Aller au contenu principal
CliniOutils

Maladie rénale chronique : suivi et orientation

Repérage des éléments du suivi d'une maladie rénale chronique et du moment d'adresser au néphrologue.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Baisse rapide du débit de filtration

Chercher une cause aiguë : obstacle, médicament, déshydratation.

Albuminurie massive, syndrome néphrotique, hématurie
Albuminurie jamais dosée
Pression artérielle non contrôlée
Aucun traitement néphroprotecteur malgré une albuminurie
Bloqueur du système rénine-angiotensine arrêté sur une baisse attendue
Posologies non adaptées, néphrotoxiques poursuivis
Fonction très altérée sans avis néphrologique
Maladie stable, albuminurie contrôlée, suivi organisé

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le pronostic rénal dépend autant de l'ALBUMINURIE que du débit de filtration, et pourtant elle n'est souvent pas dosée : une fonction stable avec albuminurie élevée progresse plus vite qu'une fonction basse et stable sans protéinurie. Le second point est le moment d'adresser, systématiquement trop tardif pour préparer la suppléance.

Comment est-il calculé ?

La dégradation rapide et l'albuminurie massive basculent seules vers l'avis urgent. L'albuminurie jamais dosée, la pression artérielle non contrôlée, les médicaments non adaptés et l'absence de néphroprotection élèvent le total. Une maladie stable, suivie et néphroprotégée diminue le total.

Interprétation

  • Suivi adapté

    Maladie stable, albuminurie contrôlée, suivi organisé. Poursuivre. Doser l'ALBUMINURIE à chaque contrôle : c'est un déterminant du pronostic au moins aussi important que le débit de filtration.

  • Compléter le bilan

    Éléments du suivi incomplets. Compléter par le dosage de l'albuminurie et la vérification de la pression artérielle, deux déterminants directs de la vitesse de progression.

  • Renforcer la néphroprotection

    Albuminurie non dosée, pression non contrôlée, néphroprotection absente, médicaments non adaptés, ou orientation tardive. Une baisse MODÉRÉE et attendue après introduction d'un bloqueur ne justifie pas son arrêt : cet arrêt réflexe prive d'une néphroprotection.

  • Avis néphrologique urgent

    Dégradation rapide, ou albuminurie massive. Une baisse RAPIDE impose de chercher une cause aiguë — obstacle, médicament, déshydratation, poussée de la maladie causale — et non de poursuivre le suivi habituel.

Quand l’utiliser ?

Lors du suivi d'une maladie rénale chronique et devant toute baisse du débit de filtration.

Limites

  • L'ALBUMINURIE est un déterminant du pronostic au moins aussi important que le débit de filtration : une fonction stable avec albuminurie élevée progresse plus vite qu'une fonction basse sans protéinurie. Elle n'est pourtant souvent pas dosée.
  • Le moment d'ADRESSER est systématiquement trop tardif : préparer une suppléance, une greffe préemptive ou un choix éclairé demande des mois, et une orientation en urgence ferme ces options.
  • Une baisse RAPIDE du débit de filtration ne relève pas du suivi habituel : elle impose de chercher une cause aiguë — obstacle, médicament, déshydratation, poussée de la maladie causale.
  • Une baisse MODÉRÉE et attendue de la fonction rénale après l'introduction d'un bloqueur du système rénine-angiotensine ne justifie pas son arrêt : cet arrêt réflexe prive le patient d'une néphroprotection.
  • L'adaptation des MÉDICAMENTS et l'éviction des néphrotoxiques — anti-inflammatoires, produits de contraste non justifiés, associations à risque — font partie du suivi au même titre que la biologie.
  • Cet outil ne fixe aucun seuil de débit ni d'albuminurie, ne remplace ni les recommandations en vigueur, ni l'avis néphrologique.

Questions fréquentes

Pourquoi doser l’albuminurie ?
Parce qu'elle pèse au moins autant que le débit de filtration sur le pronostic : une fonction stable avec albuminurie élevée progresse plus vite qu'une fonction basse sans protéinurie.
Faut-il arrêter le bloqueur si la créatinine monte un peu ?
Non si la baisse est modérée et attendue après l'introduction : cet arrêt réflexe prive le patient d'une néphroprotection.

Références

  1. Kidney Disease: Improving Global Outcomes CKD Work Group. KDIGO 2024 Clinical Practice Guideline for the Evaluation and Management of Chronic Kidney Disease. Kidney International. 2024. DOI 10.1016/j.kint.2023.10.018
  2. Chronic Kidney Disease Prognosis Consortium. Association of estimated glomerular filtration rate and albuminuria with all-cause and cardiovascular mortality. The Lancet. 2010. DOI 10.1016/S0140-6736(10)60674-5

Outils associés

1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.