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CliniOutils

Score de Cushman (sevrage alcoolique)

Surveillance du sevrage alcoolique sur cinq paramètres, plus rapide que le CIWA-Ar et largement utilisé en France.

Version 1.0.0 — revu le 27/08/2026
Fréquence cardiaque
Pression artérielle systolique
Fréquence respiratoire
Tremblements
Sueurs

5 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le CIWA-Ar, référence internationale, demande dix items et une évaluation longue. Le score de Cushman en retient cinq, cotés de 0 à 3, ce qui permet une réévaluation horaire réaliste dans un service surchargé — condition pour que la surveillance soit réellement faite.

Comment est-il calculé ?

Cinq paramètres sont cotés de 0 à 3 : fréquence cardiaque, pression artérielle systolique, fréquence respiratoire, tremblements et sueurs. Le total va de 0 à 15, et guide la prescription de benzodiazépines.

Interprétation

  • Sevrage léger

    Score de 0 à 7. Sevrage léger : hydratation, vitamine B1 systématique avant tout apport glucosé, surveillance rapprochée. Les benzodiazépines ne sont habituellement pas nécessaires à ce niveau.

  • Sevrage modéré

    Score de 8 à 10. Sevrage modéré : administration d'une benzodiazépine selon le protocole du service, avec réévaluation du score dans l'heure qui suit.

  • Sevrage sévère

    Score de 11 à 15. Sevrage sévère, à haut risque de complications. Benzodiazépines à dose adaptée, surveillance rapprochée, et recherche systématique d'une cause associée — infection, traumatisme, hémorragie digestive, pancréatite. Un trouble de conscience impose de recourir au CIWA-Ar, que ce score n'évalue pas.

Quand l’utiliser ?

Chez tout patient en sevrage alcoolique, à l'admission puis toutes les heures à la phase aiguë, en espaçant lorsque le score se stabilise.

Limites

  • Le score ne comporte aucun item de conscience ni d'orientation : il ne détecte pas le delirium tremens débutant, que le CIWA-Ar repère mieux.
  • Les paramètres retenus sont peu spécifiques : un sepsis, une hémorragie digestive, une hyperthyroïdie ou une douleur produisent le même tableau et seront traités à tort par benzodiazépines si la cause n'est pas cherchée.
  • La fréquence cardiaque et la pression sont faussées par les bêtabloquants et les antihypertenseurs, fréquents chez ces patients.
  • Il ne prédit ni les convulsions ni le delirium tremens : un antécédent de crise de sevrage justifie une prophylaxie indépendamment du score.
  • La supplémentation en vitamine B1 avant tout apport glucosé est impérative et ne dépend d'aucun score.

Questions fréquentes

Cushman ou CIWA-Ar ?
Le CIWA-Ar est plus complet — il comporte notamment l'orientation et les hallucinations — mais demande dix items. Cushman est plus rapide, donc plus réellement répété. Devant un trouble de conscience, le CIWA-Ar reste indispensable : Cushman ne l'évalue pas.

Références

  1. Cushman P, Forbes R, Lerner W, Stewart M. Alcohol withdrawal syndromes: clinical management with lofexidine. Alcoholism: Clinical and Experimental Research. 1985. DOI 10.1111/j.1530-0277.1985.tb05528.x

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