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CliniOutils

Usage problématique de la pornographie : repérage

Repérage d'un usage problématique de la pornographie et de sa souffrance associée.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Idées noires ou désespoir liés à la honte
Contenus impliquant des mineurs

Sort du champ de l’évaluation d’un usage : cadre distinct.

Tentatives d’arrêt répétées et infructueuses
Retentissement sur la sexualité ou sur le couple
Usage au travail ou dans des contextes à risque
Détresse liée à un conflit avec ses propres valeurs
Sujet jamais abordé malgré une plainte sexuelle
Réponse moralisante ou minimisation d’emblée
Usage sans perte de contrôle, sans retentissement ni souffrance

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Le sujet est rarement abordé et presque jamais spontanément, alors qu'il motive une part des consultations pour trouble de l'érection, baisse du désir ou difficulté de couple chez l'homme jeune. La distinction la plus utile n'est pas la fréquence mais l'écart entre l'usage et ce que la personne voudrait : une détresse importante peut exister avec un usage modéré, notamment sous l'effet de convictions morales ou religieuses, et cette détresse se traite pour elle-même.

Comment est-il calculé ?

Les idées noires liées à la honte et les contenus impliquant des mineurs basculent seuls vers l'action urgente. La perte de contrôle, le retentissement sur la sexualité ou le couple, l'usage au travail, la détresse liée à un conflit de valeurs et le sujet jamais abordé élèvent le total. Un usage sans retentissement ni souffrance diminue le total.

Interprétation

  • Usage sans souffrance

    Usage sans perte de contrôle, sans retentissement ni souffrance. Ce n'est pas la FRÉQUENCE qui définit un problème mais le retentissement.

  • Ouvrir l’échange

    Réponse moralisante ou minimisation d'emblée. Le jugement MORAL, dans un sens comme dans l'autre, ferme l'échange : minimiser est aussi contre-productif que dramatiser.

  • Évaluer le retentissement

    Perte de contrôle, retentissement sexuel ou conjugal, usage au travail, détresse liée aux valeurs, ou sujet jamais abordé. Une détresse importante peut exister avec un usage MODÉRÉ : elle se traite pour elle-même.

  • Priorité immédiate

    Idées noires liées à la honte, ou contenus impliquant des mineurs. Évaluer le risque SUICIDAIRE sans délai, et traiter la seconde situation dans un cadre distinct avec un avis spécialisé.

Quand l’utiliser ?

Devant une plainte sexuelle, une difficulté de couple, ou quand le patient aborde lui-même le sujet.

Limites

  • Le sujet n'est presque jamais abordé SPONTANÉMENT : il motive pourtant une part des consultations pour trouble de l'érection ou baisse du désir chez l'homme jeune.
  • Ce n'est pas la FRÉQUENCE qui définit le problème mais l'écart entre l'usage et ce que la personne voudrait, et le retentissement sur sa vie.
  • Une détresse importante peut exister avec un usage MODÉRÉ, notamment sous l'effet de convictions morales ou religieuses : cette souffrance se traite pour elle-même, sans être invalidée ni amplifiée.
  • Le jugement MORAL du soignant, dans un sens comme dans l'autre, ferme l'échange : minimiser au nom de la normalité est aussi contre-productif que dramatiser.
  • Des contenus impliquant des MINEURS sortent entièrement du champ de l'évaluation d'un usage : la situation relève d'un cadre distinct et d'un avis spécialisé.
  • Cet outil ne reproduit aucune échelle publiée, ne pose aucun diagnostic, ne porte aucun jugement sur la sexualité, et ne remplace ni l'entretien, ni l'avis spécialisé.

Questions fréquentes

Quand un usage devient-il problématique ?
Quand il y a perte de contrôle et retentissement — sur la sexualité, le couple, le travail — et non à partir d'une fréquence donnée.
Que faire d’une détresse avec un usage modéré ?
La traiter pour elle-même : elle peut être liée à un conflit avec les propres valeurs de la personne, et elle ne doit être ni invalidée ni amplifiée.

Références

  1. Kraus SW, Krueger RB, Briken P, et al.. Compulsive sexual behaviour disorder in the ICD-11. World Psychiatry. 2018. DOI 10.1002/wps.20499
  2. Grubbs JB, Stauner N, Exline JJ, et al.. Perceived addiction to internet pornography and psychological distress: examining relationships concurrently and over time. Psychology of Addictive Behaviors. 2015. DOI 10.1037/adb0000114

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