Hyperglycémie sous corticoïdes : repérage
Repérage d'une hyperglycémie induite par une corticothérapie et du rythme de surveillance à mettre en place.
9 champs restants
Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
L'hyperglycémie sous corticoïdes est majoritairement post-prandiale et vespérale : une glycémie à jeun normale ne l'écarte pas, et c'est la mesure en fin d'après-midi qui la révèle. Elle est donc régulièrement manquée, y compris chez des patients qui décompensent, tandis qu'à l'arrêt des corticoïdes le risque s'inverse — celui de l'hypoglycémie si les doses ne sont pas réduites.
Comment est-il calculé ?
Les signes de décompensation hyperglycémique basculent seuls vers l'urgence. La dose élevée, la durée prolongée, le diabète préexistant et l'absence de toute surveillance glycémique élèvent le total. Une surveillance en place avec glycémies contrôlées diminue le total.
Interprétation
- Surveillance adaptée
Surveillance en place et glycémies contrôlées. Poursuivre, et anticiper la DÉCROISSANCE : les doses majorées pendant la corticothérapie exposent à l'hypoglycémie si elles ne sont pas réduites en parallèle.
- Organiser la surveillance
Facteurs de risque, dose élevée, durée prolongée, ou surveillance limitée au jeûne. Mesurer la glycémie en FIN D'APRÈS-MIDI : l'hyperglycémie cortico-induite est surtout post-prandiale et vespérale, et une glycémie à jeun normale ne l'écarte pas.
- Surveillance rapprochée
Diabète connu, absence de surveillance, ou décroissance sans adaptation. Une corticothérapie même COURTE peut décompenser un diabète connu. À la décroissance, réduire les doses d'antidiabétique en parallèle pour éviter l'hypoglycémie.
- Prise en charge urgente
Soif intense, polyurie, amaigrissement ou confusion. Évaluer sans délai la glycémie, la cétonémie et l'état d'hydratation : une décompensation sous corticoïdes peut être rapide, en particulier chez la personne âgée.
Quand l’utiliser ?
À l'instauration d'une corticothérapie, pendant son suivi, et lors de sa décroissance.
Limites
- L'hyperglycémie cortico-induite est surtout POST-PRANDIALE et vespérale : une glycémie à jeun normale ne l'écarte pas, et la mesure en fin d'après-midi est celle qui la révèle.
- À la DÉCROISSANCE des corticoïdes, le risque s'inverse : les doses d'insuline ou d'antidiabétique majorées pendant la corticothérapie exposent à l'hypoglycémie si elles ne sont pas réduites en parallèle.
- Une corticothérapie même de COURTE DURÉE peut décompenser un diabète connu : la surveillance ne se limite pas aux traitements prolongés.
- L'hémoglobine glyquée ne reflète pas une hyperglycémie récente et brève : elle n'est pas l'outil de surveillance d'une corticothérapie en cours.
- Les corticoïdes par voie INFILTRÉE ou inhalée à forte dose peuvent également élever la glycémie : la voie d'administration ne dispense pas de la vigilance.
- Cet outil ne fixe aucun seuil, aucune adaptation de dose, et ne remplace ni la surveillance glycémique, ni l'avis diabétologique.
Questions fréquentes
- Une glycémie à jeun normale écarte-t-elle le problème ?
- Non. L'hyperglycémie cortico-induite est surtout post-prandiale et vespérale : c'est la mesure de fin d'après-midi qui la révèle.
- Que se passe-t-il à l’arrêt des corticoïdes ?
- Le risque s'inverse : les doses d'antidiabétique majorées pendant la corticothérapie exposent à l'hypoglycémie si elles ne sont pas réduites en parallèle.
Références
- Hwang JL, Weiss RE. Glucocorticoid-induced diabetes mellitus. Diabetes/Metabolism Research and Reviews. 2014. DOI 10.1002/dmrr.2486
- Roberts A, James J, Dhatariya K, Joint British Diabetes Societies. Management of hyperglycaemia and steroid (glucocorticoid) therapy. Diabetic Medicine. 2018. DOI 10.1111/dme.13675
Outils associés
Équivalences des corticoïdes
Conversion entre corticoïdes selon leur puissance anti-inflammatoire relative.
Hypoglycémie : gradation et conduite
Gradation d'une hypoglycémie et repères de resucrage, avec les situations imposant une surveillance prolongée.
État hyperglycémique hyperosmolaire
Repérage d'un état hyperglycémique hyperosmolaire et de sa gravité, chez une personne souvent âgée et déshydratée.
Corticothérapie prolongée : mesures associées
Repérage des mesures associées à une corticothérapie prolongée et des risques de son arrêt.
Diabète pendant une hospitalisation : points de rupture
Repérage des ruptures de prise en charge du diabète au cours d'une hospitalisation.
Suspicion d’hypercorticisme : quand explorer
Orientation devant une suspicion d'hypercorticisme et distinction avec les causes iatrogènes.
1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.