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CliniOutils

Acidocétose diabétique

Reconnaissance et gradation d'une acidocétose diabétique, avec les pièges qui retardent le diagnostic.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Cétonémie capillaire supérieure à 3 mmol/L, ou cétonurie franche
pH artériel ou veineux
Bicarbonates inférieurs à 15 mmol/L
Altération de la conscience
Instabilité hémodynamique ou déshydratation sévère
Kaliémie inférieure à 3,5 mmol/L

Impose de recharger AVANT de débuter l insuline.

Glycémie peu élevée sous inhibiteur SGLT2, grossesse ou jeûne

Acidocétose euglycémique : ne pas écarter le diagnostic sur la glycémie.

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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'acidocétose reste une cause de décès évitable chez le diabétique, et les erreurs sont toujours les mêmes : arrêter l'insuline parce que le patient ne mange pas, ne pas mesurer la cétonémie, ou écarter le diagnostic devant une glycémie modérée — l'acidocétose EUGLYCÉMIQUE sous inhibiteur du cotransporteur sodium-glucose de type 2 étant désormais une cause fréquente.

Comment est-il calculé ?

Le diagnostic repose sur la triade : hyperglycémie, cétose et acidose métabolique. La gravité s'apprécie sur le pH, les bicarbonates, l'état de conscience et l'hémodynamique. La cétonémie capillaire est plus fiable et plus précoce que la cétonurie.

Interprétation

  • Cétose sans acidose

    Cétose sans acidose constituée. Resucrage et INSULINE supplémentaire — ne jamais arrêter l'insuline parce que le patient ne mange pas —, hydratation, recherche d'une cause déclenchante, et contrôle rapproché de la cétonémie CAPILLAIRE, plus fiable que la cétonurie.

  • Acidocétose légère

    Acidocétose constituée de forme légère. Hospitalisation, réhydratation, insulinothérapie intraveineuse, et SURVEILLANCE DE LA KALIÉMIE : elle chute brutalement sous insuline alors que le stock potassique est déjà effondré. Chercher la cause déclenchante — infection, infarctus, observance, corticoïdes, grossesse.

  • Acidocétose modérée à sévère

    Acidocétose modérée à sévère. Prise en charge en unité de surveillance continue : réhydratation, insuline intraveineuse, recharge potassique, surveillance horaire. Les douleurs ABDOMINALES cèdent avec la correction métabolique — ne pas opérer un abdomen d'acidocétose.

  • Acidocétose grave

    Acidocétose grave avec altération de la conscience, instabilité hémodynamique ou pH effondré. Réanimation. Une kaliémie inférieure à 3,5 mmol/L impose de RECHARGER EN POTASSIUM AVANT de débuter l'insuline, sous peine d'arythmie mortelle.

Quand l’utiliser ?

Devant des signes de décompensation chez un diabétique — polyurie, polydipsie, douleurs abdominales, vomissements, dyspnée — ou devant une acidose métabolique inexpliquée.

Limites

  • L'acidocétose EUGLYCÉMIQUE existe : sous inhibiteur du cotransporteur sodium-glucose de type 2, pendant la grossesse ou en cas de jeûne, la glycémie peut rester modérée. Écarter le diagnostic sur une glycémie normale est une erreur devenue fréquente.
  • Ne JAMAIS arrêter l'insuline basale parce que le patient ne mange pas : c'est la cause la plus fréquente d'acidocétose chez le diabétique de type 1 hospitalisé ou malade.
  • La CÉTONÉMIE capillaire est plus fiable et plus précoce que la cétonurie : la bandelette urinaire peut rester positive après correction, et négative au tout début.
  • Les douleurs ABDOMINALES de l'acidocétose miment une urgence chirurgicale : opérer un abdomen d'acidocétose est un piège classique. Elles cèdent avec la correction métabolique.
  • La KALIÉMIE initiale est souvent normale ou élevée alors que le stock potassique est effondré : l'insuline fait chuter la kaliémie brutalement. Une kaliémie basse d'emblée impose de recharger AVANT de débuter l'insuline.
  • Une cause DÉCLENCHANTE doit être cherchée systématiquement : infection, infarctus, mauvaise observance, corticoïdes, grossesse. Sans elle, la récidive est probable.

Questions fréquentes

Une glycémie modérée écarte-t-elle le diagnostic ?
Non. L'acidocétose EUGLYCÉMIQUE est devenue fréquente sous inhibiteur du cotransporteur sodium-glucose de type 2, et existe aussi pendant la grossesse et en cas de jeûne. C'est la cétonémie et le pH qui font le diagnostic, pas la glycémie.
Quand recharger en potassium ?
AVANT de débuter l'insuline si la kaliémie est inférieure à 3,5 mmol/L. La kaliémie initiale est souvent trompeuse — normale ou élevée alors que le stock est effondré — et l'insuline la fait chuter brutalement.

Références

  1. Kitabchi AE, Umpierrez GE, Miles JM, Fisher JN. Hyperglycemic Crises in Adult Patients With Diabetes. Diabetes Care. 2009. DOI 10.2337/dc09-9032

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