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CliniOutils

Consulter avec une personne sourde ou malentendante

Repérage des défauts de communication en consultation avec une personne sourde ou malentendante, et de leurs conséquences sur le soin.

Version 1.0.0 — revu le 30/08/2026
Consentement recueilli sans preuve de compréhension
Aucun moyen de communication adapté disponible
Écrit supposé suffisant

La langue des signes n’est pas du français écrit.

Lecture labiale surestimée, ou parole masquée
Accompagnant utilisé comme interprète
Prise de rendez-vous uniquement par téléphone
Compréhension non vérifiée par reformulation
Consignes de sortie non remises par écrit
Consultation menée avec un moyen de communication adapté

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

La communication est presque toujours traitée comme un problème d'organisation, jamais comme un élément du soin. Pourtant les conséquences sont directes : consentement obtenu sans compréhension, traitement mal compris, symptômes non exprimés. Deux idées fausses dominent : que l'écrit règle tout — la langue des signes n'est pas du français, et le niveau d'écrit varie beaucoup — et que la lecture labiale suffit, alors qu'elle ne restitue qu'une partie du message et devient impossible avec un masque.

Comment est-il calculé ?

Le consentement recueilli sans preuve de compréhension et l'absence de tout moyen de communication adapté basculent seuls vers la reprise immédiate. L'écrit supposé suffisant, la lecture labiale surestimée, l'accompagnant utilisé comme interprète, la prise de rendez-vous seulement téléphonique et l'absence de vérification de la compréhension élèvent le total. Une consultation avec un moyen adapté diminue le total.

Interprétation

  • Communication assurée

    Consultation menée avec un moyen adapté. Vérifier la compréhension par REFORMULATION : un hochement de tête n'en est pas une preuve.

  • Remettre les consignes

    Consignes non remises par écrit. Elles complètent l'échange sans le REMPLACER, et évitent que tout repose sur la mémoire de la consultation.

  • Changer de moyen

    Écrit supposé suffisant, lecture labiale surestimée, accompagnant interprète, rendez-vous téléphonique ou compréhension non vérifiée. La lecture LABIALE ne restitue qu'une partie du message.

  • Reprendre sans attendre

    Consentement sans preuve de compréhension, ou aucun moyen adapté. La communication fait PARTIE du soin, pas de l'organisation.

Quand l’utiliser ?

Avant et pendant toute consultation avec une personne sourde ou malentendante.

Limites

  • La langue des SIGNES n'est pas du français écrit : supposer que l'écrit règle la communication est une erreur fréquente et lourde de conséquences.
  • La lecture LABIALE ne restitue qu'une partie du message, demande un effort considérable, et devient impossible derrière un masque ou de dos.
  • Utiliser un ACCOMPAGNANT comme interprète prive la personne de confidentialité et fausse ce qui est dit, dans un sens comme dans l'autre.
  • Un système de rendez-vous uniquement TÉLÉPHONIQUE exclut de fait : c'est un obstacle en amont, avant même la consultation.
  • La compréhension se VÉRIFIE en demandant de reformuler : un hochement de tête n'est pas une preuve de compréhension.
  • Cet outil ne traite pas de l'appareillage ni de l'exploration d'une surdité, et ne remplace pas le recours à un interprète professionnel.

Questions fréquentes

Écrire suffit-il à communiquer ?
Non : la langue des signes n'est pas du français écrit, et le niveau d'écrit varie beaucoup d'une personne à l'autre.
Peut-on s’appuyer sur l’accompagnant ?
C'est à éviter : cela prive la personne de confidentialité et fausse ce qui est dit, dans un sens comme dans l'autre.

Références

  1. Kuenburg A, Fellinger P, Fellinger J. Health care access among deaf people. Journal of Deaf Studies and Deaf Education. 2016.
  2. Barnett S, McKee M, Smith SR, Pearson TA. Deaf sign language users, health inequities, and public health: opportunity for social justice. Preventing Chronic Disease. 2011.

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