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CliniOutils

Prescription d’activité physique : ce qui la rend applicable

Repérage de ce qui manque à une prescription d'activité physique pour être suivie.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Douleur thoracique, palpitations ou malaise à l’effort
Pathologie chronique instable non évaluée
Conseil limité à « bougez plus » ou « faites du sport »

Sans activité nommée ni progression, la consigne est oubliée.

Niveau d’activité actuel non évalué
Horaires, transport, coût ou douleur non explorés
Tentatives antérieures et raisons de l’arrêt non demandées
Aucun rendez-vous de suivi prévu
Objectif fixé très au-dessus du niveau actuel
Activité nommée, progression définie, suivi prévu

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

« Faites du sport » ne produit rien : la consigne n'indique ni quoi, ni combien, ni comment commencer, et elle ignore ce qui empêche. Ce qui distingue une prescription suivie d'une prescription oubliée tient à trois choses concrètes : partir du niveau réel et non d'un objectif idéal, nommer une activité accessible dans la vie du patient, et prévoir un point de retour. Le quatrième point est le plus négligé : demander ce qui a déjà été essayé et pourquoi cela s'est arrêté.

Comment est-il calculé ?

Les symptômes cardiaques à l'effort et la pathologie instable non évaluée basculent seuls vers l'évaluation préalable. La consigne vague, le niveau de départ non évalué, les obstacles non explorés, l'absence de point de retour et les échecs antérieurs non repris élèvent le total. Une prescription concrète et progressive diminue le total.

Interprétation

  • Prescription applicable

    Activité nommée, progression définie, suivi prévu. Au point de RETOUR, demander ce qui a été difficile plutôt que ce qui a été fait : c'est ce qui permet d'ajuster.

  • Ajuster l’objectif

    Objectif fixé très au-dessus du niveau actuel. Partir du NIVEAU réel : un objectif idéal met en échec, une progression assise sur l'existant tient dans le temps.

  • Rendre la prescription concrète

    Consigne vague, niveau non évalué, obstacles non explorés, échecs non repris, ou aucun suivi. Ce qui a déjà été ESSAYÉ et pourquoi cela s'est arrêté est l'information la plus utile et la moins demandée.

  • Évaluation préalable

    Symptômes cardiaques à l'effort, ou pathologie instable non évaluée. Évaluer AVANT de prescrire : ces situations ne relèvent pas d'un conseil d'activité.

Quand l’utiliser ?

Quand une activité physique est conseillée dans le suivi d'une maladie chronique ou en prévention.

Limites

  • « Faites du SPORT » n'est pas une prescription : sans nature d'activité, sans progression et sans point de retour, la consigne est oubliée en quelques jours.
  • Le NIVEAU de départ réel commande tout : partir d'un objectif idéal met en échec, alors qu'une progression assise sur ce que la personne fait déjà tient dans le temps.
  • Les OBSTACLES concrets — horaires, transport, coût, douleur, peur de mal faire, regard des autres — ne sont pas dits spontanément et expliquent l'essentiel des abandons.
  • Ce qui a déjà été ESSAYÉ et pourquoi cela s'est arrêté est l'information la plus utile, et la moins demandée : elle évite de reproposer exactement ce qui a échoué.
  • Un POINT DE RETOUR programmé transforme un conseil en suivi : sans lui, ni l'adhésion ni les difficultés rencontrées ne sont connues.
  • Cet outil ne fixe aucune intensité, aucune durée, ne se substitue à aucun bilan préalable, et ne remplace ni l'évaluation cardiovasculaire quand elle est indiquée, ni l'avis spécialisé.

Questions fréquentes

Pourquoi « bougez plus » ne fonctionne-t-il pas ?
Parce que la consigne n'indique ni quoi, ni combien, ni comment commencer, et qu'elle ignore les obstacles concrets — horaires, transport, coût, douleur.
Quelle question est la plus utile ?
Ce qui a déjà été essayé et pourquoi cela s'est arrêté : elle évite de reproposer exactement ce qui a échoué.

Références

  1. Bull FC, Al-Ansari SS, Biddle S, et al.. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine. 2020. DOI 10.1136/bjsports-2020-102955
  2. Orrow G, Kinmonth AL, Sanderson S, Sutton S. Effectiveness of physical activity promotion in primary care: a systematic review. BMJ. 2012. DOI 10.1136/bmj.e1389

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