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CliniOutils

Jeu d'argent problématique

Repérage d'un jeu d'argent problématique et des situations à risque suicidaire.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Tentatives d arrêt ou de réduction infructueuses
Rejouer pour récupérer les pertes
Dissimulation ou mensonge à l entourage
Endettement, emprunts, difficultés financières
Conséquences relationnelles, professionnelles ou judiciaires
Idées suicidaires
Dépression, autre addiction ou trouble bipolaire
Traitement dopaminergique en cours

Cause iatrogène classique de jeu pathologique.

8 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le jeu d'argent problématique est une addiction sans substance, invisible cliniquement, et associée à un risque suicidaire parmi les plus élevés de toutes les addictions — l'endettement et la honte y contribuant directement. Les patients n'en parlent jamais spontanément : c'est la question posée qui fait le repérage.

Comment est-il calculé ?

Les éléments recherchés portent sur la perte de contrôle, la poursuite du jeu pour se refaire, le mensonge à l'entourage, les conséquences financières et relationnelles, et la présence d'idées suicidaires — à rechercher explicitement.

Interprétation

  • Jeu sans critère problématique

    Peu de critères. Information sur les repères d'un jeu maîtrisé et sur les dispositifs d'aide. Le patient n'en parle jamais spontanément : la question, posée simplement et sans jugement, reste le seul moyen de repérer une évolution ultérieure.

  • Jeu à risque

    Critères présents sans retentissement majeur. Entretien approfondi, évaluation du RISQUE SUICIDAIRE — parmi les plus élevés de toutes les addictions —, et proposition de mesures concrètes : interdiction volontaire de jeu, blocage des accès en ligne, implication de l'entourage avec l'accord du patient.

  • Jeu problématique caractérisé

    Perte de contrôle avec conséquences. Accompagnement addictologique, et prise en charge SOCIALE et BUDGÉTAIRE — l'endettement est le moteur de l'aggravation, le joueur rejouant pour se refaire. Rechercher les comorbidités : dépression, autres addictions, trouble bipolaire.

  • Situation à risque suicidaire

    Idées suicidaires associées à un jeu problématique. Évaluation du risque suicidaire, avis psychiatrique, et mise en place immédiate de mesures concrètes. Ne pas laisser le patient repartir sans qu'un suivi soit organisé et daté. Un jeu apparu brutalement doit faire chercher un épisode maniaque ou un traitement DOPAMINERGIQUE.

Quand l’utiliser ?

Devant des difficultés financières inexpliquées, un état anxiodépressif, un conflit familial, ou systématiquement chez un patient présentant une autre addiction.

Limites

  • Le RISQUE SUICIDAIRE est parmi les plus élevés de toutes les addictions : l'endettement et la honte y contribuent directement. Il doit être recherché explicitement à chaque évaluation.
  • Le patient n'en parle JAMAIS spontanément : c'est la question posée, simplement et sans jugement, qui fait le repérage. Elle n'est presque jamais posée.
  • L'ENDETTEMENT est le moteur de l'aggravation : le joueur rejoue pour se refaire, ce qui creuse la dette. L'accompagnement social et budgétaire fait partie du soin, au même titre que le suivi psychologique.
  • Le jeu EN LIGNE, disponible en permanence et sans témoin, aggrave la perte de contrôle : l'interdiction volontaire de jeu et le blocage des accès sont des mesures concrètes à proposer.
  • Les COMORBIDITÉS sont fréquentes : dépression, autres addictions, trouble bipolaire. Un jeu pathologique apparu brutalement doit faire chercher un épisode maniaque ou un traitement dopaminergique — les agonistes dopaminergiques de la maladie de Parkinson en sont une cause iatrogène classique.
  • L'entourage est souvent le premier touché et le dernier informé : son implication, avec l'accord du patient, est un levier important.

Questions fréquentes

Pourquoi évaluer systématiquement le risque suicidaire ?
Parce qu'il est parmi les plus élevés de toutes les addictions. L'endettement et la honte y contribuent directement, et le patient n'aborde ni l'un ni l'autre spontanément.
Un jeu pathologique peut-il être iatrogène ?
Oui. Les agonistes dopaminergiques, notamment dans la maladie de Parkinson, en sont une cause classique. Un jeu apparu brutalement chez un patient sans antécédent doit faire revoir l'ordonnance.

Références

  1. Potenza MN, Balodis IM, Derevensky J, et al.. Gambling disorder: exploring the neurocognitive and clinical dimensions. Nature Reviews Disease Primers. 2019. DOI 10.1038/s41572-019-0099-7

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