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CliniOutils

Directives anticipées : quand et comment aborder

Repérage du moment opportun pour aborder les directives anticipées et des obstacles fréquents.

Version 1.0.0 — revu le 29/08/2026
Situation aiguë grave sans directives ni personne de confiance
Décision de limitation ou de poursuite des traitements imminente
Maladie évolutive ou pronostic engagé
Entrée en institution ou perte d’autonomie récente
Aucune personne de confiance désignée
Directives rédigées mais non retrouvables

Des directives introuvables n’existent pas en pratique.

Personne de confiance confondue avec la personne à prévenir
Directives anciennes, jamais revues depuis
Directives rédigées, accessibles et revues récemment

9 champs restants

Le résultat et son interprétation s’afficheront ici.

À quoi sert cet outil ?

Les directives anticipées sont presque toujours abordées trop tard : en situation aiguë, quand la personne ne peut plus s'exprimer et que la famille doit décider sans savoir. Les aborder tôt, en consultation ordinaire, transforme une décision subie en choix formulé — et le principal frein n'est pas le refus du patient mais la gêne du soignant.

Comment est-il calculé ?

L'absence de directives dans une situation critique bascule seule vers l'action urgente. La maladie évolutive, l'entrée en institution, l'absence de personne de confiance et les directives non retrouvables élèvent le total. Des directives rédigées, accessibles et revues diminuent le total.

Interprétation

  • Directives à jour

    Directives rédigées, accessibles et revues récemment. Vérifier périodiquement leur accessibilité et proposer une RÉVISION si l'état de santé change : elles ne sont pas figées.

  • Aborder le sujet

    Rôles confondus, ou directives anciennes. Clarifier la PERSONNE DE CONFIANCE, distincte de la personne à prévenir et du référent administratif : cette confusion vide le dispositif de son sens au moment décisif.

  • Organiser la discussion

    Maladie évolutive, entrée en institution, absence de personne de confiance, ou directives introuvables. Aborder le sujet en consultation ORDINAIRE plutôt qu'en situation aiguë, et s'assurer que les directives seront retrouvables le moment venu.

  • Action urgente

    Situation critique sans directives, ou décision imminente. Recueillir sans délai ce qui peut l'être auprès de la personne si elle le peut, ou auprès de l'entourage. C'est le moment où l'absence de discussion anticipée coûte le plus.

Quand l’utiliser ?

Lors d'une consultation ordinaire, à l'annonce d'une maladie évolutive, et avant une entrée en institution.

Limites

  • Le moment habituel est TROP TARD : en situation aiguë, la personne ne peut plus s'exprimer et la famille décide sans savoir. Le bon moment est une consultation ordinaire, pas une hospitalisation.
  • Le principal frein n'est pas le refus du patient mais la GÊNE du soignant : la plupart des personnes accueillent bien la question lorsqu'elle est posée simplement et sans dramatisation.
  • Des directives introuvables au moment où elles serviraient n'existent pas en pratique : leur ACCESSIBILITÉ — dossier, entourage, personne de confiance — compte autant que leur rédaction.
  • La PERSONNE DE CONFIANCE est distincte de la personne à prévenir et du référent administratif : cette confusion est fréquente et vide le dispositif de son sens au moment décisif.
  • Les directives ne sont pas figées : elles se RÉVISENT, et une décision prise il y a des années dans un autre contexte de santé mérite d'être reprise avec la personne.
  • Cet outil ne reproduit aucun formulaire, ne décrit aucun cadre réglementaire, et ne remplace ni la consultation dédiée, ni l'avis en soins palliatifs.

Questions fréquentes

Quand aborder les directives anticipées ?
En consultation ordinaire, pas en situation aiguë : au moment où elles serviraient, la personne ne peut souvent plus s'exprimer et la famille décide sans savoir.
Quel est le principal obstacle ?
La gêne du soignant, plus que le refus du patient : la plupart des personnes accueillent bien la question lorsqu'elle est posée simplement.

Références

  1. Brinkman-Stoppelenburg A, Rietjens JAC, van der Heide A. The effects of advance care planning on end-of-life care: a systematic review. Palliative Medicine. 2014. DOI 10.1177/0269216314526272
  2. Sudore RL, Lum HD, You JJ, et al.. Defining Advance Care Planning for Adults: A Consensus Definition From a Multidisciplinary Delphi Panel. Journal of Pain and Symptom Management. 2017. DOI 10.1016/j.jpainsymman.2016.12.331

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