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CliniOutils

Morsure de serpent en voyage : conduite

Conduite à tenir après une morsure de serpent en zone tropicale, et repérage des gestes à ne pas faire.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Saignements, troubles neurologiques, hypotension ou détresse respiratoire
Œdème extensif remontant au-delà de l’articulation voisine
Garrot posé, incision, succion ou glace appliqués

Aucun n’a d’efficacité démontrée, tous aggravent les lésions.

Délai de transport prolongé, zone isolée
Œdème local, douleur intense
Enfant, grossesse, ou traitement anticoagulant
Biologie initiale normale, non recontrôlée
Serpent non identifié, région d’espèces dangereuses
Aucun œdème ni signe général après surveillance hospitalière

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Ce qui aggrave une morsure de serpent, ce sont le plus souvent les gestes faits avant l'arrivée à l'hôpital : garrot, incision, succion, application de glace. Aucun n'a d'efficacité démontrée et tous aggravent les lésions locales. Le seul traitement de l'envenimation est l'antivenin, et il se juge sur des signes précis.

Comment est-il calculé ?

Les signes généraux — saignements, troubles neurologiques, choc — basculent seuls vers l'antivenin en urgence. L'œdème extensif, le garrot posé, l'incision et le délai de transport élèvent le total. Une morsure blanche, sans œdème ni signe général après surveillance, diminue le total.

Interprétation

  • Morsure blanche probable

    Aucun œdème ni signe général après surveillance hospitalière. Une morsure BLANCHE est fréquente et n'appelle pas d'antivenin. Poursuivre la surveillance selon le protocole local, mise à jour de la vaccination antitétanique et soins locaux simples.

  • Surveillance hospitalière

    Serpent non identifié, œdème local, ou biologie non recontrôlée. Surveillance hospitalière avec biologie RÉPÉTÉE : les troubles de l'hémostase peuvent apparaître de façon retardée, et une biologie initiale normale n'écarte pas l'envenimation.

  • Prise en charge urgente

    Garrot ou incision déjà réalisés, terrain fragile, ou transport prolongé. Retirer prudemment un GARROT en milieu médicalisé, l'aggravation pouvant être brutale à sa levée. Immobiliser le membre en position neutre, retirer bagues et bracelets, transporter rapidement.

  • Envenimation : antivenin

    Signes généraux ou œdème extensif. Le seul traitement de l'envenimation est l'ANTIVENIN : ce sont les signes généraux et l'extension de l'œdème qui en posent l'indication, non la douleur seule. Avis du centre antipoison et prise en charge hospitalière.

Quand l’utiliser ?

Après toute morsure de serpent, en particulier en zone tropicale.

Limites

  • GARROT, incision, succion et glace sont à proscrire : aucun n'a d'efficacité démontrée, tous aggravent les lésions locales, et le garrot expose en outre à l'ischémie et à une aggravation brutale lors de sa levée.
  • Une morsure BLANCHE — sans envenimation — est fréquente : l'absence d'œdème et de signe général après une période de surveillance permet d'éviter un traitement inutile, mais la surveillance doit être hospitalière.
  • Le seul traitement de l'ENVENIMATION est l'ANTIVENIN : les signes généraux — saignements, troubles neurologiques, hypotension — et l'œdème extensif en posent l'indication, non la douleur seule.
  • Les troubles de l'HÉMOSTASE peuvent apparaître de façon retardée : une biologie initiale normale n'écarte pas l'envenimation et doit être répétée.
  • L'immobilisation du membre en position neutre, le retrait des bagues et bracelets, et un transport rapide sont les seuls gestes utiles avant l'hôpital.
  • Cet outil ne fixe aucune indication précise d'antivenin, ne décrit aucune espèce, et ne remplace ni l'avis du centre antipoison, ni la prise en charge hospitalière.

Questions fréquentes

Faut-il poser un garrot après une morsure ?
Non. Garrot, incision, succion et glace n'ont aucune efficacité démontrée, aggravent les lésions locales, et le garrot expose à l'ischémie et à une aggravation brutale à sa levée.
Une biologie normale écarte-t-elle l’envenimation ?
Non. Les troubles de l'hémostase peuvent apparaître de façon retardée : la biologie doit être répétée pendant la surveillance.

Références

  1. Gutiérrez JM, Calvete JJ, Habib AG, Harrison RA, Williams DJ, Warrell DA. Snakebite envenoming. Nature Reviews Disease Primers. 2017. DOI 10.1038/nrdp.2017.63
  2. World Health Organization Regional Office for South-East Asia. Guidelines for the management of snakebites. World Health Organization. 2016. Consulter

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