne absente.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Danger immédiat pour la personne absente ou pour autrui
Prescription établie pour la personne absente

La limite est nette et s’énonce d’emblée.

Ce qui empêche la personne de venir non exploré
Degré d’urgence non évalué
Épuisement du proche non pris en compte
Aucune conduite proposée au proche
Confidentialité non énoncée clairement
Démarche non tracée
Situation évaluée, conduite proposée au proche

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Un proche vient seul, inquiet pour quelqu'un qui ne veut pas consulter. La réaction courante est de renvoyer à la personne concernée, ce qui laisse le proche sans rien. Or beaucoup de choses restent possibles : écouter, évaluer le degré d'urgence, chercher ce qui empêche la personne de venir, aider le proche à formuler sa demande, s'occuper de son épuisement à lui, et repérer les situations où l'inaction n'est plus tenable. Ce qui n'est pas possible est de diagnostiquer ou de prescrire pour un absent.

Comment est-il calculé ?

Le danger immédiat pour la personne absente ou pour autrui et la prescription établie pour un absent basculent seuls vers l'action immédiate. L'obstacle à la consultation non exploré, le degré d'urgence non évalué, l'épuisement du proche non pris en compte, l'absence de conduite proposée au proche et la confidentialité mal posée élèvent le total. Une situation évaluée avec une conduite proposée diminue le total.

Interprétation

  • Situation évaluée

    Situation évaluée et conduite proposée au proche. Prévoir un REVOIR : la situation évolue, et le proche doit pouvoir revenir.

  • Tracer la consultation

    Démarche non tracée. Noter ce qui a été DIT et proposé permet de reprendre la situation là où elle en était.

  • Utiliser la consultation

    Obstacle non exploré, urgence non évaluée, épuisement du proche négligé, aucune conduite ou confidentialité mal posée. Renvoyer le proche le laisse SANS RIEN.

  • Action immédiate

    Danger immédiat, ou prescription pour un absent. On ne DIAGNOSTIQUE ni ne prescrit pour une personne absente.

Quand l’utiliser ?

Lorsqu'un proche consulte seul au sujet d'une personne qui ne vient pas.

Limites

  • On ne DIAGNOSTIQUE ni ne prescrit pour une personne absente : la limite est nette, et l'énoncer d'emblée évite un malentendu qui gâcherait la consultation.
  • Renvoyer le proche à la personne concernée le laisse SANS RIEN : beaucoup de choses restent possibles, à commencer par évaluer l'urgence.
  • Ce qui EMPÊCHE la personne de venir est la question la plus utile : peur, déni, honte, coût, impossibilité matérielle appellent des réponses différentes.
  • Le proche est aussi un PATIENT : son épuisement, son sommeil et son propre suivi relèvent de cette consultation-là.
  • La CONFIDENTIALITÉ s'énonce clairement : ce que le proche dit peut être entendu, mais rien ne sera dit sur la personne absente si elle est déjà connue.
  • Cet outil n'établit aucun diagnostic à distance, ne se substitue à aucune évaluation directe et ne traite pas des situations relevant de mesures de soins sans consentement.

Questions fréquentes

Peut-on prescrire pour une personne absente ?
Non : on ne diagnostique ni ne prescrit pour un absent. Énoncer cette limite d'emblée évite un malentendu.
Que peut-on faire alors ?
Évaluer l'urgence, chercher ce qui empêche la personne de venir, proposer une conduite au proche et s'occuper de son propre épuisement.

Références

  1. Keating NL, Zaslavsky AM, Ayanian JZ. Curbside consultation practices and attitudes among primary care physicians. JAMA. 1998.
  2. Shah AJ, Wadoo O, Latoo J. Family caregivers of people with mental illness: needs and interventions. British Journal of Medical Practitioners. 2010.

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