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CliniOutils

Sevrage d'alcool : ambulatoire ou hospitalier

Choix du lieu d'un sevrage d'alcool, entre ambulatoire encadré et hospitalisation.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Antécédent de delirium tremens ou de crise convulsive de sevrage
Convulsion, confusion ou hallucinations actuelles
Cirrhose décompensée, insuffisance cardiaque, pathologie aiguë
Trouble psychiatrique instable ou idées suicidaires
Isolement social, absence d'entourage disponible
Benzodiazépines, opioïdes ou autres substances associés
Consommation quotidienne très élevée et ancienne
Échec d'un sevrage ambulatoire antérieur
Entourage présent et impliqué
Suivi rapproché organisé, réévaluation quotidienne possible

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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Un sevrage d'alcool peut se faire en ville chez la majorité des patients, à condition d'être encadré — ce qui n'est pas la même chose qu'une ordonnance remise en fin de consultation. À l'inverse, quelques situations le rendent dangereux, la première étant un antécédent de delirium tremens ou de crise convulsive de sevrage, qui prédit fortement la récidive.

Comment est-il calculé ?

Les contre-indications au sevrage ambulatoire sont recueillies en premier : antécédent de delirium ou de convulsion, tableau aigu, comorbidité sévère, trouble psychiatrique instable. Les facteurs de difficulté — isolement, polyconsommation, échec antérieur — pondèrent. Deux conditions d'organisation, entourage disponible et suivi rapproché possible, diminuent le total.

Interprétation

  • Sevrage ambulatoire possible

    Pas de contre-indication, avec entourage et suivi organisés. Sevrage en ville possible : THIAMINE systématique avant tout apport glucosé, hydratation orale, contrôle du magnésium et du potassium, et réévaluation rapprochée les premiers jours. Préparer dès maintenant l'accompagnement au décours, sans lequel la rechute est la règle.

  • Ambulatoire sous conditions

    Facteurs de difficulté sans contre-indication formelle. L'ambulatoire reste possible si — et seulement si — une RÉÉVALUATION quotidienne est réellement organisée les premiers jours. Sans cette organisation, l'ambulatoire n'est pas un sevrage encadré et il vaut mieux hospitaliser.

  • Hospitalisation à discuter

    Comorbidité sévère, trouble psychiatrique instable, isolement ou polyconsommation. Discuter une hospitalisation. Une polyconsommation associée — benzodiazépines, opioïdes — complique le sevrage et en modifie la conduite : elle se traite dans un cadre où la surveillance est continue.

  • Hospitalisation nécessaire

    Antécédent de DELIRIUM TREMENS ou de convulsion de sevrage, ou signes actuels. Le sevrage ambulatoire est contre-indiqué : le risque de récidive est élevé et le delirium tremens reste mortel. Hospitalisation avec surveillance rapprochée, thiamine parentérale et correction des troubles ioniques.

Quand l’utiliser ?

Lorsqu'un sevrage d'alcool est décidé, avant de choisir entre ville et hospitalisation.

Limites

  • Un antécédent de DELIRIUM TREMENS ou de crise convulsive de sevrage contre-indique le sevrage ambulatoire : le risque de récidive est élevé, et le delirium tremens reste une complication mortelle.
  • La THIAMINE se donne systématiquement et AVANT tout apport glucosé. Corriger également le magnésium et le potassium, fréquemment bas et impliqués dans les troubles du rythme et les convulsions.
  • Un sevrage ambulatoire sans RÉÉVALUATION rapprochée les premiers jours n'est pas un sevrage encadré : c'est l'organisation du suivi, autant que les critères médicaux, qui rend l'ambulatoire acceptable.
  • Le sevrage n'est PAS le traitement du trouble de l'usage d'alcool. Sans accompagnement au décours — suivi, traitement du craving, prise en charge des comorbidités —, la rechute est la règle, et un sevrage isolé peut même aggraver la trajectoire.
  • L'HYDRATATION est orale : la perfusion systématique n'est pas nécessaire chez un patient qui boit, et elle expose au risque d'apport glucosé sans thiamine.
  • Cet outil ne fixe aucun protocole médicamenteux ni aucune posologie, et ne remplace pas l'évaluation de la sévérité du sevrage par une échelle validée.

Questions fréquentes

Quel antécédent contre-indique un sevrage en ville ?
Un delirium tremens ou une crise convulsive de sevrage : le risque de récidive est élevé, et le delirium tremens reste une complication mortelle.
Le sevrage suffit-il à traiter le trouble de l’usage ?
Non. Sans accompagnement au décours, la rechute est la règle. Un sevrage isolé, sans suivi ni traitement du craving, peut même aggraver la trajectoire.

Références

  1. American Society of Addiction Medicine. The ASAM Clinical Practice Guideline on Alcohol Withdrawal Management. Journal of Addiction Medicine. 2020. DOI 10.1097/ADM.0000000000000668
  2. Muncie HL Jr, Yasinian Y, Oge' L. Outpatient management of alcohol withdrawal syndrome. American Family Physician. 2013.

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