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CliniOutils

Diabète et maladie intercurrente : règles de sécurité

Conduite à tenir devant une maladie aiguë chez une personne diabétique, et repérage du risque de décompensation.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Cétonémie élevée, respiration ample, confusion ou déshydratation marquée
Insuline arrêtée ou réduite parce que la personne ne mange pas

Les besoins augmentent pendant une maladie aiguë.

Vomissements répétés, hydratation impossible
Metformine, inhibiteur du SGLT2 ou diurétique poursuivis malgré la déshydratation
Cétonémie non mesurée malgré les symptômes
Aucune consigne écrite pour les jours de maladie
Personne isolée, sans entourage pour surveiller
Fièvre élevée ou infection nécessitant un traitement
Consignes appliquées, hydratation et glycémies contrôlées

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Une gastro-entérite ou une infection banale décompense un diabète, et deux réflexes opposés font les accidents : arrêter l'insuline parce qu'on ne mange pas — ce qui conduit à l'acidocétose — et poursuivre certains antidiabétiques malgré la déshydratation. Les consignes doivent être données avant l'épisode, pas pendant.

Comment est-il calculé ?

Les signes de cétose ou de déshydratation sévère basculent seuls vers l'urgence. L'arrêt de l'insuline, la poursuite de médicaments à risque en situation de déshydratation, les vomissements et l'absence de consignes élèvent le total. Une situation contrôlée avec consignes appliquées diminue le total.

Interprétation

  • Situation contrôlée

    Consignes appliquées, hydratation et glycémies contrôlées. Poursuivre la surveillance rapprochée jusqu'à la guérison. Vérifier que les consignes écrites pour les JOURS DE MALADIE sont bien en possession du patient pour la prochaine fois.

  • Renforcer les consignes

    Infection en cours, isolement, ou absence de consignes écrites. Donner les consignes AVANT que la situation ne se dégrade, par écrit : au moment de la maladie, la personne est fatiguée, parfois seule, et n'appelle pas toujours. Renforcer la surveillance glycémique.

  • Suspendre et surveiller

    Vomissements, médicaments non suspendus, ou cétonémie non mesurée. Suspendre temporairement metformine, inhibiteurs du SGLT2, diurétiques, inhibiteurs du système rénine-angiotensine et anti-inflammatoires tant que dure la déshydratation. Mesurer la CÉTONÉMIE devant les symptômes.

  • Urgence

    Signes de cétose, déshydratation marquée, ou insuline arrêtée. Évaluation médicale immédiate. Une ACIDOCÉTOSE peut survenir avec une glycémie peu élevée sous inhibiteur du SGLT2 : la glycémie seule ne l'écarte pas, et l'insuline ne doit jamais être arrêtée.

Quand l’utiliser ?

Devant toute maladie aiguë, fièvre, vomissements ou diarrhée chez une personne diabétique.

Limites

  • L'INSULINE ne doit jamais être arrêtée parce que la personne ne mange pas : les besoins augmentent pendant une maladie aiguë, et l'arrêt conduit à l'acidocétose chez le diabétique de type 1.
  • En cas de DÉSHYDRATATION — vomissements, diarrhée, fièvre —, certains traitements doivent être suspendus : metformine, inhibiteurs du SGLT2, diurétiques, inhibiteurs du système rénine-angiotensine et anti-inflammatoires. C'est la règle de suspension temporaire, souvent inconnue du patient.
  • Une ACIDOCÉTOSE peut survenir avec une glycémie peu élevée sous inhibiteur du SGLT2 : se fier à la glycémie seule pour l'écarter est une erreur, et la cétonémie doit être mesurée devant les symptômes.
  • Les consignes doivent être données AVANT l'épisode, par écrit : au moment de la maladie, la personne est fatiguée, parfois seule, et n'appelle pas toujours.
  • Des VOMISSEMENTS répétés chez un diabétique de type 1 imposent une évaluation rapide : ils empêchent l'hydratation et l'apport de glucides, et sont souvent le premier signe d'une cétose déjà installée.
  • Cet outil ne fixe aucune adaptation de dose ni aucun seuil, et ne remplace ni les consignes personnalisées du diabétologue, ni l'évaluation médicale.

Questions fréquentes

Faut-il arrêter l’insuline quand on ne mange pas ?
Jamais. Les besoins augmentent pendant une maladie aiguë, et l'arrêt conduit à l'acidocétose chez le diabétique de type 1.
Une glycémie peu élevée écarte-t-elle l’acidocétose ?
Non, en particulier sous inhibiteur du SGLT2 : l'acidocétose peut survenir à glycémie modérée. La cétonémie doit être mesurée devant les symptômes.

Références

  1. Rosenstock J, Ferrannini E. Euglycemic diabetic ketoacidosis: a predictable, detectable, and preventable safety concern with SGLT2 inhibitors. Diabetes Care. 2015. DOI 10.2337/dc15-1380
  2. Kitabchi AE, Umpierrez GE, Miles JM, Fisher JN. Hyperglycemic crises in adult patients with diabetes. Diabetes Care. 2009. DOI 10.2337/dc09-9032

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