Faire du sport quand l’air est pollué
Repérage des situations où l'activité physique en air pollué mérite d'être adaptée, sans conduire à l'arrêter.
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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.
À quoi sert cet outil ?
À l'effort, le volume d'air inhalé augmente fortement et le passage à la ventilation buccale supprime le filtre nasal : l'exposition aux polluants est donc bien supérieure à celle du repos. Cela ne justifie pas d'arrêter de bouger, car les bénéfices de l'activité physique restent largement dominants dans la plupart des situations. Ce qui compte est l'ajustement : choisir le lieu, l'horaire et l'intensité, et repérer les personnes chez qui le rapport bénéfice-risque se déplace.
Comment est-il calculé ?
Les symptômes respiratoires à l'effort en air pollué et la maladie respiratoire ou cardiaque non prise en compte basculent seuls vers l'adaptation immédiate. L'entraînement le long des axes routiers, l'horaire non ajusté, l'intensité non adaptée en épisode de pollution, l'absence d'information et l'arrêt complet de toute activité élèvent le total. Une activité maintenue et adaptée diminue le total.
Interprétation
- Situation adaptée
Activité maintenue, lieu et horaire adaptés. Le LIEU compte davantage que le principe : s'éloigner des axes routiers change beaucoup.
- Donner l’information
Aucune information donnée. Trois leviers suffisent : le LIEU, l'horaire et l'intensité — aucun ne suppose de renoncer à bouger.
- Ajuster la pratique
Axes routiers, horaire non ajusté, intensité non adaptée, enfant exposé ou arrêt complet. Conseiller l'ARRÊT complet fait plus de mal que la pollution évitée.
- Adapter sans attendre
Symptômes respiratoires à l'effort, ou maladie respiratoire ou cardiaque négligée. Ces personnes ne se situent pas au même POINT D'ÉQUILIBRE.
Quand l’utiliser ?
Lors du conseil en activité physique en milieu urbain, et lors des épisodes de pollution.
Limites
- L'exposition à l'effort est bien SUPÉRIEURE à celle du repos : le volume d'air inhalé augmente et la ventilation buccale supprime le filtre nasal.
- Les bénéfices de l'activité physique restent DOMINANTS dans la plupart des situations : conseiller l'arrêt complet fait plus de mal que la pollution évitée.
- Le LIEU compte davantage que le principe : s'éloigner des axes routiers réduit fortement l'exposition, à effort identique.
- Les personnes ayant une maladie RESPIRATOIRE ou cardiaque, et les enfants, ne se situent pas au même point d'équilibre : leur cas s'évalue séparément.
- L'ajustement porte sur l'HORAIRE et l'INTENSITÉ : décaler la séance et réduire l'intensité pendant un épisode suffit le plus souvent.
- Cet outil ne fournit aucun seuil de qualité de l'air, ne remplace aucune recommandation locale et ne dispense pas d'un avis médical en cas de maladie chronique.
Questions fréquentes
- Faut-il arrêter de courir en cas de pic de pollution ?
- Rarement : les bénéfices de l'activité physique restent dominants. L'ajustement du lieu, de l'horaire et de l'intensité suffit le plus souvent.
- Pourquoi l’effort augmente-t-il l’exposition ?
- Parce que le volume d'air inhalé augmente fortement et que la ventilation buccale supprime le filtre nasal.
Références
- Giles LV, Koehle MS. The health effects of exercising in air pollution. Sports Medicine. 2014.
- Tainio M, de Nazelle AJ, Götschi T, et al.. Can air pollution negate the health benefits of cycling and walking?. Preventive Medicine. 2016.
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