Aller au contenu principal
CliniOutils

Appel au centre antipoison : informations à réunir

Repérage des situations imposant un appel immédiat au centre antipoison et des informations à réunir avant d'appeler.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Troubles de conscience, détresse respiratoire ou convulsions
Produit caustique, moussant, ou pile bouton
Vomissement provoqué, ou lait donné pour neutraliser

Gestes délétères : inhalation, aggravation, endoscopie gênée.

Produit non identifié, contenant non conservé
Ingestion volontaire, ou quantité importante
Jeune enfant
Symptômes déjà présents
Heure d’exposition inconnue
Contact banal, produit identifié, sujet asymptomatique

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La qualité de la réponse d'un centre antipoison dépend entièrement de la qualité des informations transmises : produit exact, quantité, heure, poids, symptômes. Ce temps de préparation est utile — sauf dans les situations où il ne faut rien attendre du tout, et où deux gestes réflexes, très répandus, aggravent au lieu d'aider.

Comment est-il calculé ?

La détresse vitale et l'ingestion de caustique bascule seule vers l'appel immédiat aux secours. Les gestes inappropriés déjà effectués, le produit non identifié, l'enfant et l'ingestion volontaire élèvent le total. Un contact banal, produit identifié et sujet asymptomatique, diminue le total.

Interprétation

  • Appel de conseil

    Contact banal, produit identifié, sujet asymptomatique. Appeler pour avis en gardant le contenant à portée. Une exposition ASYMPTOMATIQUE ne dispense pas d'appeler : certains toxiques ont une phase de latence.

  • Réunir les informations

    Enfant, ou heure d'exposition inconnue. Réunir avant d'appeler : NOM EXACT du produit, concentration, quantité, heure, poids et âge. Garder le contenant ou photographier l'étiquette vaut mieux que de le décrire de mémoire.

  • Appel sans délai

    Symptômes présents, ingestion volontaire, produit non identifié, ou gestes inappropriés déjà faits. Appeler immédiatement. Ne plus faire vomir et ne rien donner à boire pour neutraliser : ces gestes aggravent et gênent l'endoscopie éventuelle.

  • Secours d’abord

    Détresse vitale, produit caustique, moussant, ou pile bouton. Appeler les SECOURS en premier : le centre antipoison n'est pas le premier interlocuteur quand le pronostic vital est engagé. Ne rien faire boire, ne pas faire vomir.

Quand l’utiliser ?

Devant toute exposition à un produit chimique, médicamenteux ou végétal.

Limites

  • NE JAMAIS faire vomir : le vomissement provoqué expose à l'inhalation et aggrave les lésions en cas de produit caustique ou moussant. C'est le geste réflexe le plus fréquent et le plus délétère.
  • NE PAS faire boire de lait, ni tenter de neutraliser un produit : cela ne protège de rien, peut accélérer l'absorption, et gêne l'endoscopie éventuelle.
  • Devant une détresse vitale ou une ingestion de CAUSTIQUE, appeler les secours d'abord : le centre antipoison n'est pas le premier interlocuteur quand le pronostic vital est engagé.
  • Les informations qui changent la réponse sont le NOM EXACT du produit, sa concentration, la quantité, l'heure d'exposition, le poids et l'âge : garder le contenant ou photographier l'étiquette vaut mieux que le décrire.
  • Une exposition ASYMPTOMATIQUE ne dispense pas d'appeler : certains toxiques ont une phase de latence, et l'absence de symptôme initial est justement ce qui rassure à tort.
  • Cet outil ne donne aucune conduite thérapeutique et ne remplace ni l'appel au centre antipoison, ni l'évaluation médicale.

Questions fréquentes

Faut-il faire vomir en cas d’ingestion ?
Jamais. Le vomissement provoqué expose à l'inhalation et aggrave les lésions en cas de produit caustique ou moussant.
Quelles informations réunir avant d’appeler ?
Le nom exact du produit et sa concentration, la quantité, l'heure d'exposition, le poids et l'âge. Garder le contenant ou photographier l'étiquette vaut mieux que de le décrire.

Références

  1. American Academy of Clinical Toxicology, European Association of Poisons Centres. Position paper update: ipecac syrup for gastrointestinal decontamination. Clinical Toxicology. 2013. DOI 10.3109/15563650.2013.763388
  2. Chyka PA, Seger D, Krenzelok EP, Vale JA. Position paper: single-dose activated charcoal. Clinical Toxicology. 2005. DOI 10.1081/CLT-200051867

Outils associés

1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.