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CliniOutils

Coxarthrose : retentissement et orientation

Évaluation du retentissement d'une coxarthrose et repérage des causes qui n'en relèvent pas.

Version 1.0.0 — revu le 28/08/2026
Fièvre, altération de l'état général, ou douleur d'horaire inflammatoire
Corticothérapie, alcoolisme, drépanocytose ou antécédent de plongée

Terrain d’ostéonécrose : IRM même si la radiographie est normale.

Douleur permanente, non soulagée par le repos
Périmètre de marche limité, gêne dans les actes quotidiens
Échec du traitement médical et de la rééducation bien conduits
Impossibilité d'enfiler chaussettes et chaussures
Réveils nocturnes liés à la douleur
Limitation de la rotation interne, boiterie
Pincement articulaire documenté
Âge inférieur à 50 ans

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Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

L'indication d'une prothèse de hanche ne se lit pas sur la radiographie : des hanches très pincées restent peu gênantes, et des pincements modestes s'accompagnent d'un handicap majeur. Ce sont la douleur nocturne, le périmètre de marche et les gestes devenus impossibles qui décident. À côté de cela, deux tableaux doivent être extraits : l'ostéonécrose et la hanche inflammatoire ou infectieuse.

Comment est-il calculé ?

Le retentissement fonctionnel — périmètre de marche, chaussage, sommeil — est évalué indépendamment du degré radiologique, avec la réponse au traitement médical. Deux séries d'éléments orientent ailleurs : le terrain d'ostéonécrose et l'âge jeune, qui font chercher une cause secondaire, et la fièvre avec altération de l'état général, qui bascule seule la situation.

Interprétation

  • Coxarthrose débutante ou peu gênante

    Gêne limitée. Maintien de l'activité physique adaptée — la marche, le vélo et l'activité en piscine sont les mieux tolérés —, réduction pondérale si nécessaire, antalgiques à la demande et rééducation. Devant une gonalgie inexpliquée chez le même patient, penser à examiner la hanche.

  • Coxarthrose symptomatique

    Retentissement sur la marche ou les gestes quotidiens. Optimiser le traitement médical et la rééducation avant d'envisager la chirurgie, et documenter précisément la gêne : périmètre de marche, chaussage, sommeil. C'est ce retentissement, et non l'aspect radiologique, qui fondera l'indication.

  • Avis spécialisé

    Retentissement majeur avec échec du traitement médical, ou terrain évoquant une cause secondaire. Avis orthopédique pour discuter l'arthroplastie. Avant 50 ans ou sur terrain d'OSTÉONÉCROSE, demander une IRM : elle montre la nécrose quand la radiographie est encore normale, et le stade au diagnostic conditionne le traitement.

  • Ce n’est pas une coxarthrose

    FIÈVRE, altération de l'état général ou horaire inflammatoire : ce tableau n'est pas celui d'une arthrose. Évoquer une arthrite septique — qui impose une ponction articulaire en urgence —, une spondyloarthrite ou une tumeur, et explorer sans attendre le résultat d'un traitement d'épreuve.

Quand l’utiliser ?

Devant une douleur de hanche mécanique chez un adulte, et lors du suivi d'une coxarthrose connue.

Limites

  • Une douleur de hanche AVEC FIÈVRE, altération de l'état général ou horaire inflammatoire n'est pas une coxarthrose : évoquer une arthrite septique, une spondyloarthrite ou une tumeur, et explorer sans attendre.
  • Une coxarthrose avant 50 ans doit faire chercher une CAUSE SECONDAIRE : dysplasie, conflit fémoro-acétabulaire, séquelle d'épiphysiolyse ou d'ostéochondrite, ostéonécrose. La prise en charge n'est pas la même, et certaines causes se corrigent.
  • Une OSTÉONÉCROSE de la tête fémorale doit être évoquée devant une douleur de hanche avec radiographies normales, en particulier sous corticothérapie, en cas d'alcoolisme, de drépanocytose ou d'antécédent de plongée. L'IRM la montre alors que la radiographie est encore normale, et le stade au diagnostic conditionne tout.
  • L'indication chirurgicale se fonde sur le RETENTISSEMENT, pas sur l'aspect radiologique : la corrélation entre le pincement et la gêne est mauvaise dans les deux sens.
  • Une douleur du GENOU isolée peut être le seul symptôme d'une pathologie de hanche : examiner systématiquement la hanche devant une gonalgie dont l'examen local est normal.
  • Cet outil n'établit aucune indication opératoire, décision partagée qui tient compte de l'âge, des comorbidités, des attentes et du retentissement réel.

Questions fréquentes

La radiographie décide-t-elle de la prothèse ?
Non. La corrélation entre le pincement radiologique et la gêne est mauvaise dans les deux sens. Ce sont la douleur nocturne, le périmètre de marche et les gestes devenus impossibles qui fondent l'indication.
Quand évoquer une ostéonécrose de hanche ?
Devant une douleur de hanche avec radiographies normales, surtout sous corticothérapie, en cas d'alcoolisme, de drépanocytose ou d'antécédent de plongée. L'IRM la montre à un stade où la radiographie est encore muette.

Références

  1. Kolasinski SL, Neogi T, Hochberg MC, et al.. 2019 American College of Rheumatology/Arthritis Foundation Guideline for the Management of Osteoarthritis of the Hand, Hip, and Knee. Arthritis & Rheumatology. 2020. DOI 10.1002/art.41142
  2. Zhang W, Doherty M, Arden N, et al.. EULAR evidence based recommendations for the management of hip osteoarthritis. Annals of the Rheumatic Diseases. 2005. DOI 10.1136/ard.2004.028886

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