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CliniOutils

Travail à la chaleur : risque

Évaluation du risque lié au travail à la chaleur et repérage du coup de chaleur professionnel.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Confusion, troubles du comportement ou de la conscience

Coup de chaleur : refroidir sur place, avant le transport.

Peau chaude et sèche, arrêt de la sudation
Travailleur non acclimaté : nouvel embauché, intérimaire, retour de congés
Équipement de protection imperméable
Effort physique intense en ambiance chaude
Absence de pauses au frais et de point d’eau accessible
Diurétiques, anticholinergiques, neuroleptiques, ou consommation d’alcool
Crampes, céphalées, nausées ou malaise à la chaleur
Acclimatement progressif organisé, pauses et hydratation en place

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le coup de chaleur d'exercice tue en quelques heures et il survient chez des travailleurs jeunes et en bonne santé, souvent dans les premiers jours d'une vague de chaleur ou d'une prise de poste — parce que l'acclimatement demande une à deux semaines. Les décès professionnels liés à la chaleur surviennent presque tous chez des personnes non acclimatées.

Comment est-il calculé ?

Les facteurs d'exposition sont recueillis — température, humidité, effort physique, équipement de protection imperméable, absence de pauses à l'ombre — avec le statut d'acclimatement, déterminant majeur et souvent négligé. Les signes de coup de chaleur, en particulier neurologiques, basculent seuls la situation.

Interprétation

  • Risque maîtrisé

    Acclimatement organisé, pauses et hydratation en place. Maintenir les mesures et rappeler que la SOIF est un indicateur tardif : l'hydratation doit être régulière et programmée, pas déclenchée par la sensation de soif.

  • Prévention à renforcer

    Effort en ambiance chaude, absence de pauses, ou traitements à risque. Organiser les pauses au frais et l'accès à l'eau, et revoir l'ORDONNANCE des travailleurs exposés — diurétiques, anticholinergiques, neuroleptiques augmentent le risque, de même que l'alcool.

  • Risque élevé

    Travailleur non acclimaté, équipement imperméable, ou premiers symptômes. L'ACCLIMATEMENT demande une à deux semaines : les accidents surviennent presque tous chez des personnes non acclimatées. Un équipement IMPERMÉABLE empêche l'évaporation et impose des temps de travail réduits.

  • Coup de chaleur : urgence vitale

    Troubles du comportement ou de la conscience, ou arrêt de la sudation. COUP DE CHALEUR jusqu'à preuve du contraire : refroidissement immédiat sur place — déshabillage, aspersion, ventilation —, poursuivi pendant le transport, et appel des secours. Le pronostic dépend de la rapidité du refroidissement.

Quand l’utiliser ?

Devant tout travail en ambiance chaude, en extérieur l'été, et devant un malaise au travail par forte chaleur.

Limites

  • Des TROUBLES DU COMPORTEMENT ou de la conscience chez un travailleur exposé à la chaleur signent un coup de chaleur jusqu'à preuve du contraire : c'est une urgence vitale, et le REFROIDISSEMENT doit être débuté sur place, avant et pendant le transport.
  • L'ACCLIMATEMENT demande une à deux semaines d'exposition progressive : les accidents surviennent presque tous chez des personnes non acclimatées — nouveaux embauchés, intérimaires, retour de congés, premiers jours d'une vague de chaleur.
  • La SOIF est un indicateur tardif : l'hydratation doit être régulière et programmée, pas déclenchée par la sensation de soif. Boire en grande quantité d'un coup ne compense pas des heures sans apport.
  • Les ÉQUIPEMENTS de protection imperméables empêchent l'évaporation de la sueur et transforment une exposition tolérable en exposition dangereuse : leur port impose des temps de travail réduits et des pauses au frais.
  • Certains TRAITEMENTS augmentent le risque — diurétiques, anticholinergiques, neuroleptiques, bêtabloquants — de même que l'alcool. Revoir l'ordonnance des travailleurs exposés fait partie de la prévention.
  • Cet outil ne mesure aucune contrainte thermique et ne remplace ni l'évaluation du poste, ni les mesures d'organisation qui relèvent de l'employeur.

Questions fréquentes

Pourquoi les non-acclimatés sont-ils les plus exposés ?
Parce que l'acclimatement demande une à deux semaines d'exposition progressive. Les accidents surviennent presque tous chez de nouveaux embauchés, des intérimaires, ou aux premiers jours d'une vague de chaleur.
Faut-il boire quand on a soif ?
Non, avant. La soif est un indicateur tardif : l'hydratation doit être régulière et programmée, car boire beaucoup d'un coup ne compense pas des heures sans apport.

Références

  1. Bouchama A, Abuyassin B, Lehe C, et al.. Heat Stroke. Nature Reviews Disease Primers. 2022. DOI 10.1038/s41572-021-00334-6
  2. Flouris AD, Dinas PC, Ioannou LG, et al.. Occupational heat stress: a systematic review. The Lancet Planetary Health. 2018. DOI 10.1016/S2542-5196(18)30237-7

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