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CliniOutils

Coup de chaleur d'exercice

Reconnaissance d'un coup de chaleur d'exercice, urgence où la vitesse du refroidissement fait le pronostic.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Température rectale

Les mesures tympanique, temporale et axillaire sous-estiment gravement.

Atteinte neurologique — confusion, comportement inadapté, convulsion, coma

Critère qui définit le coup de chaleur.

Survenue à l effort, en ambiance chaude ou humide
Nausées, vomissements ou diarrhée
Tachycardie, hypotension ou collapsus
Facteur favorisant

Déshydratation, infection récente, manque d acclimatation, médicament, équipement occlusif.

6 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le coup de chaleur d'exercice tue par défaillance multiviscérale, et le seul déterminant du pronostic est le TEMPS passé au-dessus de 40 °C. Refroidir avant de transporter sauve des vies — c'est le contre-pied du réflexe habituel, et c'est pourquoi il faut le dire explicitement.

Comment est-il calculé ?

Le diagnostic associe une hyperthermie et une atteinte NEUROLOGIQUE survenues à l'effort. Les autres signes — cutanés, digestifs, hémodynamiques — accompagnent le tableau mais ne le définissent pas. Les facteurs favorisants sont recherchés en parallèle.

Interprétation

  • Épuisement à la chaleur probable

    Hyperthermie sans atteinte neurologique : le tableau évoque un épuisement à la chaleur, non un coup de chaleur. Arrêt de l'effort, mise à l'ombre, refroidissement, réhydratation orale, surveillance. Une aggravation neurologique change entièrement le diagnostic et la conduite.

  • Coup de chaleur à évoquer

    Atteinte neurologique survenue à l'effort. Débuter le REFROIDISSEMENT IMMÉDIATEMENT — immersion en eau froide de préférence — sans attendre le transport, et mesurer la température en RECTAL. Écarter une hyponatrémie d'effort, qui donne le même tableau neurologique et relève d'un traitement opposé.

  • Coup de chaleur d exercice

    Coup de chaleur constitué : urgence vitale. REFROIDIR AVANT DE TRANSPORTER — objectif 39 °C en moins de trente minutes, l'immersion en eau froide étant la méthode la plus efficace. Puis réanimation : remplissage, surveillance de la rhabdomyolyse, de la coagulation et de la fonction hépatique, qui peuvent se dégrader à distance malgré un refroidissement réussi.

Quand l’utiliser ?

Devant tout trouble du comportement, confusion ou malaise survenant à l'effort, en particulier par temps chaud et humide.

Limites

  • REFROIDIR AVANT DE TRANSPORTER : c'est le temps passé au-dessus de 40 °C qui détermine le pronostic. L'immersion en eau froide est la méthode la plus efficace, et l'objectif est d'atteindre 39 °C en moins de trente minutes.
  • La peau peut rester MOITE et le sujet transpirer encore : contrairement au coup de chaleur classique du sujet âgé, l'anhidrose n'est pas nécessaire au diagnostic dans la forme d'exercice.
  • La température doit être mesurée en RECTAL : les mesures tympanique, temporale et axillaire sous-estiment gravement la température centrale dans cette situation.
  • L'atteinte NEUROLOGIQUE — confusion, comportement inadapté, convulsion, coma — est le critère qui définit le coup de chaleur et le distingue de l'épuisement à la chaleur, qui ne s'en accompagne pas.
  • La RHABDOMYOLYSE, la coagulation intravasculaire disséminée et l'insuffisance hépatique sont les complications à rechercher : elles peuvent apparaître à distance, y compris après refroidissement réussi.
  • Une HYPONATRÉMIE d'effort peut donner le même tableau neurologique sans hyperthermie majeure : elle relève d'un traitement opposé, et le remplissage par des solutés hypotoniques l'aggrave.

Questions fréquentes

Faut-il transporter avant de refroidir ?
Non, c'est l'inverse. Le pronostic dépend du temps passé au-dessus de 40 °C : il faut REFROIDIR sur place, par immersion en eau froide de préférence, puis transporter. C'est le contre-pied du réflexe habituel.
Où mesurer la température ?
En rectal. Les mesures tympanique, temporale et axillaire sous-estiment gravement la température centrale à l'effort et peuvent faussement rassurer.

Références

  1. Casa DJ, DeMartini JK, Bergeron MF, et al.. National Athletic Trainers Association Position Statement: Exertional Heat Illnesses. Journal of Athletic Training. 2015. DOI 10.4085/1062-6050-50.9.07

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