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CliniOutils

Exposition aux pesticides : repérage

Repérage d'une exposition aiguë aux pesticides et du syndrome cholinergique.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Hypersécrétions bronchiques abondantes, détresse respiratoire

Ce sont les hypersécrétions, non la bradycardie, qui tuent.

Convulsions ou coma
Myosis serré, fasciculations musculaires
Bradycardie, hypersalivation, sueurs profuses
Vêtements conservés, aucune décontamination cutanée
Ingestion volontaire, ou produit concentré non dilué
Vomissements, diarrhée, douleurs abdominales
Produit non identifié, contenant absent
Exposition cutanée limitée, décontaminée, sujet asymptomatique

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le syndrome cholinergique des organophosphorés est reconnaissable — myosis, hypersécrétions, bradycardie, fasciculations — mais il est régulièrement pris pour une gastro-entérite ou un œdème pulmonaire. Le détail qui protège l'équipe est ailleurs : le toxique reste sur les vêtements et la peau, et contamine les soignants si la décontamination n'est pas faite d'emblée.

Comment est-il calculé ?

Les hypersécrétions bronchiques avec détresse respiratoire et les convulsions basculent seules vers la réanimation. Le myosis, les fasciculations, les troubles digestifs et l'absence de décontamination élèvent le total. Une exposition cutanée limitée, décontaminée, sans symptôme, diminue le total.

Interprétation

  • Surveillance

    Exposition limitée, décontaminée, sujet asymptomatique. Surveillance et information sur les signes différés : une aggravation SECONDAIRE est possible après plusieurs heures avec certains produits liposolubles.

  • Identifier et décontaminer

    Troubles digestifs, ou produit non identifié. Réunir l'identification du PRODUIT — nom commercial, famille, concentration, photographie de l'étiquette — et contacter le centre antipoison : cela change la prise en charge.

  • Syndrome cholinergique

    Myosis, fasciculations, bradycardie, hypersécrétions, ou absence de décontamination. DÉCONTAMINER avant tout — retrait des vêtements, lavage cutané — car le toxique contamine les soignants. Hospitalisation : ce tableau est régulièrement pris pour une gastro-entérite.

  • Réanimation

    Hypersécrétions avec détresse respiratoire, convulsions, ou coma. Réanimation, décontamination et antidote. Ce sont les HYPERSÉCRÉTIONS bronchiques qu'il faut contrôler, et cela peut demander des doses d'atropine bien supérieures aux doses habituelles.

Quand l’utiliser ?

Devant une exposition professionnelle ou domestique à un pesticide, et devant un syndrome cholinergique inexpliqué.

Limites

  • La DÉCONTAMINATION — retrait des vêtements et lavage cutané — précède toute prise en charge : le toxique persiste sur la peau et les vêtements, et contamine les soignants.
  • Le syndrome cholinergique — MYOSIS, hypersécrétions, bradycardie, fasciculations — est régulièrement confondu avec une gastro-entérite ou un œdème pulmonaire, ce qui retarde le traitement.
  • Ce sont les HYPERSÉCRÉTIONS bronchiques, et non la bradycardie, qui tuent : leur contrôle est l'objectif du traitement, et il peut demander des doses d'atropine bien supérieures aux doses habituelles.
  • Une aggravation SECONDAIRE est possible après plusieurs heures, voire plusieurs jours, avec certains produits liposolubles : une amélioration initiale n'autorise pas une sortie précoce.
  • L'identification du PRODUIT — nom commercial, famille, concentration — change la prise en charge : le contenant, l'étiquette ou une photographie doivent être demandés systématiquement, et le centre antipoison contacté.
  • Cet outil ne fixe aucun seuil, aucune posologie d'antidote, et ne remplace ni l'avis du centre antipoison, ni la prise en charge hospitalière.

Questions fréquentes

Que faire en premier devant une exposition aux pesticides ?
Décontaminer : retirer les vêtements et laver la peau. Le toxique y persiste et contamine les soignants si ce geste n'est pas fait d'emblée.
Quel signe guide le traitement ?
Les hypersécrétions bronchiques, non la bradycardie : leur contrôle est l'objectif, et il peut demander des doses d'atropine bien supérieures aux doses habituelles.

Références

  1. Eddleston M, Buckley NA, Eyer P, Dawson AH. Management of acute organophosphorus pesticide poisoning. The Lancet. 2008. DOI 10.1016/S0140-6736(07)61202-1
  2. Robb EL, Baker MB. Organophosphate poisoning. StatPearls. 2023. Consulter

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