Aller au contenu principal
CliniOutils

Hyponatrémie d'effort

Reconnaissance d'une hyponatrémie d'effort, dont le traitement est l'opposé de celui du coup de chaleur.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Signes neurologiques — confusion, céphalées, convulsion, coma
Apports hydriques abondants pendant l effort
Prise de poids, ou absence de perte de poids pendant l épreuve

Argument clinique le plus fort en faveur d une surcharge hydrique.

Effort prolongé de plus de quatre heures
Natrémie mesurée inférieure à 135 mmol/L
Œdèmes, bouffissure du visage ou détresse respiratoire
Température rectale supérieure ou égale à 40 °C

Oriente plutôt vers un coup de chaleur : point NÉGATIF.

7 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'hyponatrémie d'effort résulte d'un apport hydrique excessif pendant un effort prolongé, et elle donne le même tableau neurologique qu'un coup de chaleur. Or son traitement est OPPOSÉ : remplir par des solutés hypotoniques y est mortel. C'est cette confusion, et le message ancien « boire avant d'avoir soif », qui font les décès évitables.

Comment est-il calculé ?

Les éléments sont recherchés dans trois directions : les signes neurologiques, les arguments en faveur d'une surcharge hydrique — apports abondants, prise de poids pendant l'épreuve, absence de perte de poids —, et la natrémie mesurée lorsqu'elle est disponible.

Interprétation

  • Hyponatrémie d effort improbable

    Peu d'arguments, ou hyperthermie majeure associée. Évoquer plutôt un coup de chaleur d'exercice, une hypoglycémie ou une cause neurologique. En cas de doute, une natrémie tranche — et elle doit être obtenue avant toute perfusion de soluté hypotonique.

  • Hyponatrémie d effort possible

    Arguments présents. NE PAS perfuser de soluté hypotonique. Obtenir une natrémie en urgence, peser le sujet et le comparer au poids d'avant l'épreuve. En l'absence de signe neurologique, restriction hydrique et surveillance.

  • Hyponatrémie d effort symptomatique

    Faisceau d'arguments fort avec signes neurologiques : encéphalopathie hyponatrémique. Le traitement repose sur le soluté salé HYPERTONIQUE en milieu médicalisé — la restriction hydrique seule est insuffisante. L'hyponatrémie d'effort étant AIGUË, une correction rapide est justifiée et nécessaire.

Quand l’utiliser ?

Devant des signes neurologiques survenant pendant ou après un effort prolongé, en particulier au-delà de quatre heures.

Limites

  • Le tableau neurologique est identique à celui du COUP DE CHALEUR, mais le traitement est OPPOSÉ : ne pas perfuser de soluté hypotonique avant d'avoir une natrémie ou de solides arguments cliniques.
  • Une PRISE de poids, ou l'absence de perte de poids pendant une épreuve prolongée, est l'argument clinique le plus fort en faveur d'une surcharge hydrique : peser avant et après change le diagnostic.
  • Le message « boire avant d'avoir soif » est la principale cause iatrogène de cette pathologie : la recommandation actuelle est de boire À LA SOIF, qui suffit à réguler.
  • Le traitement d'une forme symptomatique repose sur le soluté salé HYPERTONIQUE, en milieu médicalisé : la restriction hydrique seule est insuffisante devant des signes neurologiques.
  • Les femmes de petit gabarit, les coureurs lents et les épreuves de plus de quatre heures concentrent le risque.
  • Une correction trop rapide expose à la myélinolyse centropontine dans les hyponatrémies chroniques ; l'hyponatrémie d'effort étant AIGUË, une correction rapide y est en revanche justifiée et nécessaire.

Questions fréquentes

Comment la distinguer du coup de chaleur ?
Par la température et le poids. Le coup de chaleur s'accompagne d'une hyperthermie majeure ; l'hyponatrémie d'effort, d'une prise de poids ou d'une absence de perte de poids. Les deux donnent le même tableau neurologique, et leurs traitements sont opposés.
Combien faut-il boire pendant un effort long ?
À LA SOIF. Le message ancien « boire avant d'avoir soif » est la principale cause iatrogène de cette pathologie : la soif suffit à réguler les apports, y compris sur des épreuves longues.

Références

  1. Hew-Butler T, Rosner MH, Fowkes-Godek S, et al.. Statement of the Third International Exercise-Associated Hyponatremia Consensus Development Conference. Clinical Journal of Sport Medicine. 2015. DOI 10.1097/JSM.0000000000000221

Outils associés

1000 outils publiés sur cette plateforme. Cet outil est une aide à la pratique clinique et ne remplace pas le jugement du professionnel de santé.