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CliniOutils

Insuffisance surrénale aiguë

Reconnaissance d'une insuffisance surrénale aiguë, urgence où le traitement précède la confirmation.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Hypotension résistante au remplissage
Vomissements, douleurs abdominales, diarrhée
Asthénie majeure, confusion ou somnolence
Corticothérapie prolongée arrêtée ou non adaptée à une agression

Cause la plus fréquente.

Insuffisance surrénale connue
Hyponatrémie, hyperkaliémie ou hypoglycémie

Peuvent manquer, notamment dans les formes hautes.

Mélanodermie
Facteur déclenchant — infection, chirurgie, traumatisme

8 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'insuffisance surrénale aiguë tue par collapsus, et son tableau — asthénie, vomissements, douleurs abdominales, hypotension — évoque tout sauf elle. La règle qui sauve est simple : au moindre doute, on injecte l'HYDROCORTISONE avant d'avoir confirmé. Le prélèvement pour cortisol se fait au passage, il n'attend pas.

Comment est-il calculé ?

Les éléments sont recherchés dans deux directions : les signes cliniques — hypotension résistante au remplissage, troubles digestifs, asthénie majeure, confusion — et le contexte, dominé par la corticothérapie et son arrêt ou sa non-adaptation lors d'une agression.

Interprétation

  • Diagnostic improbable

    Peu d'arguments. Chercher une autre cause à l'hypotension ou aux troubles digestifs. Interroger tout de même sur une corticothérapie récente, y compris inhalée ou infiltrée : elle est la cause la plus fréquente et n'est pas toujours signalée par le patient.

  • À évoquer — traiter au moindre doute

    Arguments présents. AU MOINDRE DOUTE, injecter l'hydrocortisone sans attendre : prélever cortisol et ACTH au passage, mais ne rien retarder. Les signes biologiques classiques peuvent MANQUER, en particulier dans les formes hautes où la sécrétion minéralocorticoïde est préservée.

  • Insuffisance surrénale aiguë probable

    Faisceau d'arguments fort : urgence vitale. HYDROCORTISONE injectable immédiate, remplissage, correction de l'hypoglycémie, et traitement du facteur déclenchant. L'hypotension résiste au remplissage et aux amines tant que l'hydrocortisone n'est pas administrée. Prévoir à la sortie carte, kit d'hydrocortisone injectable et éducation aux règles d'adaptation.

Quand l’utiliser ?

Devant une hypotension inexpliquée, des vomissements avec asthénie majeure, ou toute dégradation chez un patient corticodépendant.

Limites

  • Au moindre doute, INJECTER l'hydrocortisone sans attendre : le prélèvement pour cortisol et ACTH se fait au passage, il ne retarde rien. Attendre la confirmation biologique fait perdre des patients.
  • La cause la plus fréquente est l'ARRÊT ou la NON-ADAPTATION d'une corticothérapie prolongée : tout patient sous corticoïdes depuis plus de trois semaines doit augmenter sa dose en cas d'agression — fièvre, chirurgie, traumatisme, vomissements.
  • Les signes biologiques classiques — hyponatrémie, hyperkaliémie, hypoglycémie — peuvent MANQUER, en particulier dans l'insuffisance surrénale d'origine haute, où la sécrétion minéralocorticoïde est préservée.
  • L'hypotension est RÉSISTANTE au remplissage et aux amines tant que l'hydrocortisone n'est pas administrée : c'est un signe d'orientation majeur en réanimation.
  • Une MÉLANODERMIE oriente vers une origine périphérique et une évolution chronique, mais son absence n'écarte rien, surtout dans les formes hautes ou aiguës.
  • Tout patient insuffisant surrénalien doit disposer d'une carte, d'un kit d'hydrocortisone injectable et d'une éducation aux règles d'adaptation — leur absence est la cause récurrente des décompensations.

Questions fréquentes

Faut-il attendre le cortisol pour traiter ?
Non, jamais. Au moindre doute, on injecte l'hydrocortisone et on prélève au passage. Attendre la confirmation biologique fait perdre des patients, et une injection inutile ne fait pas de mal.
Quelle est la cause la plus fréquente ?
L'arrêt ou la non-adaptation d'une corticothérapie prolongée. Tout patient sous corticoïdes depuis plus de trois semaines doit augmenter sa dose en cas d'agression : fièvre, chirurgie, traumatisme, vomissements.

Références

  1. Bornstein SR, Allolio B, Arlt W, et al.. Diagnosis and Treatment of Primary Adrenal Insufficiency: An Endocrine Society Clinical Practice Guideline. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism. 2016. DOI 10.1210/jc.2015-1710

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