Aller au contenu principal
CliniOutils

Équivalences des corticoïdes

Conversion entre corticoïdes selon leur puissance anti-inflammatoire relative.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
mg
Corticoïde actuel
Corticoïde cible

3 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le passage d'un corticoïde à un autre — changement de voie, rupture d'approvisionnement, sortie d'hospitalisation — est un moment à risque : une erreur d'équivalence conduit soit à un sous-dosage avec rechute, soit à un surdosage. Les puissances varient d'un facteur trente entre l'hydrocortisone et la dexaméthasone.

Comment est-il calculé ?

Chaque corticoïde est rapporté à une puissance anti-inflammatoire relative de référence. La dose équivalente est obtenue en multipliant la dose par le rapport des puissances. L'effet minéralocorticoïde, lui, ne suit pas la même échelle.

Interprétation

  • Dose équivalente calculée

    Dose équivalente en puissance ANTI-INFLAMMATOIRE, avec l'équivalent en prednisone affiché en détail. Attention : l'effet minéralocorticoïde et la durée d'action ne suivent PAS cette échelle. Ne pas utiliser cette conversion pour une substitution surrénalienne, ni pour les formes inhalées ou topiques.

Quand l’utiliser ?

Lors d'un changement de molécule ou de voie d'administration, et pour évaluer une corticothérapie antérieure.

Limites

  • L'équivalence porte sur l'effet ANTI-INFLAMMATOIRE seul. L'effet MINÉRALOCORTICOÏDE ne suit pas la même échelle : la dexaméthasone en est dépourvue, l'hydrocortisone en a beaucoup. Convertir une substitution surrénalienne avec cette table est une erreur dangereuse.
  • Les DURÉES D'ACTION diffèrent : quelques heures pour l'hydrocortisone, plus de trente-six heures pour la dexaméthasone. Une équivalence de dose n'est pas une équivalence de rythme d'administration ni de freinage de l'axe corticotrope.
  • L'équivalence ne s'applique pas aux corticoïdes INHALÉS, topiques ou infiltrés, dont la biodisponibilité systémique et la puissance locale suivent d'autres échelles.
  • Un arrêt brutal après une corticothérapie prolongée expose à une insuffisance surrénalienne aiguë : la décroissance doit être progressive, quelle que soit la molécule.
  • Chez un patient sous corticothérapie au long cours, toute agression — infection, chirurgie, traumatisme — impose d'augmenter transitoirement la dose, et l'équivalence ne dit rien de cette adaptation.
  • La biodisponibilité orale varie, et la prednisone doit être transformée en prednisolone par le foie : chez l'insuffisant hépatocellulaire sévère, la prednisolone lui est préférée.

Questions fréquentes

Peut-on utiliser cette table pour une insuffisance surrénalienne ?
Non, jamais. L'équivalence porte sur l'effet anti-inflammatoire ; l'effet minéralocorticoïde suit une tout autre échelle. La dexaméthasone en est dépourvue et ne peut pas remplacer l'hydrocortisone en substitution.
Une équivalence de dose suffit-elle pour changer de molécule ?
Non. Les durées d'action vont de quelques heures à plus de trente-six heures : le rythme d'administration et le freinage de l'axe corticotrope changent aussi, ce que l'équivalence de dose ne dit pas.

Références

  1. Buttgereit F, da Silva JAP, Boers M, et al.. Glucocorticoid therapy in inflammatory and rheumatic diseases. Annals of the Rheumatic Diseases. 2002. DOI 10.1136/ard.61.8.718

Outils associés

1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.